16/04/2014

Place financière genevoise: chiffres et défis

Les chiffres

La place financière genevoise repose sur trois piliers interdépendants : la gestion de fortune internationale, le financement du négoce de matières premières, la banque commerciale et de détail.

Cette diversification remarquable permet à Genève de figurer dans le "top ten" des places financière globales au niveau mondial.

Le canton de Genève héberge 122 banques et emploient environ 19'500 collaboratrices et collaborateurs hautement qualifiés-

Les banques en mains étrangères représentent environ la moitié de ces établissements et génèrent plus de 40% des emplois bancaires. Leur présence à Genève est donc vitale. Elles sont très sensibles à l'évolution des conditions-cadre et constituent dès lors des indicateurs avancés pour l'attractivité du canton.

Au sens large, la place financière genevoise comporte environ 6'500 entreprises très diversifiées (banques, assurances, gérants indépendants, fiduciaires, avocats, etc.). Elle assure plus de 35'000 emplois à haute valeur ajoutée et contribue à hauteur de 17,4% du PIB cantonal.

Dans ce tableau, on ne peut pas occulter l'importance majeure des acteurs actifs dans le négoce de matières premières. On peut véritablement parler de véritable "cluster" dans la région lémanique avec la présence des sociétés de trading, des banques, des sociétés de shipping et des entreprises actives dans le domaine de la surveillance et de la certification. L'Arc lémanique occupe une position de leader mondial ou européen dans de nombreux domaines: le pétrole brut, les céréales et les oléagineux, le sucre et le coton.

Soulignons encore que la place financière et les activités liées au commerce (dont fait partie le trading de matières premières) ont contribué en 2013 à hauteur de 43% aux recettes de l'impôt cantonal sur le bénéfice et le capital des personnes morales. A ce montant, il faut ajouter l'apport fiscal des banquiers privés imposés comme des personnes physiques.

Les défis

La sécurité juridique et la prévisibilité du droit ont toujours été une marque de fabrique de la Suisse et de sa place financière. Elles ont contribué à ce que les clients des banques suisses puissent placer leur confiance dans notre système financier.

A l'heure actuelle, notre place financière se trouve face à de grands enjeux législatifs, réglementaires et fiscaux qui vont définir les contours de cette industrie pour les années à venir.

Parmi ces défis on peut citer notamment:

- l'accès au marché

- le règlement du passé

- l'échange automatique d'informations fiscales

- la réforme de l'imposition des entreprises

- les conséquences de la votation du 9 février sur l'immigration.

Dans ce contexte, il faut garder à l'esprit cet impératif de sécurité et de prévisibilité. Si, par malheur, ces deux valeurs cardinales venaient à être durablement écornées, l'attractivité de la place financière s'en trouverait gravent atteinte.

Une autre préoccupation réside dans la garantie d'une égalité de traitement avec les places financières concurrentes. Tout désavantage compétitif infligé au secteur de la finance genevoise au nom du perfectionnisme helvétique aura immanquablement des conséquences négatives sur les chiffres impressionnants mentionnés ci-dessous, au détriment de la prospérité de notre canton.

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12/04/2014

Forfaits fiscaux: ne soyons pas naïfs face à la concurrence de Londres !

L’acharnement du PS genevois à assécher les recettes fiscales du canton est stupéfiant ! Il opère son travail de sape notamment par le biais de deux initiatives populaires. L’une est dirigée contre les entreprises multinationales, qualifiées de « parasites », et l’autre vise les bénéficiaires des forfaits fiscaux considérés comme des « profiteurs ». Aujourd’hui, nous parlons de cette dernière.

En écoutant M. de Saint-Marie, ancien président du PS local, les bras m’en tombent. Il s’offusque du fait que la Suisse héberge quelque 6'000 forfaitaires et que Genève en accueille environ 700.

Il oublie que la Suisse n’est pas une île. La concurrence fiscale est féroce entre les différents Etats.

A Londres, par exemple, on compte plus de 100'000 bénéficiaires du statut de résident non domicilié qui est plus favorable que le forfait fiscal. J’ai bien dit plus de 100'000 bénéficiaires !

Londres se frotte déjà les mains en suivant de près les initiatives suicidaires de la Gauche genevoise. On peut déjà constater que Londres accueille à bras ouverts les exilés français fuyant le régime socialiste et ses mesures fiscales confiscatoires. Londres est ainsi devenue l’une des dix plus grandes villes de France.

Cessons d’être naïfs !

Cessons de nous tirer des rafales dans le pied !

Cessons de favoriser de manière irresponsable les concurrents de la Suisse qui attirent sans complexe nos contribuables personnes physiques et personnes morales, notre prospérité et nos emplois !

Disons NON à cette initiative qui va assécher nos finances cantonales, au détriment d’une classe moyenne que la Gauche prétend défendre et qui devra payer les conséquences de cette frénésie anti-riches.

17:18 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook