09/05/2011

Plaidoyer pour le partenariat public privé (PPP)

La semaine écoulée a été marquée par deux événements remarquables dans le domaine du partenariat public privé à Genève.
Tout d’abord, on a pu assister à l’ouverture de l’exposition au musée Rath intitulée « Les sujets de l’abstraction » qui présente 101 chefs-d’œuvre de la collection rassemblée par la Fondation Gandur pour l’Art. Il faut se féliciter de cette fructueuse collaboration entre un mécène, Jean-Claude Gandur, et une collectivité publique, la Ville de Genève.

Par ailleurs, vendredi soir, le comité « minor » de la Fondation Dr Henri Dubois-Ferrière Dinu Lipatti, composé d’une vingtaine de jeunes issus de différents horizons, a réuni près de 700 personnes à la salle Pitoëff dans le but de récolter des fonds en faveur de l’avancée thérapeutique dans les cancers et autres maladies du sang de l’enfant et de l’adolescent. Il s’agit prioritairement de soutenir le développement d’une plateforme de recherche de l’Unité d’Onco-Hématologie Pédiatrique des Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG). La fondation précitée collabore sur d’autres projets avec les HUG. Elle contribue notamment à un programme visant à développer de nouveaux médicaments en les testant cliniquement au stade initial de recherche. Cette initiative représente un réel espoir pour les patients atteints de leucémie ou de cancer, en échec avec tous les traitements actuellement disponibles sur le marché.

En matière de partenariat public privé, les HUG sont d’ailleurs à la pointe et ont su tisser des liens étroits avec de nombreuses fondations actives à Genève.

On trouve aussi de telles synergies dans l’enseignement universitaire. Ainsi, le très dynamique Institut des hautes études internationales et du développement (IUHEID) a su mobiliser des entreprises et des privés pour soutenir des projets, des chaires d’enseignement et des bourses d’études.

Dans le domaine social, on constate la même volonté de rassembler les énergies privées et étatiques, en particulier dans la prise en charge du handicap. On peut citer ici l’engagement de la Fondation Clair-Bois ou encore les différents partenariats mis sur pied par la SGIPA.

Enfin, la Genève internationale n’est pas en reste : la Fondation pour Genève joue ainsi un rôle essentiel pour le rayonnement de Genève et l’accueil des internationaux et de leur conjoint.

Cette liste ne se veut en aucune manière exhaustive mais fournit quelques exemples dans lesquels l’esprit d’entreprise du privé s’allie à la force étatique pour réaliser des projets en faveur de la collectivité. Les nombreuses fondations et associations que je n’ai pas citées ici voudront bien me pardonner.

Le propos est avant tout de saluer la richesse de ces interactions entre le privé et le public dont Genève est le creuset. Nos autorités doivent tout mettre en œuvre pour favoriser cette alchimie et l’étendre à des domaines où elle est encore malheureusement absente. On peut penser à cet égard au développement des grandes infrastructures, voire même à la construction de logements, dont Genève a si cruellement besoin. On pourrait ainsi assurer le développement et le financement de grands projets, sans forcément aggraver l’endettement du canton.

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