19/09/2011

Décroissance économique - croissance étatique

Dans un article édifiant paru dans la Tribune de Genève du 16 septembre 2011, le Président du PS, René Longet, rappelle le credo économique de son parti :

Il faut viser la décroissance en refusant l’implantation à Genève de sociétés multinationales.

Par ailleurs, selon lui, le salut du canton passerait par la création d’un fonds public « largement doté » qui financerait un « vaste programme d’assainissement des bâtiments et de soutien aux énergies renouvelables ».

C’est là que, dans sa stratégie, M. Longet, veut « chercher de nouveaux équilibres ».

Il ne s’agit en tous cas pas d’une référence à l’équilibre des finances publiques.

En effet, même si l’on voulait, contre toute bonne logique, soutenir le principe d’un fonds cantonal mammouth, on voit mal comment il pourrait être « largement doté » si la politique du PS visant à exclure les multinationales venait à être appliquée. Les recettes fiscales issues de ces centaines d’entreprises et de leurs dizaines de milliers de collaboratrices et collaborateurs disparaitraient, tout comme celles versées par les personnes au bénéfice du forfait fiscal que M. Longet, dans son article, veut aussi chasser du canton.

Le départ de ces contribuables porterait un tort considérable à Genève. Il est donc irresponsable de le réclamer.

Le Président du PS fait aussi l’apologie des cleantechs. Le développement à Genève de cette activité prometteuse doit bien entendu être favorisé. Mais, en l’état, il n’en est qu’à ses balbutiements et n’est pas encore une source importante d’emplois.

Au passage, on relèvera que ni la Confédération, ni le canton, n’ont attendu le visionnaire M. Longet pour considérer ce secteur comme prioritaire. A Genève, ce domaine compte parmi les points forts du programme de législature établi par le Conseil d’Etat, sous l’impulsion du chef du département de l’économie.

Au lieu de tirer des plans sur la comète, M. Longet serait mieux inspiré de lutter pour le maintien à Genève des emplois déjà existants, dans une période économiquement chahutée. Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras…

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