20/02/2013

Je connais mal Anne Mahrer

Je connais mal Anne Mahrer car, au Grand Conseil, nous nous parlons peu. Elle doit me trouver trop à droite et inféodé aux milieux économiques et je dois être trop timide.

Cette ignorance réciproque, mais non-hostile, ne m’a jamais empêché d’avoir un grand respect pour cette personnalité politique de premier plan. Elle a présidé le Grand Conseil avec une autorité naturelle incontestable, elle a été une présidente du parti des Verts unanimement saluée et elle s’est engagée dans des causes justes, notamment dans la prévention contre le cancer du sein. Ses interventions au Parlement sur les sujets chers à son parti en matière d’environnement étaient toujours posées et documentées. En un mot, elle était écoutée.

Ma déception a été à la hauteur de mon respect lorsque j’ai lu dans le Tribune de ce jour son article publié dans la rubrique « L’invitée » sous le titre « L’Entente nouvelle est arrivée ».

Dans un style qui se veut teinté d’humour viticole, elle s’en prend vertement à tous les autres partis représentés au Grand Conseil, à l’exception de ses alliés socialistes, en leur reprochant de faire de l’obstruction et de prendre des mesures dilatoires, notamment en matière budgétaire. De manière définitive, elle assène que « le bien commun et l’intérêt général ne sont pas la priorité de cette nouvelle alliance ».

J’affirme au contraire que les formations politiques qu’elle voue aux Gémonies font preuve d’un sens des responsabilités louable en cherchant à réduire le déficit abyssal dans lequel veulent nous entraîner les Verts et les Socialistes. Ces mêmes partis défendent également le bien commun en tentant de donner un coup de frein au flot de subventions dont bénéficient, il est vrai, plutôt les amis politiques de Mme Mahrer. Ces partis toujours, préservent les intérêts de la classe moyenne, en ne suivant pas les Verts et les Socialistes dans leur frénésie fiscale insatiable.

Ce qui me frappe surtout, c’est le silence assourdissant de Mme Mahrer sur le fait que le PLR, le PDC et le MCG ont soutenu d’une seule voix le coûteux sauvetage des caisses de pensions publiques, contrairement aux socialistes qui s’y sont opposés en commission et en plénière.

Cette capacité de trouver un compromis démontrée en l’occurrence par les partis précités mérite mieux que ces invectives aussi déplacées que décevantes de Mme Mahrer.

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