22/11/2012

A la belle Escalade!

Un trio d'enseignants révolutionnaires au Cycle de Drize a donc décidé de boycotter les festivités de l'Escalade du CO, comme le révèle la TdG online du 21 novembre 2012.

Il est mené par MM. Julien Nicolet, Gabriel Mota et par Mme Salima Moyard.

Dans leur communiqué, ils déclarent "dans la nuit du 11 et 12 décembre 1602, les troupes du duc de Savoie, assistés de mercenaires félons, attaquaient sournoisement la République de Genève. 410 ans plus tard les troupes PLR, assistés de quelques soudards opportunistes s'en prennent à Genève en tentant d'asphyxier la République par des propositions budgétaires qui sont autant d'attaques envers les Genevois, avant tout les plus modestes d'entre eux."

Je n'ai pas pour habitude de citer des noms. Mais, en l'occurrence, cela revêt un intérêt particulier. En effet, Mme Moyard n'est pas seulement enseignante, elle est aussi, et surtout, Députée socialiste au Grand Conseil.

Sous couvert de sa fonction professionnelle, elle s'en prend frontalement au groupe PLR et à sa volonté de restaurer à Genève des finances publiques saines.

C'est plutôt du côté de Mme Moyard que l'on trouve la sournoiserie. Prendre en otage les élèves du CO à l'occasion de la plus importante fête populaire  genevoise n'est pas seulement lamentable, mais aussi irresponsable. En effet, face à ce boycott, ces élèves, leurs familles et leurs amis seront tentés de voter contre le sauvetage des caisses de pension de la fonction publique le 3 mars 2013. Comment approuver le versement de CHF 150 millions par année pendant 40 ans pour venir en aide à des enseignants qui pratiquent le boycott et appellent à la grève ?

Mais peut-être que Mme Moyard souhaite vraiment amener les citoyens de Genève à refuser le renflouement de la CIA et de la CEH. N'oublions pas qu'elle a voté contre cette loi au Grand Conseil, à l'instar de la majorité du Groupe socialiste. Les agresseurs ne sont donc pas ceux que l'on croit !
Conscients de leurs responsabilités, les Députés libéraux et radicaux ont massivement soutenu ce compromis raisonnable.

Cette position conciliante pourrait bien changer si de telles attaques venaient à se répéter de la part de telles Mères Royaume de pacotille. 

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09/11/2012

PS genevois: c'est la lutte finale contre les multinationales

L'éradication des multinationales fait partie intégrante du programme économique du PS genevois. Il le démontre par les actes:

L'initiative 150

L'initiative 150 (IN 150) lancée par les socialistes locaux sous le titre "Pas de cadeaux aux multinationales: initiative pour la suppression des allègements fiscaux" s'inscrit pleinement dans la stratégie évoquée ci-dessus.

Dans le titre, l'exposé des motifs et l'argumentaire, le terme "multinationales" apparaît au moins 25 fois. Ces entreprises sont qualifiées de "parasites", de "profiteurs" et les initiants leurs imputent tous les maux du canton.  En revanche, à aucun endroit, il n'est fait mention du fait que les entreprises locales ont été plus nombreuses que les entreprises extérieures à avoir bénéficié d'allègements fiscaux. Ces mesures sont notamment accordées pour permettre à des PME de surmonter des périodes difficiles, en préservant des emplois.

La commission législative du Grand Conseil a été amenée à se pencher sur la question de la recevabilité de cette initiative et j'ai le privilège d'être le rapporteur de majorité.

La commission en question a conclu à l'irrecevabilité totale de l'IN 150 au motif que le texte est sciemment lacunaire et n'a pas permis aux signataires de prendre conscience du fait, avant de signer le formulaire de l'initiative, que la suppression des allègements fiscaux ne visait pas que les multinationales, mais majoritairement des entreprises endogènes, souvent en difficulté.

Il faut espérer que le plénum du Grand Conseil suivra cet avis légitime lors de sa séance du 16 novembre 2012.

L'opposition au projet du Conseil d'Etat sur la fiscalité des personnes morales

En pleine adéquation avec sa volonté de débarrasser Genève de ses multinationales, les membres les plus éminents du PS ont récemment exprimé leur opposition au projet courageux présenté par le Conseil d'Etat pour éviter les effets économiques et sociaux dévastateurs qu'entraineraient des délocalisations massives de ces entreprises  multinationales.

Pour trouver une solution au différend qui oppose Bruxelles et Berne à propos de l'imposition des entreprises, et, plus particulièrement des régimes fiscaux cantonaux, le Gouvernement préconise une forte réduction du taux effectif d'impôt pour l'ensemble des sociétés. Le Conseil d'Etat estime qu'un taux d'imposition effectif d'environ 13% est le mieux à même de préserver la position concurrentielle du canton.

On peut relever au passage que, sous la houlette du camarade socialiste Jean Studer, le canton de Neuchâtel a déjà adopté une telle réforme.

L'Exécutif genevois a pleinement saisi l'importance des enjeux qui ont été mis en avant dans une étude fouillée de l'Institut Créa de Lausanne. En effet, les entreprises au bénéfice de statuts fiscaux représentent 20'000 emplois directs, plus d'un milliard d'impôts pour le canton et les communes et près de 10% de la valeur ajoutée totale du canton. En additionnant les effets indirects, ces sociétés génèrent environ 50'000 emplois et près d'une quart du PIB cantonal.

A cela s'ajoute que cette baisse de la fiscalité des personnes morales constituerait un bol d'air bienvenu pour les entreprises locales qui souffrent notamment de la force du franc. Une telle mesure est susceptible de donner un coup de fouet à la compétitivité de nos PME exportatrices, qui contribuent largement à l'emploi et à la formation dans le canton.

Conclusion

Par leur  attitude irresponsable, les socialistes  genevois mettent sérieusement en péril la prospérité économique et fiscale du canton.

Qui financera les milliards nécessaires au renflouement des caisses de pension publiques si les principaux contribuables et employeurs quittent le canton, sous les coups de boutoir du PS ?

Cette question revêt une importance cruciale, alors que le référendum sur la recapitalisation massive de la CIA et de la CEH a abouti, fortement encouragé par un rapport de minorité incendiaire issu des rangs socialistes et par le refus de la majorité des Députés PS au Grand Conseil de soutenir le projet de loi destiné à sauver ces institutions de prévoyance.

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06/11/2012

Les places financières asiatiques passent à l'offensive... et la Suisse ?

Divers membres du Conseil fédéral voyagent en ce moment en Asie : Mme Widmer-Schlumpf va participer, au Laos, au sommet du Forum Europe-Asie, M. Burkhalter a inauguré une nouvelle ambassade en Birmanie et M. Schneider-Ammann est aussi dans la région. C’est bien, car cette partie du monde est devenue un moteur de croissance. La démarche n’en demeure pas moins purement institutionnelle.
Les autorités de Hong Kong sont plus pragmatiques. Le 13 novembre, une délégation de très haut niveau, viendra à Genève pour faire la promotion de sa place financière auprès de la communauté bancaire locale.
Pour rappel, Hong-Kong compte parmi les concurrents les plus acharnés de la Suisse dans ce domaine et pointe en troisième position dans l'index des places financières globales publié en septembre 2012. Genève figure au 9ème rang.
Une bonne âme pourrait-elle m'indiquer quand nos autorités fédérales, FINMA y compris, se sont rendues en Asie pour vanter l'excellence de notre place financière helvétique, notamment dans le domaine de la gestion de fortune ?
Comme le rappelle le Conseiller national Christian Lüscher dans une interpellation de juin 2012, la compétitivité du secteur bancaire suisse ne semble pas faire partie des priorités de l'autorité de surveillance. Christian Lüscher cite notamment les propos tenus par le directeur de la FINMA lors d'une conférence de presse de mars 2012 : "notre tâche n'est pas de promouvoir la compétitivité internationale de ce secteur".
Le conseiller national en question souligne également qu'à Singapour, autre concurrent majeur de la Suisse (4ème dans l'index des places financières globales), une unité de l'autorité de surveillance (MAS) se consacre à la promotion de cette branche économique en pleine expansion.
Dans sa réponse du 29 août 2012 à l'interpellation Lüscher, le Conseil fédéral se montre très laconique et estime que tout va très bien en la matière.
Malheureusement, dans le cadre de sa stratégie de conformité fiscale "Weissgeldstrategie", notre Gouvernement planche, sous la conduite de la Présidente de la Confédération, sur des mesures qui pourraient porter un tort considérable à l'attractivité de la place financière suisse en comparaison internationale.
Rien n’est encore fait, mais on évoque  l'obligation pour les banques d'obtenir des clients une auto-déclaration de conformité fiscale à partir d'un certain montant en compte (il est question de CHF 20'000.- à 30'000.-).
Une telle auto-déclaration n'est appliquée nulle part ailleurs au monde, et en tous cas pas à Hong-Kong ou Singapour,  et ne constitue par un standard international.
Les places financières asiatiques doivent observer avec délectation ces projets qui, s'ils venaient à se concrétiser, ne feraient que renforcer leur positionnement au détriment de la Suisse.
En tout état, lorsque l'on considère l'évolution du secteur de la banque d'affaires au vu des mesures annoncées récemment par UBS (10'000 suppressions d'emplois d'ici 2015), il apparaît que l'activité de gestion de fortune devient plus vitale que jamais pour la Suisse. Il faut donc impérativement se garder de faire cavalier seul et d'introduire des normes susceptibles de constituer un désavantage compétitif en comparaison internationale. Il en va du maintien de milliers d'emplois dans notre pays.
A défaut, la tournée promotionnelle de Hong-Kong en Suisse risque de s'avérer malheureusement très fructueuse, au-delà de toute espérance.

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01/11/2012

Le Jour d'après

Conscient de ses responsabilités, le Grand Conseil a adopté à une écrasante majorité un plan de sauvetage pour les caisses de pensions étatiques en perdition, fruit d’un consensus raisonnable obtenu après d’âpres négociations.

Un syndicat minoritaire a décidé de lancer un référendum contre ce projet.

Hier, le comité référendaire a déposé plus de 9’000 signatures à la Chancellerie d’Etat.

Dorénavant,

-    tout manque de détermination dans la recherche de l’équilibre budgétaire à travers des diminutions de dépenses ;

-    à l’inverse, toute revendication susceptible de péjorer encore la situation financière du canton (à l’exception de celles touchant les domaines prioritaires de la sécurité et de la Justice) ;

-    toute proposition de hausse d’impôts,

aura pour conséquence automatique de grossir le flot déjà grondant des opposants à ce coûteux sauvetage, au risque de conduire à un cataclysme lors de la votation prévue le 3 mars 2013, quels que soient les mots d’ordre du Conseil d’Etat et des partis politiques.

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