20/10/2011

Salerna Bobo et les 40 employeurs

Un conte oublié, issu des Mille et Une Nuits, vient de refaire surface. Toute ressemblance avec des personnages ou des événements connus serait purement fortuite. Seules les entreprises mentionnées existent bel et bien.

Dans une contrée orientale reculée vivait une vizirette nommée Salerna Bobo. Tout en dépensant force maravédis, elle a lancé une attaque dirigée spécifiquement contre les multinationales, la « haute finance » et le « haut de gamme », qui contribuaient pourtant à la prospérité du khalifat dans son ensemble.

Par pure coïncidence, peu après le lancement de cet anathème, une gazette locale (Bhîl-Han) a dressé la liste des 40 plus gros employeurs du khalifat. Seuls le nom des 15 premiers est déchiffrable sur le parchemin :

Entreprises                     Effectifs

1.    Rolex                      4135
2.    Migros                     3260
3.    Procter & Gamble     3132
4.    Pictet & Cie              2050
5.    Groupe Coop            1861
6.    Richemont                1846
7.    UBS                         1816
8.    Firmenich                 1720
9.    HSBC Private Bank   1539
10.  BNP Paribas              1483
11.  Patek Philippe           1356
12.  Merck Serono           1300
13.  Lombard Odier          1300
14.  ISS                          1178
15.  Swissport                 1178

On compte ainsi 5 représentants de la « haute finance », 5 multinationales et 2 horlogers spécialisés dans le « haut de gamme ». Cela fait donc 12 entreprises sur 15 que la vizirette voudrait voir quitter le khalifat avec leurs emplois.

Face à la révolte des entreprises et craignant de ne pas pouvoir devenir khalifette à la place du khalife aux prochaines élections, Salerna Bobo a imploré l’assistance des seize conseillers municipaux issus de sa caste et a prononcé la formule magique désormais célèbre :

Seize âmes, couvrez-moi !

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17/10/2011

Un week-end croquant

Tout a commencé vendredi soir au Grand Conseil.

Pour nous aider à supporter les vociférations de certains députés, notre collègue Antoine Barde nous a apporté deux boîtes de pralinés de chez Hautlé. Les vertus apaisantes du chocolat ont à nouveau fait merveille et s’est donc dans la gaité et l’allégresse que nous avons dégusté les spécialités du célèbre confiseur du Bourg-de-Four.

Les festivités ont repris dimanche matin par la visite du premier salon international des chocolatiers et du chocolat organisé au Bâtiment des Forces Motrices (BFM).

C’est sous l’impulsion de la très dynamique Lise Luka que cette manifestation a pu avoir lieu à Genève. Elle a réussi l’exploit, entourée d’une équipe de choc (c’est le cas de le dire), de réunir au BFM la fine fleur de la chocolaterie genevoise et suisse. On pouvait apprécier les spécialités de célébrités locales, telles que la Chocolaterie du Rhône, Favarger, Micheli, Desplanches, Pascoët, j’en passe et des meilleures.

Conférences, recettes, dégustations, fontaines de chocolat : rien ne manquait pour faire de cet événement une expérience gustative inoubliable.

Quiconque n’a pas encore eu l’occasion de comparer les différentes sortes de cacao provenant de Java, de Colombie et de la République Dominicaine, ne peut se faire une idée concrète de l’incroyable diversité des saveurs et parfums offerts par ce bienfait de la nature.

Il ne reste donc plus qu’à espérer que les artisans chocolatiers genevois, qui constituent l’une des fiertés de notre canton, se fédèrent à nouveau l’année prochaine pour nous offrir la seconde édition de ce salon, qui devrait devenir le rendez-vous incontournable des chocolatophiles d’ici et d’ailleurs.

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14/10/2011

PS: deux initiatives irresponsables

Le parti socialiste genevois vient de lancer deux initiatives qui sont de nature à porter un tort considérable à la prospérité du canton.

Suppression des forfaits fiscaux

Le PS s’en prend tout d’abord aux forfaits fiscaux dont il réclame l’abolition.
Pour rappel, à Genève, 750 personnes sont au bénéfice de l’imposition d’après la dépense. Ces contribuables étrangers, qui ont élu domicile en Suisse sans y exercer d’activité lucrative, contribuent de manière importante aux recettes fiscales de l’Etat (on parle de 150 millions par année pour le canton). Par ailleurs, ils participent au dynamisme de l’économique locale, par le biais de la consommation, de la construction et des services financiers. En revanche, ils font un usage limité des infrastructures et des prestations étatiques (école, santé, social).
Si Genève venait, contre toute bonne logique, à supprimer les forfaits fiscaux, les contribuables concernés quitteraient en masse Genève pour traverser la Versoix ou la Manche, afin de s’établir sous des cieux fiscaux plus cléments.
On relèvera à cet égard que l’ensemble des cantons suisses accueillent environ 5'000 forfaitaires. Au Royaume-Uni, où le système en place présente la plus grande similitude avec le nôtre, on comptait en 2008/2009 par moins de 123'000 personne ayant le statut fiscal de « résidents non domiciliés ».
Ne soyons pas naïfs ! La qualité de vie genevoise ne suffira pas à retenir ces contribuables chez nous.

Suppression des statuts fiscaux pour les entreprises

A Genève, certaines entreprises bénéficient d’un statut fiscal allégé, dans la mesure où elles exercent leurs activités principalement à l’étranger. On parle de sociétés holdings ou auxiliaires.
La seconde initiative du PS vise à supprimer ces statuts, ce qui conduira au doublement de l’imposition des sociétés en question. On leur signifierait ainsi qu’elles ne sont plus les bienvenues sur notre sol.
Or, il ne faut pas perdre de vue que les multinationales attaquées frontalement par le PS, assurent quelque 76'000 emplois, occupés en majorité par des Suisses. L’ancrage local des multinationales est donc important. A cela s’ajoute que chacun de ces postes à très haute valeur ajoutée conduit à la création de 3,7 emplois dans l’économie endogène. Ce secteur a par conséquent des répercussions très bénéfiques sur les PME du canton qui fournissent des prestations de sous-traitance. Il est donc absurde d’opposer les entreprises locales et les multinationales alors qu’elles sont complémentaires et interdépendantes.
En tout état, un doublement de l’imposition de ces sociétés aurait pour conséquence irrémédiable leur départ du canton.
Genève perdrait non seulement des milliers d’emplois directs et indirects, mais les conséquences fiscales seraient également dévastatrices. Selon les déclarations du Chef du département des finances, les entreprises visées par le PS génèrent environ 400 millions d’impôts sur les personnes morales. Il faut y ajouter environ 250 millions au titre de la taxation des collaboratrices et des collaborateurs.

Conclusion

Vous êtes invités à faire l’addition des effets induits par les deux initiatives irresponsables du PS, si, par malheur, elles venaient à être acceptées par le peuple :

Disparition des forfaits fiscaux :            CHF 150 millions
Départ des multinationales :                 CHF 400 millions (personnes morales)
Impôts des collaborateurs :                  CHF 250 millions (personnes physiques)

Soit un total de                                    CHF 800 millions de recettes fiscales en moins.

Qui devra combler le trou causé par la perte de ces contribuables ?


VOUS !

 

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10/10/2011

Commerce genevois : dans l'attente d'un signal politique fort

Jeudi dernier, j’ai participé à l’événement « Un soir à la Corraterie », organisé par les commerçants de cette rue marchande bien genevoise. La typologie des domaines représentés est intéressante, puisque l’on trouve aussi bien une pharmacie, un opticien, des galeries d’art, une bijouterie bien connue, un magasin de jouets, un magasin de sport, divers cafés et boutiques de vêtements et, enfin, un célèbre fleuriste et une prestigieuse papèterie.

Bon nombre de ces enseignes ont pignon sur rue depuis fort longtemps.

Avec le public présent, la discussion portait inévitablement sur la force du franc et sur l’impact ravageur de ce facteur sur le commerce local. C’est donc l’occasion de faire le point sur la situation de ce secteur économique important pour Genève.

On compte sur le territoire du canton près de 1'800 entreprises actives dans le commerce de détail, qui gèrent plus de 4'000 points de vente. Cette activité assure près de 21'000 postes de travail.

Ce domaine est couvert par 13 conventions collectives de branche qui concernent environ 17'000 emplois.

Mais le commerce est avant tout un secteur qui souffre : depuis début août 2011, certains magasins enregistrent des chutes de leur chiffre d’affaire allant de 30% pour le non-alimentaire jusqu’à 40% pour les petits commerces. La force de notre monnaie constitue évidemment la principale cause de cette dégringolade alarmante.

Face à cette situation grave, dont les conséquences pour l’emploi peuvent s’avérer dévastatrices, les commerçants ont pris des mesures en adaptant leurs prix. L’impact sur les marges est immédiat, puisque les charges fixes demeurent inchangées.

Les commerçants genevois sont dans l’attente d’un signal clair du Gouvernement pour qu’il limite l’attractivité du tourisme commercial en France voisine, en particulier durant les périodes de fêtes qui s’approchent à grands pas. Bien entendu, l’influence du Conseil d’Etat sur le cours de l’euro est nulle. En revanche, il doit s’engager avec fermeté pour que les nocturnes de fin d’année puissent bel et bien avoir lieu et pour que les magasins qui le souhaitent soient autorisés à ouvrir quelques dimanches durant cette période, conformément à la loi fédérale en vigueur.

A défaut, il portera une lourde responsabilité en cas d’augmentation du chômage.

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07/10/2011

PS: élargir son horizon au-delà de la Versoix et du Fort de l'Ecluse

J’ai participé ce matin à un séminaire organisé par un grand établissement financier multinational, vous savez, l’un de ceux que le Parti socialiste, René Longet, Sandrine Salerno et Carlo Sommaruga, veulent chasser hors du canton.
Ce grand groupe, qui est un des plus gros employeurs bancaires du canton, a réuni pendant plusieurs jours dans un grand hôtel de la place un nombre important de collaboratrices et collaborateurs venus d’Europe, du Moyen-Orient et d’Asie. Bien entendu, dans le programme, une visite de la ville et de ses commerces était prévue.
L’impact positif d’un tel événement sur l’économie locale saute aux yeux.
Lors de la discussion, la question m’a été posée de savoir comment les banques étrangères étaient perçues à Genève.
Je leur ai indiqué que, de mon point de vue, ces établissements étaient non seulement des employeurs et des contribuables importants pour la Ville et le canton, mais qu’ils participaient activement au brassage de talents qui fait la force de notre économie. J’ai surtout insisté sur le fait qu’ils contribuaient à faire de Genève un centre de compétence mondialement reconnu en matière de gestion de fortune et de financement du négoce de matières premières.
Je ne leur ai pas caché non plus que le Parti socialiste local considérait leurs activités comme nuisibles et souhaitait les voir débarrasser le plancher.
Vous ne serez pas étonnés d’apprendre que les dirigeants de ce groupe présents à cette occasion avaient eu connaissance des attaques de Sandrine Salerno et de ses collègues socialistes et ont exprimé leur incompréhension face à cette hostilité. Ils ont aussi exposé que leur présence mondiale leur avait permis de réaliser que de nombreuses places financières seraient ravies de les accueillir si nécessaire.
Cela démontre que l’horizon du parti socialiste genevois devrait s’élargir au-delà de la Versoix et du Fort de l’Ecluse et permettre ainsi à ses dirigeants de réaliser combien Genève est privilégiée de pouvoir accueillir sur son sol des entreprises pourvoyeuses d’emplois et de recettes fiscales, que le monde entier nous envie.

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