20/05/2016

Votation du 5 juin 2016 - RBI

Ras le Bol des Impôts !

Le 5 juin prochain, le peuple suisse sera appelé à se prononcer sur l’introduction d’un Revenu de base inconditionnel, communément appelé RBI.

Ce revenu est inconditionnel dans la mesure où il est payé à chacun, sans fixation de critère particulier, et à vie.

On parle du versement mensuel de CHF 2'500 par adulte et de CHF 625 pour les mineurs. Ainsi, au total, pour une famille de 2 adultes et de 2 enfants, l’allocation atteindrait CHF 6'250 par mois.

Le Conseil fédéral estime le coût global de cette mesure à CHF 208 milliards par an, dont une partie importante devrait être financée par des impôts et des taxes supplémentaires.

Pour couvrir ces besoins de financement gigantesques, les initiants évoquent notamment une augmentation massive de la TVA, qui rendrait la consommation plus onéreuse en Suisse, pays dont l’économie souffre déjà des effets du franc fort. Le tourisme d’achat s’en trouverait encore renforcé !

Pour les initiants, la solution miracle proviendrait aussi de l’introduction d’une taxe sur les transactions financières, une forme de la célèbre taxe Tobin. Or, pour rappel, la Suisse connaît aujourd’hui un droit de timbre de négociation qui frappe certaines opérations et  péjore déjà grandement la compétitivité de notre place financière en comparaison internationale. La généralisation d’une telle taxe à toutes les transactions aurait pour effet immédiat et irréversible de dévier les flux financiers loin de notre pays, pour le grand bonheur des places concurrentes qui, à l’instar de Londres et du Luxembourg, ont sèchement refusé d’appliquer la Taxe Tobin voulue par l’Union européenne.

Enfin, le Message du Conseil fédéral mentionne une hausse substantielle de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, impôt déjà prohibitif à Genève pour les hauts revenus.

Pour un contribuable genevois la perspective du RBI relève donc du cauchemar. En effet, le financement de cette ruineuse utopie conduirait à renchérir le coût de la vie à travers l’augmentation de la TVA, à aggraver la progressivité de l’impôt sur le revenu, déjà délirante à Genève, et à porter un coup fatal à la place financière, qui contribue à l’heure actuelle à près de 17% du PIB local et génère 37'000 emplois.

Par bonheur, selon toute vraisemblance, les Suisses ne se laisseront pas entraîner dans ce gouffre financier sans fond et, dès le 6 juin, nous pourrons nous concentrer sur les véritables défis qui attendent notre pays dans un contexte international particulièrement agité.

Le 5 juin, votons NON au Revenu de base inconditionnel (RBI) !

08:52 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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