La décroissance, à fond les manettes !

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En écoutant comme chaque jour le journal du matin sur la RTS, je me suis dit que les Verts étaient peut-être en train de réaliser un de leurs principaux objectifs de campagne : la décroissance.

D’une part, la conseillère nationale Lisa Mazzone exprime son soutien total à la suppression des vols entre Genève et Zurich.

D’autre part, la radio nous annonce le tassement de l’économie genevoise au premier trimestre 2019 en raison notamment de la diminution des exportations horlogères.

Non seulement l’industrie genevoise subit une concurrence internationale sans pitié, mais les Verts veulent supprimer l’accès des entreprises à leurs marchés principaux qui se trouvent de plus en plus éloignés, notamment en Extrême-Orient. Ces destinations ne sont atteignables que par des vols long-courriers, par exemple au départ du hub zurichois.

Est-il raisonnable d’exiger d’un entrepreneur genevois qu’il prenne le train pour un trajet de trois heures afin d’atteindre Kloten, avant d’embarquer dans un avion pour Hong-Kong, Singapore ou Tokyo ? Au retour, c’est encore pire, après un vol de plus de 10 heures !

L’alternative est bien entendu de transiter par Paris, Londres, Francfort, Munich ou Amsterdam.

Si l’on réduit drastiquement la desserte aérienne genevoise, notre canton se retrouvera très vite satellisé sur le plan économique.

Les Verts travaillent aussi activement à cet objectif en s’opposant à l’indispensable réforme de l’imposition des entreprises (RFFA), sur laquelle les citoyennes et citoyens genevois seront appelés à se prononcer le 19 mai prochain.

Si les votants suivent l’avis des Verts, Genève conservera son taux d’imposition de 24% alors que le canton de Vaud applique déjà un taux unique de 13,79% à compter du 1er janvier 2019. Quelle entreprise exportatrice voudra rester à Genève dans ces conditions ? Poser la question c’est y répondre !

En voulant couper Genève de ses marchés internationaux et instaurer un enfer fiscal pour les entreprises, les Verts visent la décroissance. On peut adhérer à cette vision d’une société vivant en autarcie, coupée du monde et utilisant le troc ou les Lémans pour ses échanges locaux. Mais alors il faut en assumer les conséquences jusqu’au bout, à savoir des pertes d’emplois massives et un effondrement de notre prospérité.

Cela vous tente ?

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