25/04/2012

Le PS genevois exporte jusqu’en Europe sa croisade contre la place économique du canton

Le PS genevois s’est réparti les rôles dans sa croisade contre la place économique et les emplois dans notre canton.

On se souviendra que dans une interview publiée aux frais du contribuable dans l’opuscule « Vivre à Genève », Sandrine Salerno lançait récemment l’offensive contre les multinationales.

La conseillère administrative socialiste a de la suite dans les idées. Alors que l’immense majorité de la classe politique exprime sa solidarité envers les collaboratrices et collaborateurs de Merck Serono qui viennent d’apprendre la fermeture du siège genevois de cette entreprise et la suppression d’environ 1'300 postes, Madame Salerno indique qu’elle n’est pas inquiète pour ces « cols blancs » qui peuvent facilement retrouver un emploi (voir TdG du 25 avril 2012).

Pendant ce temps, dans l’esprit de l’Internationale, la Conseillère aux Etats socialiste Liliane Maury-Pasquier signe une résolution intitulée « Pour une politique adéquate en matière de paradis fiscaux » dans le cadre du Conseil de l’Europe. Ce manifeste se fonde sur un rapport du socialiste belge Dirk van der Maelen qui prend comme principale cible, de manière totalement partiale et arbitraire, la place financière suisse et les multinationales situées sur notre sol (voir NZZ Online du 12 avril 2012).

Il est consternant de constater qu’une élue au Conseil des Etats, censée représenté les intérêts de son canton à Berne au-delà des dogmes partisans, se prête à cette mascarade orchestrée par ses camarades issus d’Etats qui n’ont de cesse d’attaquer notre pays, dans ce qu’il faut bien appeler une guerre économique.

Il n’est pas inutile de rappeler qu’avec ses quelque 35'000 emplois, le secteur bancaire et financier genevois contribue à hauteur de 20% du PIB cantonal et à près de 25% des recettes fiscales du canton et des communes.

Quand le PS genevois aura bouté hors du canton les multinationales et les banques, qui assurera le paiement des salaires de la fonction publique qui s’apprête à manifester le 10 mai 2012 pour préserver ses acquis sociaux ?

Ce jour-là, les « cols blancs » de Merck Serono, fraichement licenciés, auront sans doute une pensée émue et solidaire pour ces serviteurs de l’Etat au bénéfice de la garantie de l’emploi.

10:04 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

Entièrement d'accord avec vous.

Beaucoup de socialistes sont contre les cols blancs, mais nostalgiques des cols Mao.

Écrit par : anonyme | 25/04/2012

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