31/05/2012

Le Lions Club Genève s'engage dans la lutte contre l'illettrisme

L'OCDE a mené une étude dans les pays industrialisés au sujet de la problématique de l'illettrisme. Il en ressort qu'entre 13 et 19 % des adultes suisses ont un faible niveau de compétence en lecture et en calcul. Une forte majorité d'entre eux a suivi 8 ou 9 années d' école obligatoire dans notre pays.

Or, une personne illettrée vit des difficultés au quotidien, dans des situations qui paraitraient banales à d'autres. La lecture d'un horaire de bus ou d'un courrier ordinaire peut devenir une véritable épreuve.

L'illettrisme peut déployer ses effets dans plusieurs domaines: il peut provoquer une faible estime de soi, une insertion professionnelle difficile ou empêcher une participation à la vie culturelle et associative.

Face à ce fléau, le Lions Club Genève a décidé de s'engager aux côtés de l'Association Lire et Écrire.  Dans le cadre de la Journée nationale du Lions du 2 juin 2012, le Club précité installera des stands d'information et récoltera des fonds dans cinq centres commerciaux genevois (Migros Lancy/Onex et MParc, Coop Eaux-Vives 2000 et La Praille ainsi que Manor Vésenaz).

Le bénéfice de cette action sociale sera entièrement versé à la section genevoise de l'Association Lire et Écrire. Le produit servira plus particulièrement à l'acquisition d'ordinateurs portables pour des cours de langue dispensés aux personnes victimes d'illettrisme.

Merci par avance de votre soutien !

09:00 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

29/05/2012

Il fait meilleur être mécène au pays des röstis ou des läckerli qu’à celui de la longeole

En l’espace de 10 jours, j’ai voyagé deux fois en train à travers la Suisse avec ma famille à la découverte de deux villes riches en histoire, en culture et en traditions culinaires : Berne et Bâle.

J’aborderai moins ici les expériences gastronomiques vécues lors de ces escapades (telles qu’elles transparaissent dans le titre de ce papier), que les aspects liés à la nourriture culturelle.

Un élément rapproche intimement la Cité rhénane et la capitale fédérale : je veux parler de l’engagement de personnalités remarquables, Ernst Beyeler à Bâle et le Dr. Maurice Müller ainsi que son épouse à Berne, qui ont fait appel au même architecte, le génial Renzo Piano, pour bâtir deux musées : la Fondation Beyeler et le Centre Paul Klee. La passion artistique et les moyens financiers importants de plusieurs mécènes, alliés à une volonté politique forte, ont permis la réalisation de ces deux lieux désormais mythiques, dont le rayonnement artistique a largement dépassé nos frontières nationales.

Pendant ce temps, à Genève, on pétouille depuis des lustres pour savoir si l’on finira par réaliser l’extension du Musée d’art et d’histoire, telle que projetée par un autre célèbre architecte, Jean Nouvel. Un jour c’est plutôt oui, le lendemain c’est plutôt non. Alors que d’autres villes avancent, réalisent des projets ambitieux, la Cité de Calvin se tâte, consulte, approuve puis se rétracte, au risque de refroidir définitivement l’enthousiasme pourtant bouillonnant du mécène Jean-Claude Gandur, prêt à investir son temps, son argent et sa collection dans cette passionnante aventure. En termes de volonté politique, celle du nouveau Ministre de la culture de la Ville paraît, dirons-nous, tiède. Alors qu’à Bâle ou à Berne, les mécènes sont accueillis à bras ouverts, à Genève, on les soupèse, on les suspecte, on les soupçonne. Et pour finir, savez-vous où M. Gandur risque de se rendre, lassé par les tergiversations provinciales (pour ne pas dire « rupestres ») des Genevois ?

A Bâle !

10:02 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

25/05/2012

Lutte contre l'évasion fiscale: l'Allemagne prise en flagrant délit de double langage

On se souviendra que le belliqueux Ministre des finances allemand Peer Steinbruck aurait bien voulu envoyer la cavalerie pour mater la Suisse, accusée de tous les maux en matière d’évasion fiscale.
On se souviendra également que des autorités fiscales germaniques n’ont pas hésité à acheter à prix d’or des CD contenant des données bancaires volées pour poursuivre certains de leurs contribuables soupçonnés d’être en délicatesse avec leur fisc local.
On se souviendra enfin que plusieurs Länder allemands dominés par la Gauche, dont celui du Baden-Würtenberg, font la fine bouche lorsqu’il s’agit de ratifier l’accord « Rubik » signé avec la Suisse, afin de régulariser le passé de clients allemands qui n’auraient pas déclarés leurs avoirs. Les politiciens sociaux-démocrates estiment que ce traité constituerait une prime aux fraudeurs.
Dans l’intervalle, on apprend par la « Handelszeitung », que les banques allemandes, en particulier dans le Baden-Würtenberg, accueillent à bras ouverts et en toute impunité des clients suisses qui voudraient échapper à leurs obligations fiscales.
Face à tant d’hypocrisie, la Suisse va-t-elle poursuivre sans sourciller son opération d’auto-flagellation ou va-t-elle enfin réagir pour résister à ces attaques perfides, fondées largement sur des motifs protectionnistes ?

15:33 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

23/05/2012

Multinationales: et si la Gauche genevoise était en train de gagner son pari ?

Le 16 avril 2012, le Conseiller administratif d’extrême-gauche Rémy Pagani s’en prenait frontalement aux multinationales Procter & Gamble et Trafigura en les accusant d’aggraver, par leur seule présence sur sol genevois, la pénurie de logement. Il déclarait contre toute bonne logique que ces entreprises devraient contribuer à l’effort de construction de logements par le biais de leur caisse de pension.
Dans la même veine, au moyen de son initiative 150, le parti socialiste genevois souhaite chasser les multinationales de notre canton en les accusant pêle-mêle d’être des « profiteurs », des « parasites », de pratiquer la « concurrence déloyale » et de provoquer la « crise immobilière ».
Tous ces lecteurs assidus du « Courrier », ne parcourent sans doute que rarement le « Financial Times ». Or, ce grand quotidien britannique nous apprend aujourd’hui que Trafigura a décidé de transférer son siège de Genève à Singapour. Selon le « FT », cet Etat déploie une énergie considérable pour attirer des activités de « trading » de matière première sur son territoire et il est en passe d’y réussir. Ces entreprises sont attirées par un régime fiscal favorable, des coûts bas et par une demande de matières premières en pleine croissance dans le continent asiatique.
Après la fermeture brutale de Merck Serono, cette annonce du déplacement du siège de Trafigura devrait amener Genève à se réveiller et à prendre conscience qu’elle ne vit pas dans un bulle, mais bien dans un monde globalisé où, qu’on le veuille ou non, la concurrence fait rage et où le franc fort constitue un handicap majeur.
A force de vomir leur haine contre les multinationales, le PS et ses alliés d’extrême-gauche risquent bien de parvenir à leurs fins et de conduire ces entreprises (pourvoyeuses de dizaines de milliers d’emplois directs et indirects et d’énormes recettes fiscales) à se déplacer à Singapour ou ailleurs, là où le climat est moins hostile à leur encontre.

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04/05/2012

Pour le PS genevois, les multis, c'est un peu fort de café !

Le PS genevois mène une véritable croisade contre les multinationales et les dizaines de milliers d’emplois qu’elles représentent. Cette démarche se concrétise notamment à travers l’IN 150 intitulée « Pas de cadeaux aux multinationales ».
Par ailleurs, ce parti a particulièrement dans son collimateur le géant veveysan Nestlé. Preuve en est la résolution R 686 déposée par des députés socialistes en janvier 2012 sous le titre « Stop à la Nespression ».
C’est donc avec stupeur et consternation que les Camarades du bout du lac ont dû apprendre la volonté de l’entreprise honnie d’investir CHF 300 millions et de créer près de 400 emplois dans une nouvelle usine destinée à la production de capsules Nespresso. Le PS genevois a sans doute bu la tasse jusqu’à la lie (ou plutôt jusqu’au marc) en lisant dans les médias que cette implantation était liée à des avantages fiscaux.
Toutefois, deux éléments ont peut-être permis d’alléger cette indicible souffrance :
Premièrement, ces investissements n’auront pas lieu à Genève, mais à Romont, dans le canton de Fribourg. On relèvera à cet égard que, devant les caméras de la RTS, les autorités politiques de ce canton ainsi que la population locale ne boudaient pas leur plaisir face à ce développement économique bienvenu, générateur de nombreuses places de travail.
En second lieu, l’usine devrait accueillir peu de méprisables « cols blancs ».
Ouf, l’honneur est presque sauf !

15:42 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook