24/09/2013

Plaidoyer pour un Musée d'art et d'histoire vivant !

Le Musée d’art et d’histoire (MAH) organisait le 24 septembre 2013 à l’attention de la dynamique Société des amis du musée une visite commentée du nouvel accrochage dans le département de peinture. Le rôle du guide était assumé avec brio par la Conservatrice en chef. J’ai été frappé par sa passion contagieuse pour les toiles accrochées aux cimaises selon un ordonnancement subtile, inspiré par elle.

La Conservatrice a dit combien il était important de faire découvrir aux visiteurs les nombreux trésors enfouis dans de poussiéreuses réserves et combien les remarquables collections de peinture suisse devraient être mieux mises en valeur. Elle a aussi insisté sur le fait que le MAH devait être vivant, ouvert et collaborer avec des musées à l’étranger, dans le cadre d’échange d’œuvres.

Cet enthousiasme communicatif a presque réussi à me faire oublier l’état de délabrement avancé du bâtiment du MAH. Combien de temps encore les musées étrangers continueront-ils à prêter des œuvres si elles sont exposées dans des conditions aussi précaires ?

La remarquable équipe de professionnels qui anime le musée, les nombreux visiteurs et la population genevoise dans son entier méritent un écrin plus digne pour abriter les collections réunies au cours des siècles.

Cette exigence de qualité est largement remplie par le projet d’extension imaginé par l’atelier Jean Nouvel. Il a suscité l’enthousiasme d’un mécène important, en la personne de M. Jean-Claude Gandur et de plusieurs donateurs privés réunis sous la houlette du député PLR Renaud Gautier. Il s’agit là d’un bel exemple de partenariat public privé (PPP).

C’était compter sans l’opposition acharnée d’organisations telles que la section genevoise de Patrimoine suisse et Action Patrimoine Vivant. La première est présidée par le Vert Robert Cramer, qui a montré plus d’intérêt pour la plage aux Eaux-Vives. La seconde ne mérite pas de porter le qualificatif de « Vivant ». En effet, sa volonté de figer à tout jamais le bâtiment existant est contraire à cette notion d’évolution inhérente à toute forme de vie.

Si le projet ne démarre pas d’ici 2018, il tombera et, avec lui sans doute, les rêves de tous ceux qui se sont engagés avec ferveur pour sa réalisation.

Patrimoine suisse et Action Patrimoine Figé n’en sortiront pas grandis.

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