18/09/2012

Enorme !

Le Député socialiste Roger Deneys a provoqué l'hilarité générale lors du débat au Grand Conseil du samedi  15 septembre en déclarant : "les socialistes n'ont jamais été opposés à la baisse d'impôts".
Un peu d'archéologie fiscale permettra de démontrer l'énormité de ces propos.
Le PS genevois s'est tout d'abord opposé avec véhémence à la baisse d'impôt de 12% votée par le peuple en 1999.
Quelques années plus tard, en 2004, nos amis socialistes ont lutté contre la suppression des droits de succession, plébiscitée par les Genevois. Dans ce domaine, le PS soutient d'ailleurs actuellement une initiative fédérale inique qui prévoit l'introduction d'un impôt sur les successions fédéral à hauteur de 20%.
Plus récemment, en 2009, les camarades sont montés aux barricades, seuls contre tous, pour fustiger la baisse d'impôt accordée à la classe moyenne et aux familles (déduction pour frais de garde, introduction du splitting intégral pour les couples mariés, etc.). Ici non plus, la population ne les a pas suivis.
Si  l'on regarde vers l'avenir, la fringale fiscale du PS semble insatiable. Certains de ses adeptes ont déjà annoncé qu'ils réclameraient des hausses d'impôts pour financer les 150 millions annuels nécessaires au sauvetage des caisses de pension de la fonction publique, qui coûtera plus de 6 milliards aux contribuables genevois. Aucune amélioration des prestations n'est prévue en regard de cette nouvelle ponction. Il n'est pas certain que les citoyens du canton se laissent séduire par cette potion amère.
Enfin, les membres les plus éminents du PS ont déclaré urbi et orbi qu'ils feraient tout afin d’empêcher la baisse de l'imposition des personnes morales, pourtant indispensable pour conserver à Genève les multinationales et leurs 75'000 emplois. Pour prouver leur détermination à chasser ces entreprises de notre sol, le PS a lancé l'initiative 150 contre les "cadeaux aux multinationales" sous forme d'allègements fiscaux. Dans cette démarche, les stratèges socialistes ont malheureusement perdu du vue que ces allègements profitaient avant tout à des PME locales en difficulté et étaient destinés à sauver des postes de travail.
Ce rapide florilège démontre que M. Deneys a perdu une bonne occasion de se taire.... ou peut-être que non. En fait, je remercie plutôt mon estimé confrère d'avoir égayé un samedi matin passé au Grand Conseil à lutter contre des hausses d'impôts soutenues.... par le PS.

09:04 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

Commentaires

Je vous rappels aussi que le camarade Denneys s'est personnellement investit dans un discours contre la déductibilité fiscale des assurances maladies complémentaire (prétendant que ça ne servirait qu'a la chirurgie esthétique des blondes de Champel) faisant ainsi le malheur de nombreux retraités de condition modeste qui se saigne pour leur complémentaire.

Écrit par : Eastwood | 18/09/2012

de nombreux socialistes devraient prendre une année sabatique mais loin de toute informatique sans doute se rendraient-ils compte par eux mêmes de leur propos qui vont à l'encontre d'une saine économie et ressemblant de plus en plus à une dictature héritée des chevaliers Catharres

Écrit par : lovsmeralda | 18/09/2012

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