• Résultat 2018 de l'Etat de Genève: merci aux entreprises privées !

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    Le Conseil d’Etat vient de publier les comptes 2018 de l’Etat de Genève. L’exercice se solde par un excédent de recettes de CHF 222 millions alors que le budget 2018 tablait sur un déficit de 187 millions.

    Ce résultat favorable est avant tout dû à des revenus fiscaux dépassant le budget de CHF 513 millions. La variation la plus importante découle de l’imposition des personnes morales qui connaît une croissance de 14 % par rapport au budget 2018 et de près de 25% en comparaison des comptes 2017.

    Ce résultat positif t a été rendu possible grâce aux performances de l’économie genevoise qui a connu une croissance de 3,1% en 2018. En Suisse, la progression du PIB a été de 2,6%. Le différentiel entre la Suisse et Genève tient notamment à la bonne santé des secteurs de la finance et de l’horlogerie. Le commerce extérieur genevois a atteint des niveaux historiques en 2018, avec des exportations qui ont franchi pour la première fois la barre des CHF 20 milliards.

    On peut donc remercier les entreprises genevoises, leurs collaboratrices et leurs collaborateurs, tous secteurs confondus, d’avoir su faire preuve d’un tel dynamisme. Ce succès économique, dont il faut être fier, ferait pâlir d’envie de nombreux pays d’Europe qui souffrent d’une croissance poussive, source de chômage et de déficits endémiques.

    Les hasards du calendrier font que le jour où le Gouvernement genevois annonçait cette contribution majeure de l’économie privée au train de vie (fastueux) de l’Etat, un comité de campagne se réunissait à Berne pour tirer à boulets rouges contre la Réforme de l’imposition des entreprises (RFFA).

    De curieuse manière, les Verts genevois se posent en leader de cette fronde anti-entreprises. Or, la RFFA est vitale pour conserver à Genève les dizaines de milliers d’emplois générés notamment par les entreprises exportatrices, dont on a vu l’importance pour la prospérité de notre canton.

    Le 19 mai prochain, votons OUI à la RFFA, pour ne pas stopper net le dynamisme et l’innovation de notre écosystème formé de PME et de grandes entreprises, locales et internationales, étroitement liées les unes aux autres, dans notre intérêt à toutes et à tous !

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  • La décroissance, à fond les manettes !

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    En écoutant comme chaque jour le journal du matin sur la RTS, je me suis dit que les Verts étaient peut-être en train de réaliser un de leurs principaux objectifs de campagne : la décroissance.

    D’une part, la conseillère nationale Lisa Mazzone exprime son soutien total à la suppression des vols entre Genève et Zurich.

    D’autre part, la radio nous annonce le tassement de l’économie genevoise au premier trimestre 2019 en raison notamment de la diminution des exportations horlogères.

    Non seulement l’industrie genevoise subit une concurrence internationale sans pitié, mais les Verts veulent supprimer l’accès des entreprises à leurs marchés principaux qui se trouvent de plus en plus éloignés, notamment en Extrême-Orient. Ces destinations ne sont atteignables que par des vols long-courriers, par exemple au départ du hub zurichois.

    Est-il raisonnable d’exiger d’un entrepreneur genevois qu’il prenne le train pour un trajet de trois heures afin d’atteindre Kloten, avant d’embarquer dans un avion pour Hong-Kong, Singapore ou Tokyo ? Au retour, c’est encore pire, après un vol de plus de 10 heures !

    L’alternative est bien entendu de transiter par Paris, Londres, Francfort, Munich ou Amsterdam.

    Si l’on réduit drastiquement la desserte aérienne genevoise, notre canton se retrouvera très vite satellisé sur le plan économique.

    Les Verts travaillent aussi activement à cet objectif en s’opposant à l’indispensable réforme de l’imposition des entreprises (RFFA), sur laquelle les citoyennes et citoyens genevois seront appelés à se prononcer le 19 mai prochain.

    Si les votants suivent l’avis des Verts, Genève conservera son taux d’imposition de 24% alors que le canton de Vaud applique déjà un taux unique de 13,79% à compter du 1er janvier 2019. Quelle entreprise exportatrice voudra rester à Genève dans ces conditions ? Poser la question c’est y répondre !

    En voulant couper Genève de ses marchés internationaux et instaurer un enfer fiscal pour les entreprises, les Verts visent la décroissance. On peut adhérer à cette vision d’une société vivant en autarcie, coupée du monde et utilisant le troc ou les Lémans pour ses échanges locaux. Mais alors il faut en assumer les conséquences jusqu’au bout, à savoir des pertes d’emplois massives et un effondrement de notre prospérité.

    Cela vous tente ?

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