Primauté des prestations : le Jurassic Park de la prévoyance !

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Lors de la séance plénière du 14 décembre 2018, le Grand Conseil genevois a voté deux lois, incompatibles entre elles, prévoyant la recapitalisation de la Caisse de Pension de l’Etat de Genève (CPEG) qui se trouve bien mal en point avec un taux de couverture d’à peine 60%.

Le premier texte (PL 12228), émanant de la Gauche, veut faire supporter aux seuls contribuables la coquette somme de CHF 4,2 milliards prévue pour boucher le trou abyssal de la caisse. De plus, cette loi conserve la primauté des prestations qui institue un pourcentage fixe du dernier salaire pour le paiement des rentes.  Ce système fait figure de véritable fossile vivant dans le paysage actuel de la prévoyance. L’immense majorité des caisses publiques et privées a abandonné cet archaïsme pour adopter le système de primauté des cotisations, qui tient mieux compte des rendements des actifs de la caisse et de l’allongement de l’espérance de vie.

Le second texte (PL 12404), élaboré par le Conseil d’Etat et approuvé par la Droite, permet de sortir la CPEG de l’ère préhistorique en instituant la primauté des cotisations, seul système apte à assurer la pérennité du financement à travers les âges. Par ailleurs, la loi en question équilibre de manière plus équitable la répartition des cotisations entre l’Etat employeur et les collaborateurs. La participation de l’Etat passe de 66,7% à 58% et la part de l’employé de 33,3% à 42%. On est encore loin d’une répartition 50% - 50%, mais on se rapproche de la moyenne suisse en la matière.

Pour éviter de confiner la CPEG dans un Jurassic Park de Gauche, le PLR, le PDC et l’UDC ont lancé un référendum contre le PL 12228.

Signez et faites signer ce référendum !

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