09/11/2012

PS genevois: c'est la lutte finale contre les multinationales

L'éradication des multinationales fait partie intégrante du programme économique du PS genevois. Il le démontre par les actes:

L'initiative 150

L'initiative 150 (IN 150) lancée par les socialistes locaux sous le titre "Pas de cadeaux aux multinationales: initiative pour la suppression des allègements fiscaux" s'inscrit pleinement dans la stratégie évoquée ci-dessus.

Dans le titre, l'exposé des motifs et l'argumentaire, le terme "multinationales" apparaît au moins 25 fois. Ces entreprises sont qualifiées de "parasites", de "profiteurs" et les initiants leurs imputent tous les maux du canton.  En revanche, à aucun endroit, il n'est fait mention du fait que les entreprises locales ont été plus nombreuses que les entreprises extérieures à avoir bénéficié d'allègements fiscaux. Ces mesures sont notamment accordées pour permettre à des PME de surmonter des périodes difficiles, en préservant des emplois.

La commission législative du Grand Conseil a été amenée à se pencher sur la question de la recevabilité de cette initiative et j'ai le privilège d'être le rapporteur de majorité.

La commission en question a conclu à l'irrecevabilité totale de l'IN 150 au motif que le texte est sciemment lacunaire et n'a pas permis aux signataires de prendre conscience du fait, avant de signer le formulaire de l'initiative, que la suppression des allègements fiscaux ne visait pas que les multinationales, mais majoritairement des entreprises endogènes, souvent en difficulté.

Il faut espérer que le plénum du Grand Conseil suivra cet avis légitime lors de sa séance du 16 novembre 2012.

L'opposition au projet du Conseil d'Etat sur la fiscalité des personnes morales

En pleine adéquation avec sa volonté de débarrasser Genève de ses multinationales, les membres les plus éminents du PS ont récemment exprimé leur opposition au projet courageux présenté par le Conseil d'Etat pour éviter les effets économiques et sociaux dévastateurs qu'entraineraient des délocalisations massives de ces entreprises  multinationales.

Pour trouver une solution au différend qui oppose Bruxelles et Berne à propos de l'imposition des entreprises, et, plus particulièrement des régimes fiscaux cantonaux, le Gouvernement préconise une forte réduction du taux effectif d'impôt pour l'ensemble des sociétés. Le Conseil d'Etat estime qu'un taux d'imposition effectif d'environ 13% est le mieux à même de préserver la position concurrentielle du canton.

On peut relever au passage que, sous la houlette du camarade socialiste Jean Studer, le canton de Neuchâtel a déjà adopté une telle réforme.

L'Exécutif genevois a pleinement saisi l'importance des enjeux qui ont été mis en avant dans une étude fouillée de l'Institut Créa de Lausanne. En effet, les entreprises au bénéfice de statuts fiscaux représentent 20'000 emplois directs, plus d'un milliard d'impôts pour le canton et les communes et près de 10% de la valeur ajoutée totale du canton. En additionnant les effets indirects, ces sociétés génèrent environ 50'000 emplois et près d'une quart du PIB cantonal.

A cela s'ajoute que cette baisse de la fiscalité des personnes morales constituerait un bol d'air bienvenu pour les entreprises locales qui souffrent notamment de la force du franc. Une telle mesure est susceptible de donner un coup de fouet à la compétitivité de nos PME exportatrices, qui contribuent largement à l'emploi et à la formation dans le canton.

Conclusion

Par leur  attitude irresponsable, les socialistes  genevois mettent sérieusement en péril la prospérité économique et fiscale du canton.

Qui financera les milliards nécessaires au renflouement des caisses de pension publiques si les principaux contribuables et employeurs quittent le canton, sous les coups de boutoir du PS ?

Cette question revêt une importance cruciale, alors que le référendum sur la recapitalisation massive de la CIA et de la CEH a abouti, fortement encouragé par un rapport de minorité incendiaire issu des rangs socialistes et par le refus de la majorité des Députés PS au Grand Conseil de soutenir le projet de loi destiné à sauver ces institutions de prévoyance.

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