10/10/2011

Commerce genevois : dans l'attente d'un signal politique fort

Jeudi dernier, j’ai participé à l’événement « Un soir à la Corraterie », organisé par les commerçants de cette rue marchande bien genevoise. La typologie des domaines représentés est intéressante, puisque l’on trouve aussi bien une pharmacie, un opticien, des galeries d’art, une bijouterie bien connue, un magasin de jouets, un magasin de sport, divers cafés et boutiques de vêtements et, enfin, un célèbre fleuriste et une prestigieuse papèterie.

Bon nombre de ces enseignes ont pignon sur rue depuis fort longtemps.

Avec le public présent, la discussion portait inévitablement sur la force du franc et sur l’impact ravageur de ce facteur sur le commerce local. C’est donc l’occasion de faire le point sur la situation de ce secteur économique important pour Genève.

On compte sur le territoire du canton près de 1'800 entreprises actives dans le commerce de détail, qui gèrent plus de 4'000 points de vente. Cette activité assure près de 21'000 postes de travail.

Ce domaine est couvert par 13 conventions collectives de branche qui concernent environ 17'000 emplois.

Mais le commerce est avant tout un secteur qui souffre : depuis début août 2011, certains magasins enregistrent des chutes de leur chiffre d’affaire allant de 30% pour le non-alimentaire jusqu’à 40% pour les petits commerces. La force de notre monnaie constitue évidemment la principale cause de cette dégringolade alarmante.

Face à cette situation grave, dont les conséquences pour l’emploi peuvent s’avérer dévastatrices, les commerçants ont pris des mesures en adaptant leurs prix. L’impact sur les marges est immédiat, puisque les charges fixes demeurent inchangées.

Les commerçants genevois sont dans l’attente d’un signal clair du Gouvernement pour qu’il limite l’attractivité du tourisme commercial en France voisine, en particulier durant les périodes de fêtes qui s’approchent à grands pas. Bien entendu, l’influence du Conseil d’Etat sur le cours de l’euro est nulle. En revanche, il doit s’engager avec fermeté pour que les nocturnes de fin d’année puissent bel et bien avoir lieu et pour que les magasins qui le souhaitent soient autorisés à ouvrir quelques dimanches durant cette période, conformément à la loi fédérale en vigueur.

A défaut, il portera une lourde responsabilité en cas d’augmentation du chômage.

13:41 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

Commentaires

J'y pense, ces braves petits commerçant du centre ville, auquels vous semblez si attaché au PLR, ne vous ont-ils pas parlé du léger problème qu'ils ont la plupart pour exercer leur activité ? A savoir le fait de voir leur bails résiliés par leur bailleur afin d'y caser une activité plus rentables ?

Oh ! Ah non, autant pour moi, c'est Pagany qui s'occupe de ce dossier.

Écrit par : djinius | 10/10/2011

Personnellement je soutiens des horaires d'ouvertures plus flexibles dans le sens de ce qui avait été voté au Parlement et malheureusement refusé en votation. Cependant, si ce commerce souffre vraiment, il faudrait déjà qu'il harmonise les heures d'ouverture dans le cadre de ce qui est permis actuellement. En effet, je fais partie des personnes qui n'ont que le jeudi soir (et très peu le vendredi) pour faire leurs achats, après 19h. Je me suis tellement de fois trouvé devant certains commerces ouverts et d'autres non que j'abandonne l'idée d'y aller. Des exemples, et pardon pour les marques mais parfois il faut être factuel et complet :
- C&A centre ville qui ferme à 19h le vendredi alors qu'il pourrait rester ouvert une demi-heure de plus
- Plusieurs enseignes qui s'entêtent à fermer à 18h30 tous les jours et encore à 17h le samedi (oui! et ça me démange de les citer ici mais Interdiscount en fait partie notamment la rue du Carouge)
Donc pardonnez-moi, mais demander des heures d'ouverture supplémentaires alors que les actuelles ne sont même pas utilisées à plein, j'ai des doutes...

Écrit par : JDJ | 10/10/2011

JDJ,

A moins que vous ne travailliez 10h par jours, il reste les plages d'ouverture du matin ou la livraison à domicile !

Écrit par : djinius | 10/10/2011

Si vous devez être au travail à 8h30 et que vous devez traverser une bonne partie du canton (30-40min de transports publics), que vous travaillez en règle générale 9h par jour (ce qui est une bonne moyenne), que vous avez une pause-déjeuner et à nouveau 30-40 minutes de transport ça vous fait quelle heure, sans compter cours ou sport...? Ne calculez pas il y a bien longtemps que je le sais : Vous arrivez proche de chez vous à partir de 19h. Je veux bien transporter un petit sac de courses mais en aucun cas traverser la ville en bus chargé de courses. Je confirme donc mon impossibilité de faire des courses à Genève les 3 premiers soirs de la semaine. Reste à ne rien avoir le jeudi enfin bref vous voyez le topo.

Écrit par : JDJ | 17/10/2011

Je ne voudrais pas abuser de l'hospitalité de cet espace mais j'ai oublié de préciser que je décris mon cas personnel uniquement pour illustrer les problèmes que beaucoup de gens ont avec les horaires actuels. Car mon rythme de vie n'a vraiment rien d'exceptionnel.
Merci.

Écrit par : JDJ | 17/10/2011

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