21/12/2011

Compte de Noël

Sous le sapin, j’ai trouvé un communiqué de presse de l’Office cantonal de la statistique au sujet de l’imposition des personnes morales dans le canton de Genève en 2008.

Il en ressort que l’impôt cantonal et communal sur le bénéfice et le capital dû par les contribuables personnes morales atteint 1,4 milliards de francs en 2008. Les services financiers (CHF 355 millions) sont les plus gros contribuables. Viennent ensuite le commerce de gros, dont font parties de nombreuses multinationales actives dans le trading de matières premières (CHF 243 millions) et l’horlogerie (CHF 196 millions). Au total, cela représente 58% des impôts en question.

En ce qui concerne les services financiers, on relèvera que les banquiers privés ne sont pas inclus dans ces chiffres, dans la mesure où, en qualité de sociétés de personnes, ils sont imposés comme des personnes physiques. Par ailleurs, les impôts versés par les collaboratrices et collaborateurs de ces entreprises n’apparaissent pas non plus dans ce calcul, étant précisé que cela représente des dizaines de milliers d’emplois.

Les trois secteurs d’activités évoqués plus haut ne vous disent-ils rien ?

Bien sûr, il ne vous aura pas échappé qu’il s’agit précisément des domaines pris pour cible par la Conseillère administrative socialiste Sandrine Salerno dans un article où elle s’attaque « aux entreprises spécialisées dans le haut de gamme, la haute finance et le trading ».

On peut aussi rappeler que, dans un manifeste publié en 2011, la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS) s’insurge contre « un secteur bancaire déjà hypertrophié ».

Ces entreprises pourvoyeuses de recettes fiscales et d’emplois ont également fait l’objet d’attaques incessantes du parti socialiste et de son Président René Longet, qui veut bouter les multinationales hors du canton, des indignés, dont on ne sait pas exactement ce qu’ils veulent, et d’un ancien président du cartel syndical de la fonction publique, qui s’en prend spécialement à la haute horlogerie. Les adeptes de la décroissance à tout prix n’ont pas été en reste dans ce combat contre le monde économique genevois et ses postes de travail.

N’y a-t-il pas quelque chose de contradictoire dans l’attitude de ces pourfendeurs de l’économie genevoise qui, pour bon nombre d’entre eux, vivent des largesses de l’Etat providence ?

Or, sans le dynamisme de l’économie privée et des secteurs mentionnés plus haut, cette manne providentielle viendrait rapidement à tarir, faute de recettes fiscales.

Je n’ai aucune chance de convaincre les tenants du dogme hostile à l’économie privée. Le miracle de Noël n’aura pas lieu. En revanche, j’ai bon espoir que, grâce au travail d’information utile de l’Office cantonal de la statistique, la population genevoise prenne conscience de l’importance de la finance, des multinationales et de l’horlogerie pour la prospérité de notre canton.

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