Genève - Page 3

  • Banques suisses : qui châtie bien aime bien !

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    Dans la population et les médias, il est de bon ton de se montrer critique à l’égard des banques. Mais, les résultats d’un récent sondage démontrent que, malgré les turbulences qu’a connues la place financière ces dernières années, un suisse sur deux a une opinion positive des banques helvétiques et près de 70% pensent qu’à l’étranger, elles jouissent d’une bonne réputation.

    Cette enquête est réalisée depuis 20 ans par un institut lausannois mandaté par l’Association suisse des banquiers. Pour cette édition, 1'000 personnes ont été interrogées, dont 500 Suisses allemands, 300 Suisses romands et 200 Tessinois, entre le 5 et le 20 janvier 2015.

    La réputation du secteur bancaire dans son ensemble s’améliore dans toutes les régions linguistiques et atteint le meilleur résultat depuis le déclenchement de la crise financière en 2008. A quoi attribuer ce regain de satisfaction et de confiance ? Les bonnes notes concernent en particulier la solidité, la fiabilité et la compétence des collaboratrices et des collaborateurs des banques. Par ailleurs, plus de 65% des personnes interrogées s’accordent à dire que les banques en Suisses sont financièrement solides et économiquement sûres.

    Et cette relation de confiance retrouvée fait fi des clivages politiques. Les personnes qui se disent à droite de l’échiquier politique ou qui se situent au centre sont plus des deux tiers à avoir une image positive du secteur bancaire. Dans le camp de la Gauche, le soutien à l’égard des banques a grimpé de 26% à 36% entre 2013 et 2015.

    Cette tendance est confirmée par l’importance du rôle joué par les instituts bancaires dans l’économie. Aux yeux de la majorité des personnes interrogées, ce secteur fait partie des poids lourds absolus. Il n’est précédé que par l’industrie chimique et pharmaceutique et devance de loin le secteur des médias qui continue d’occuper la queue du peloton. L’importance du rôle des banques est d’ailleurs davantage soulignée dans les agglomérations urbaines. Ce résultat s’explique bien évidemment pour une large part par le nombre d’emplois bancaires dans les villes. Ne perdons pas de vue qu’à Genève ce secteur, qui compte plus de 19'000 collaboratrices et collaborateurs, contribue pour 17% au PIB cantonal et participe ainsi activement à sa prospérité !

    C’est le lieu de rappeler que la place financière genevoise a la particularité d’être organisée sous forme de « cluster » qui réunit une mosaïque d’activités, étroitement liées les unes aux autres. Ainsi, la gestion de fortunes forme une matière première indispensable au financement du négoce et aux crédits. Sans le négoce et les crédits nous n’aurions pas d’autres services comme l’affrètement maritime, la surveillance ou d’autres services annexes. Sans ces derniers nous serions beaucoup moins attrayants pour les sociétés multinationales. Sans cette chaîne de valeur unique, nos universités, la recherche seraient de moindre qualité.

    Et la contribution du secteur financier ne s’arrête pas aux places de travail créées ou aux recettes fiscales. L’engagement des banques suisses dans les domaines culturel, social et sportif est salué par plus de six citoyens sur dix. Cela démontre que celles-ci ont assuré une certaine continuité malgré la situation économique difficile.

    Les esprits chagrins diront qu’il est plus facile de soutenir un artiste ou un sportif que d’injecter de l’argent dans une entreprise en grande difficulté financière. Mais là aussi, les citoyens suisses soulignent le sens des responsabilités des banques. 65% reconnaissent que l’aide apportée aux entreprises est importante et près de neuf Suisses sur dix sont d’avis que les banques doivent faire preuve de prudence dans l’utilisation des fonds de leurs clients.

    Ce sondage représentatif tord donc le cou à plusieurs idées reçues.

    Pour finir, on saluera le fait que pour 94% des sondés, il est important que les banques suisses soient compétitives sur la scène internationale. Nos autorités seraient bien inspirées de prendre en compte cette opinion dans l’élaboration de la vague réglementaire qui déferle sur le secteur bancaire. Il ne faut pas qu’elles infligent à cette branche économique vitale des exigences qui vont au-delà des standards internationaux appliqués par les principales places concurrentes. Un tel « Swiss finish » nuit à notre compétitivité.

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  • Places financières globales : Genève maintient son rang !

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    Le « Global Financial Centres Index » est réalisé conjointement par Z/Yen Group et le Quatar Financial Centre Authority depuis 2007.

    Tous les 6 mois, il examine environ 80 centres financiers. L’enquête se base sur une analyse de cinq
    « zones de compétitivité », à savoir l’environnement des affaires, le développement du secteur financier, les infrastructures, le capital humain, et la réputation.

    Les résultats de l’enquête menée en mars 2015 viennent d’être publiés et placent New York au 1er rang juste devant Londres, Hong Kong, Singapour et Tokyo. 3 places asiatiques se placent ainsi dans le top 5.

    En Europe, les cinq premiers restent identiques au classement de septembre 2014, avec Londres suivie de Zurich, Genève, Luxembourg et Francfort.

    Zurich gagne une place et obtient le 6ème rang. Ce résultat positif s’explique par les progrès réalisés en termes d’environnement des affaires et d’infrastructures.
     
    Pour ce qui est de la place financière de Genève, elle parvient à conserver son 13ème rang. Un observateur, mentionné dans l’étude, note que « Switzerland finds itself in a very strong position at the moment. We have had to lose our US clients due to FATCA but Geneva is still a great place to operate from ».

    On peut considérer que son maintien à la 13ème place en mars 2015 constitue un résultat satisfaisant dans la mesure où l’ensemble des centres européens, à l’exception de Zurich ainsi que de Jersey (+8 places, 54ème) et de Guernsey (+12 places, 55ème), enregistre une baisse. Luxembourg passe ainsi de la 15ème à la 17ème place, Francfort perd 3 rangs et glisse à la 19ème position, et Paris subit une chute brutale en tombant au 37ème rang (- 6 places).

    Parmi les perdants, on relèvera également que Dubaï cède 6 places pour se retrouver en 23ème position.

    Au vu de ce qui précède, on constate que la concurrence fait rage dans un secteur largement globalisé qui se concentre sur des places offrant des services très sophistiqués. Dans une Europe continentale en perte de vitesse, Genève parvient à tirer son épingle du jeu. Mais rien n’est acquis. Genève et la Suisse doivent prendre les bonnes décisions en matière de conditions-cadres réglementaires et fiscales pour nous permettre de régater parmi les meilleurs.

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  • Salon de l’auto : ne boudons pas notre plaisir !

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    Le débat fait rage sur les réseaux sociaux à propos du salon de l’auto.

    J’ai été particulièrement interpellé par l’intervention suivante publiée sur Facebook par une élue municipale au sujet de l’absence de la Présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga, à la cérémonie d’inauguration de cet événement :

    «  Bravo Mme Sommaruga ! Peut-être un premier pas pour démystifier un événement qui va à l’encontre d’une société progressiste, tournée vers l’avenir et égalitaire… ».

    Je l’avoue, l’absence de Mme Sommaruga à cette occasion ne me fait ni chaud ni froid. Je suis en revanche ravi que la Conseillère fédérale Doris Leuthard fasse le déplacement à Genève et je ne doute pas qu’elle sera accueillie chaleureusement.

    Je suis interloqué par l’aigreur de l’internaute citée ci-dessus.

    Est-elle consciente de l’apport du Salon de l’auto pour le rayonnement et la prospérité de notre canton ?

    Lors de la journée réservée à la presse, plus de 10'000 représentants des médias suisses et internationaux se sont rués à Palexpo pour couvrir cet événement d’importance mondiale. Ils étaient issus d’environ 90 pays (voir TdG en ligne du 3 mars 2015).

    Jusqu’au 15 mars 2015, plus de 600'000 visiteurs sont attendus à Genève, soit largement plus que la population de notre modeste canton. C’est l’opportunité pour de nombreux amis confédérés de se rendre dans la Cité de Calvin.

    Les retombées économiques sont énormes, tant pour l’hôtellerie et la restauration que pour le commerce local. On parle de dizaines de millions. En cette période particulièrement difficile pour des entreprises confrontées au franc fort, cette manne financière est tout simplement vitale.

    Mais surtout, une visite au salon de l’auto est avant tout un plaisir, n’en déplaise à l’élue citée plus haut. Je le confesse humblement, j’ai eu du plaisir à déambuler dans les allées du salon à la découverte de véhicules petits ou grands, gourmands ou économes, futuristes ou classiques, sportifs ou familiaux.

    Je vais d’ailleurs y retourner ce week-end avec mon fils aîné. 

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  • Genève, capitale de la finance durable!

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    La place financière genevoise est en pleine mutation. La Commission fiscalité et place financière du PLR-Genève suit de près l’évolution de ce secteur vital pour la prospérité de notre canton. Dans ce contexte, une attention particulière est portée au domaine prometteur de la finance durable.

    Pendant longtemps, la finance durable a été considérée comme une lubie pratiquée par quelques illuminés idéalistes. Or, la durabilité est devenue aujourd’hui une préoccupation majeure face à la tentation du profit à court terme et le domaine de l’investissement responsable a pris un essor considérable, bien loin de l’image caricaturale de ses débuts.

    Grâce à Sustainable Finance Geneva (SFG), une association fondée en 2008 à Genève par une quinzaine de professionnels, notre canton se trouve actuellement à l’avant-garde de cette manière d’envisager la noble mission de la place financière : mettre le capital au service d’entreprises ou de personnes qui travaillent à la création des richesses sans lesquelles ni le filet social ni même l’exercice de la solidarité ne sont possibles. Par le biais de cette plateforme d’échanges devenue très rapidement incontournable, Genève renforce sa place de leader mondial dans ce segment particulièrement innovateur.

    L’action de SFG est multiple (voir à ce sujet www.sfgeneva.org). Voici trois axes principaux :

    • remettre l’actionnaire au cœur de l’entreprise, afin qu’il puisse influer sur ses pratiques et sa stratégie;
    • évaluer les entreprises dans toutes leurs dimensions, y compris certaines « externalités » qui étaient jusqu’ici peu prises en compte par les analystes, telles que les pratiques nocives pour l’environnement ou pour les salariés. Des outils modernes permettent de prendre en compte tous les aspects qui font la réputation et la valeur d’une entreprise, en plus des critères strictement financiers ;
    • ouvrir les investissements durables à tous. Il n’y a pas de raison que seuls les initiés aient accès à ces nouveaux produits financiers, tels que la microfinance.

    Pour Genève, qui possède une incroyable densité d’ONGs, d’organisations internationales, de représentations diplomatiques, d’entreprises de dimension mondiale, c’est une chance de pouvoir donner un nouvel axe de développement au génie financier que des générations de banquiers ont développé. Ce mouvement peut en outre s’appuyer sur un réseau d’institutions universitaires, d’enseignement et de recherche très performant.

    Parti qui met en avant le rôle de l’humain, sa liberté et sa créativité dans le domaine économique, le PLR est idéalement positionné pour promouvoir cette formidable opportunité qui s’offre à la Place financière genevoise.

    Par Rolin Wavre et Edouard Cuendet

    Source : "Le Nouveau Genevois", janvier 2015

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  • Augmentation d'impôts pour une augmentation de salaire ?

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    Le débat fait actuellement rage sur le budget 2015 de l’Etat de Genève.

    Du côté gauche de l’échiquier politique on hurle au démantèlement des prestations à la population, tout en soutenant par ailleurs des grèves préventives illicites qui prennent en otage cette même population.

    Ne nous laissons pas abuser, le combat de l’Alternative ne porte pas sur la qualité du service public, mais bien sur le maintien coûte que coûte d’une augmentation de la rémunération de la fonction publique, communément appelée l’annuité. Cette mesure a été logiquement suspendue par le Conseil d’Etat pour l’année 2015, compte tenu de la situation difficile des finances cantonales. Rappelons que son coût s’élève à environ CHF 40 millions par an et qu’elle ne conduit à aucune amélioration des prestations fournies aux citoyennes et citoyens genevois.

    Rappelons aussi que dans le Petit Etat, le salaire médian se situe à CHF 112'000.- par an, alors qu’il n’est que de CHF 86'000.- dans le privé. Les fonctionnaires ne sont donc pas à proprement parler précarisés.

    Il est intéressant de constater que la Gauche entend financer cette annuité en augmentant la charge fiscale déjà considérable qui pèse sur les contribuables genevois. Genève connaît déjà une progression vertigineuse du taux d’imposition. Les Genevois disposant d’un revenu imposable supérieur à CHF 200'000.- ne représentent que 4% des contribuables. Mais ils assurent plus de 40% des recettes de l’impôt sur le revenu. A l’inverse, plus de 30% des contribuables ne payent pas un centime d’impôt.

    Le groupe Ensemble à gauche propose de revenir sur la baisse d’impôt cantonal de 12% adoptée par le peuple en 1998 (voir TdG en ligne du 16 octobre 2014).

    Le PS n’est pas en reste. Il a annoncé le dépôt d’un projet de loi qui prévoit le prélèvement de centimes additionnels cantonaux supplémentaires, au minimum trois, sur les personnes physiques et morales (TdG en ligne du 21 novembre 2014).

    Cette volonté frénétique d’augmenter la ponction fiscale qui anime la Gauche rappelle furieusement les pratiques de notre grand voisin français.

    A cet égard, les derniers chiffres publiés dans l’Hexagone démontrent que les augmentations d’impôts massives n’ont de loin pas amené les résultats escomptés. Pour 2014, les recettes fiscales nettes devraient ainsi être inférieures de 11,5 milliards d’euros aux prévisions de la loi de finance initiale. Sur ce total, plus de la moitié (6,1 milliards d’euros) sont imputables à l’impôt sur le revenu (Le Figaro du 3 décembre 2014).

    Cette situation s’explique sans doute en partie par le départ massif de contribuables français qui ne supportent plus d’être tondus de la sorte. Ce phénomène prend une telle ampleur en France qu’une commission d’enquête parlementaire a dû être mise en place pour décrypter cet exode inquiétant (Le Figaro du 10 octobre 2014).

    Cette situation dramatique a conduit Philippe Bouvard à inclure la définition suivante dans son récent article intitulé « Lexique sordide et basses définitions » :

    « Revenu  (impôt sur le). Hier payé par ceux qui sont partis aujourd’hui ».

    Une augmentation d’impôt à Genève destinée à financer une augmentation du revenu de la fonction publique aurait sans conteste des effets aussi pervers qu’en France.

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  • Forfaits fiscaux : ne jouons pas avec le feu !

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    Le 30 novembre 2014, les citoyennes et les citoyens genevois devront se prononcer sur deux initiatives, l’une cantonale et l’autre fédérale, visant à supprimer l’imposition selon la dépense, plus communément appelée le forfait fiscal.

    A Genève, environ 700 contribuables sont au bénéfice de cette forme d’imposition, spécifiquement destinée aux ressortissants étrangers qui n’exercent pas d’activité lucrative dans notre pays.

    Les contribuables en question génèrent chaque année environ 150 millions de recettes fiscales. Dans la période de difficultés financières sérieuses que traverse actuellement notre canton, il serait irresponsable de se priver de ces impôts, en chassant les forfaitaires hors de notre territoire.

    A ce stade, il convient de tordre le cou à deux mythes colportés par les initiants :

    En premier lieu, il est illusoire de penser que les contribuables concernés resteraient à Genève en cas de suppression de l’imposition au forfait.

    En effet, la beauté du site ne suffira pas à les retenir. Genève possède le triste de privilège de connaître l’impôt sur la fortune le plus élevé de Suisse. L’imposition du revenu est également très progressive et atteint jusqu’à 43%. Pourquoi diable les forfaitaires resteraient-ils à Genève dans ces circonstances, alors même que de nombreux Etats leur font les yeux doux en offrant des conditions largement plus clémentes : le Royaume-Uni, Monaco, le Portugal, l’Espagne, Malte, Singapour, etc.?  

    Deuxièmement, il est faux d’affirmer que le canton de Zurich aurait profité de l’abolition du forfait fiscal votée en 2009. En 2010, près de la moitié des 200 forfaitaires avaient déjà quitté le canton. Parmi les personnes qui sont malgré tout restées à Zurich, 47 ont vu leur imposition diminuer sous un régime d’imposition ordinaire ! Seul un quart, soit un peu plus de 50 personnes, a donc contribué à générer des recettes fiscales supplémentaires l’année suivant la suppression du forfait. Mais, une année plus tard, un riche forfaitaire est parti vers des cieux fiscaux plus cléments, conduisant à un bilan fiscal globalement négatif pour Zurich. Il ne fait aucun doute que l’hémorragie serait encore plus grave à Genève, canton qui impose beaucoup plus lourdement les contribuables aisés.

    Si le forfait fiscal venait à disparaître, les contribuables concernés disparaîtront avec lui. Qui comblera alors la perte de recettes annuelles de 150 millions ?

    A cela s’ajoute que les forfaitaires sont d’importants consommateurs de biens et de services, dans des domaines aussi variés que la construction, l’immobilier, l’entretien des bâtiments, la restauration, la finance, etc. Leur départ entrainerait immanquablement des suppressions d’emplois.

    Le 30 novembre, ne jouons pas avec le feu !

     

    Source : "La Tribune de Genève", 11 novembre 2014

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  • Forfaits fiscaux : des recettes indispensables

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    En Suisse, l’imposition d’après la dépense existe depuis 150 ans. Elle est destinée aux ressortissants étrangers qui n’exercent pas d’activité lucrative dans notre pays.

    Le 30 novembre 2014, les citoyennes et les citoyens genevois seront appelés à se prononcer sur deux initiatives, l’une cantonale et l’autre fédérale, visant à supprimer l’imposition selon la dépense. Par ailleurs, un contreprojet, durcissant les conditions fixées pour l’octroi de cette forme d’impôt, sera également soumis au suffrage populaire.

    Pour le canton, l’enjeu est de taille : les bénéficiaires de l’imposition selon la dépense rapportent annuellement environ 150 millions d’impôts. Cela correspond à plus d’un an de subventions aux établissements pour personnes âgées. Cela atteint également la somme qui devra être versée chaque année pendant 40 ans pour sauver les caisses de pensions de la fonction publique.

    D’autres Etats ont bien compris que leurs finances bénéficient largement de la présence sur leur sol de contribuables étrangers fortunés. A Londres, par exemple, on compte plus de 100'000 titulaires du statut de résidents non domiciliés, alors que les forfaitaires sont moins de 6'000 dans toute la Suisse et environ 700 à Genève.

    En Europe, l’Espagne, le Portugal, la Belgique, le Luxembourg, Monaco et d’autres encore proposent des conditions particulièrement attractives à cette catégorie de contribuables, sans parler de contrées plus exotiques.

    La suppression de l’imposition d’après la dépense à Genève et en Suisse aurait pour effet immédiat de favoriser nos concurrents qui accueilleraient à bras ouverts ces personnes physiques que certains veulent bouter hors de notre territoire.

    La contribution des forfaitaires ne se limite pas à l’impôt. Leur impact économique est considérable. Ils représentent un groupe de consommateurs de biens et de services intéressants et de très nombreux emplois dépendent de leur présence sur notre sol. L’Administration fédérale des contributions (AFC) a estimé à plus de 22'000 le nombre de postes de travail liés à l’imposition d’après la dépense en Suisse, dans des domaines aussi variés que la construction, l’entretien des bâtiments et des jardins, la finance, l’immobilier, etc.

    En outre, ces contribuables sont souvent des mécènes engagés dans la recherche, le sport et les arts.
    Le 30 novembre, il faudra dire « NON » à la suppression des forfaits au niveau fédéral et cantonal, mais « OUI » au contreprojet qui renforce les conditions d’octroi de cette forme d’imposition bénéfique pour Genève.

    Source : "Le Nouveau Genevois", octobre 2014

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  • La Star, le Maestro et le Chercheur

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    Hier soir, au Victoria Hall, nous avons vécu un moment d’une rare intensité, la conjonction unique de trois talents d’envergure mondiale.

    Martha Argerich tout d’abord : elle a joué avec une prodigieuse intensité le Concerto pour piano de Schumann devant un public médusé face à tant de passion et de virtuosité.

    Charles Dutoit ensuite : il a démontré le rôle prépondérant du chef d’orchestre (pour ceux qui en douteraient encore) en parvenant à canaliser l’énergie débordante de la pianiste et du Royal Philarmonic Orchestra, pour aboutir à une symbiose parfaite.

    Pierre-Yves Dietrich enfin : le professeur de médecine aux HUG, récemment nommé « Chercheur de l’année en cancérologie » aux Etats-Unis, a décrit en des termes accessibles à tous le projet scientifique qui sera financé par le montant supérieur à CHF 600'000.- récolté durant cette soirée organisée sous l’égide de la Fondation Dr Henri Dubois-Ferrière Dinu Lipatti qui s’implique depuis plus de 40 ans dans la lutte contre la leucémie et les autres maladies du sang.

    En résumé, pionnière dans ce domaine, l’équipe d’hématologie des HUG a mis sur pied une plate-forme de diagnostic moléculaire performante qui, en moins d’une semaine, permet de sélectionner les meilleurs traitements en fonction des anomalies repérées dans les gènes des cellules leucémiques. La poursuite de cette recherche appliquée au patient rendra possible l’identification de l’ensemble des déficiences d’une cellule malade et fournira une sorte de code-barres permettant d’éviter les traitements inutiles (et certains effets toxiques) et de choisir les traitements les plus efficaces.

    Bravo et merci !

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  • Indice des centres financiers globaux : Genève en recul

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    Le « Global Financial Centres Index » (GFCI) est réalisé conjointement par Z/Yen Group et le Quatar Financial Centre Authority depuis 2007. Il examine, tous les 6 mois, environ 80 centres financiers et évalue leur compétitivité.

    Dans ce contexte, 14 facteurs sont examinés, dont la possibilité de trouver du personnel de qualité, l’environnement réglementaire, l’accès aux marchés financiers, les infrastructures (i.e. « property and occupancy costs »), un environnement juste et honnête («corruption perception index, opacity index»), l’action gouvernementale et sa sympathie envers la finance, les coûts opérationnels, la qualité de vie et le régime fiscal.

    La combinaison de ces facteurs permet de donner un rang à chaque centre financier dans différents domaines tels que le « business environment », l’accès au marché, les infrastructures et la compétitivité globale.

    Les résultats de l’enquête menée en septembre 2014 place New York au 1er rang juste devant Londres, Hong Kong, Singapour et San Francisco. Zurich perd deux places et se classe au 7ème rang. Genève se situe en 13ème position et perd ainsi 4 rangs par rapport au mois de mars 2014. Ce mauvais résultat qui fait sortir Genève du Top 10 s’explique notamment par les raisons suivantes :

    •    L’ensemble des centres européens enregistre des résultats en déclin. Zurich perd 2 rangs (7ème) et Luxembourg 3 rangs (15ème). Les centres offshore en particulier chutent : Jersey perd 21 rangs (62ème) et Guernsey 25 rangs (67ème).

    •    Les notes données par le GFCI se basent sur les réponses de 3'633 professionnels. Parmi ceux-ci, 48% sont issus d’Europe de l’Ouest. Leur avis constitue donc un poids significatif. Or, si ces derniers avaient bien noté Genève en mars 2014, ils ont été plutôt négatifs en septembre 2014. Leur perception de la place financière genevoise s’est donc altérée. Genève a été en revanche très bien notée par les professionnels d’Amérique du Nord et d’Europe de l’Est.

    •    Si Genève procure d’excellents services professionnels (7ème rang), elle perd des places en ce qui concerne sa réglementation ainsi que l’action gouvernementale et sa sympathie envers la finance: 8ème en septembre 2014 contre 6ème en mars 2014. En d’autres termes, les conditions cadre se sont détériorées et les perspectives sont incertaines quant à la volonté du gouvernement de les améliorer.

    Un point positif mérite d’être signalé : Genève est toujours considérée comme un centre dynamique et stable, alors que le Luxembourg se rapproche des places financières dites « imprévisibles » ou
    « volatiles », plus sensibles aux changements.

    Au vu de ce qui précède, il est grand temps que les autorités fédérales s’engagent avec détermination en faveur de la compétitivité de la place financière suisse et genevoise en comparaison internationale.

    Cet élément constitue d’ailleurs l’un des axes stratégiques figurant dans le document publié par le Conseil fédéral en décembre 2009 sous le nom de « Rapport Graber ». A ce jour, il n’a malheureusement pas été concrétisé sur ce point… 

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  • La Finance durable: une opportunité

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    CONTEXTE ET ENJEUX
    •    un contexte de défiance sans précédent envers les banques au niveau international.

    Le secteur financier a été sous le feu des critiques ces dernières années : mouvement "occupy wall street", crise des subprimes, scandale du libor, les raisons n'ont pas manqué de s'interroger non seulement sur la probité et l'éthique du secteur financier, mais même parfois son utilité directe pour la société. La recherche du profit à court terme a occulté le fait que l’argent n’est pas une fin en soi mais un outil dont l’économie a un besoin vital.

    Dans ce contexte chahuté, la place financière genevoise s’est également trouvée dans la ligne de mire de certains observateurs.

    Même s’il est nécessaire de procéder à une autocritique, il ne faut pas perdre de vue que le secteur bancaire et financier genevois doit avant tout son succès à la qualité de son infrastructure, à son expertise de gestion et à son innovation financière.


    GENÈVE, PLACE FORTE DE LA FINANCE DURABLE MONDIALE
    •    Genève figure parmi les toutes premières places du monde en matière de Finance Durable.

    Elle a surtout joué un rôle pionnier du secteur en étant aux avant-postes de l'innovation mondiale depuis plus de 10 ans, comme en témoigne l'ouvrage présenté ce soir par SFG,  et que la Fondation GPF est très fière d'avoir soutenu.

    Ces 10 innovations sont une vitrine du savoir-faire genevois et portent toutes les marques de fabrique qui forment notre identité au niveau international : expertise, professionnalisme, pragmatisme.

    •    Expertise, construite année après année, en développant de nouvelles approches d'investissement, de nouveaux instruments ou de nouveaux marchés pour lesquels les spécialistes genevois sont reconnus comme les meilleurs - et parfois les seuls - au monde

    •    Professionnalisme, lorsqu'il s'agit d'appliquer à ces nouveaux investissements la même rigueur et la même qualité que dans le reste de l'industrie financière, et démontrer au quotidien que la finance durable peut être pratiquée dans les mêmes conditions de risque et de performance que tout autre placement financier

    •    Pragmatisme, qui conduit les spécialistes de Genève à développer des produits concrets plutôt que des grandes théories, attachés à faire de la finance durable une réalité économique à la portée de tous les investisseurs, bien au-delà des concepts et des idéologies.


    LA FINANCE DURABLE, UN MOTEUR DE DÉVELOPPEMENT POUR L'AVENIR
    •    Pour les acteurs financiers de Genève, la finance durable représente bien davantage qu'un enjeu d'image

    La responsabilité du secteur financier
    Ne nous trompons pas de sujet. La finance durable n'est pas pour Genève un sympathique attribut qui permettrait de redorer notre réputation. Elle participe directement de la responsabilité première de la communauté financière : mettre l'économie et la finance au service de la société, lui redonner tout son sens, son utilité et sa noblesse.
     
    L'opportunité économique
    Mais la finance durable n'est pas seulement une question de responsabilité pour les acteurs financiers : nous sommes convaincus qu'elle représente surtout pour eux une formidable opportunité économique, à au moins deux niveaux :

    -    D'abord, elle représente un relais de croissance pour la place financière genevoise : les actifs dans la finance durable croissent significativement plus vite que ceux de la finance classique et le changement de génération qui touche tous nos clients ne fait que renforcer cette tendance. Les jeunes investisseurs sont en effet encore plus nombreux que leurs ainés à adopter l'ISR ou l'impact Investing, et le marché devrait donc encore s’accélérer dans les prochaines années. Par ailleurs, l'engouement pour la finance durable transcende également les frontières et permet d'attirer - ou de conserver - à Genève des actifs venus de toutes les régions du monde, y compris des marchés dits "matures" où il est très difficile aujourd'hui de gagner de nouveaux clients.

    -    Ensuite, l'expertise en finance durable constitue un vecteur de forte différenciation avec les autres places financières internationales qui ne disposent pas des mêmes atouts que nous, et notamment cet écosystème genevois si particulier que nous célébrons ce soir. A un moment ou nos avantages compétitifs historiques sont en partie remis en question, il est essentiel pour toute la place genevoise de se ré-inventer et de proposer aux investisseurs du monde entier une nouvelle offre qu'ils ne trouveront nulle part ailleurs avec la même concentration et le même degré d'expertise qu'à Genève.

    L'affluence à l'événement de ce soir est la meilleure illustration de cet état de fait : la finance durable est déjà une réalité économique qui créé des emplois à Genève aujourd'hui, et nous sommes convaincus qu'elle en créera davantage encore à l'avenir si nous faisons ce qu'il faut pour garder notre avance dans un domaine où, comme partout ailleurs, la compétition internationale se durcit.


    ALLER PLUS LOIN ET INVESTIR POUR DEMAIN
    •    Le savoir-faire et le faire savoir.

    Le savoir-faire
    Quel est donc le chemin à suivre pour demain? Tout d'abord, il est essentiel de préserver notre avance en continuant de faire ce que nous faisons le mieux : innover. Genève ne sera peut-être pas demain la première place de finance durable mondiale en termes d'actifs, mais nous voulons en tous cas qu'elle le soit en termes d'innovation et d'expertise, pour continuer à faire de Genève le laboratoire du monde.

    Cela nécessitera de renforcer les liens entre acteurs de la finance, organisations internationales, monde académique et pouvoirs publics pour une approche plus coordonnée de nos efforts. Cela demandera également sans doute une reconnaissance plus formelle de ce secteur comme un chantier prioritaire pour l'ensemble des instances concernées à Genève, à commencer bien sûr par la Fondation Genève Place Financière.

    Le faire-savoir
    Mais développer notre savoir-faire ne servira pas à grand-chose si nous ne le faisons pas savoir. Pour l'avoir vécu directement ces dernières années, nous savons combien la bataille de la communication est fondamentale dans notre monde globalisé et médiatisé d'aujourd'hui. Il nous faudra donc aussi progresser à ce niveau, mieux nous vendre et mieux nous défendre face à nos concurrents qui saisissent toutes les occasions de montrer leurs muscles quand nous recouvrons parfois les nôtres avec pudeur.  

    C'est sur ces deux missions - le savoir-faire et le faire savoir- que SFG travaille depuis 5 ans. Le livre que l'association nous présente aujourd'hui participe ainsi directement au rayonnement de Genève et à la revendication assumée de notre leadership en finance durable.
    La Fondation Genève Place Financière est donc très fière d'avoir été associée à cette initiative et de préfacer cet ouvrage. Nous nous réjouissons d'avoir été aux côtés de SFG depuis sa création, et quand bien même nous nous félicitons du chemin accompli en seulement 5 années, nous sommes convaincus que le meilleur reste à venir.

    (allocution prononcée à l’occasion de l’anniversaire de Sustainable Finance Geneva, le 15 septembre 2014)

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  • Aéroport de Genève: une infrastructure vitale

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    Je retranscris ici un extrait de mon intervention au Grand Conseil à l’occasion de l’adoption des comptes consolidés 2013 de l’Etat de Genève :

    L'Aéroport International de Genève (AIG) constitue une infrastructure vitale, tant pour une économie genevoise largement tournée vers l'exportation que pour les organisations internationales, fierté de notre canton.

    Malheureusement, certains au sein du Grand Conseil font feu de tout bois pour affaiblir cet aéroport. Je me réfère notamment à plusieurs motions et résolutions relatives à un prétendu "dumping salarial" qui serait pratiqué par certaines entreprises présentes sur le site aéroportuaire.

    En signant ces textes, les députés concernés ont relayé les revendications extrémistes d'un seul syndicat, voire d'un seul syndicaliste, qui a décidé de transformer l'AIG en scène ouverte de guérilla syndicale, en opposition totale à la paix du travail qui a fait la force de l'économie helvétique depuis des décennies.

    Il a été prouvé que les entreprises en question n'avaient en aucune manière eu de telles pratiques répréhensibles. L'Office cantonal de l'inspection du travail (OCIRT) a confirmé ce point.

    Je remercie ici le Conseiller d'Etat Pierre Maudet d'être intervenu pour pacifier cette situation rendue explosive par un seul agitateur syndical qui a d'ailleurs été désavoué de manière cinglante par sa propre organisation nationale.

    En ce qui concerne l'AIG, on soulignera aussi la nécessité de rénover l'aile Est destinée à accueillir les gros porteurs de manière décente en comparaison internationale. Genève a pris un retard considérable en la matière par rapport à ses homologues étrangers en Europe, au Moyen-Orient et en Extrême-Orient. Notre canton doit être en mesure de fournir des prestations dignes du rang qu'elle mérite d'occuper sur la scène mondiale.

    A cet égard, il est inconcevable que le Conseil d'Etat subventionne généreusement l'Association Noé 21 dont l'action principale réside dans une opposition frontale contre cet investissement indispensable au développement qualitatif de l'AIG. Le droit de recours des associations a certes été validé par le peuple suisse. Cela ne justifie toutefois en rien le versement d'une aide financière à une structure qui a bénéficié en 2013 de dons privés considérables.

    Il faut résister aux coups de boutoirs des décroissants qui visent la transformation de cette remarquable infrastructure en un aérodrome de campagne, de l'envergure de celui de Limoge !

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  • Deux mondes économiques s'affrontent à Genève

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    Depuis que je siège comme Député à la Commission de l’économie, j’ai pu prendre conscience du fossé infranchissable qui existe dans l’esprit de certains, du côté de la Gauche et des syndicats, entre, d’une part, l’économie néo-libérale et, d’autre part, l’économie sociale et solidaire. Cette conception réductrice peut être résumée comme suit :

    L’économie néo-libérale

    Le tissu économique genevois est avant tout composé d’entreprises privées dont le seul but est de maximiser leurs profits.

    Au sommet de l’échelle des prédateurs, on trouve sans conteste les entreprises actives dans le domaine de la banque et de la finance. Les 35'000 emplois qu’elles génèrent dans le canton ne trouvent aucune grâce aux yeux de ces observateurs, sans possibilité de rémission.

    Les négociants en matières premières se situent à peu près au même niveau dans cette galerie de l’évolution économique. Ils affament le monde, un point c’est tout.

    Pour les multinationales qui ont leur siège à Genève, la situation est à peine plus reluisante. Elles font figure de parasites en bénéficiant de statuts fiscaux indus. Il s’agit donc de les bouter hors du canton, grâce notamment à l’initiative socialiste intitulée « pas de cadeaux aux multinationales ».

    Vous pourriez vous dire que les nombreuses PME qui font la richesse et la diversité de l’économie locale, se verraient parées de quelques vertus. Détrompez-vous !

    Tout d’abord, il est légitime de les soumettre à une multitude de taxes et de tracasseries administratives, comme cela se pratique à large échelle dans l’hôtellerie et la restauration. Reste encore à imposer dans tout le secteur un salaire minimum à CHF 4'000.- pour faire bonne mesure. 

    Dans le domaine du bâtiment, tout n’est que dumping salarial et travail au noir. Il est urgent de mettre derrière chaque entreprise un inspecteur délégué par les syndicats pour dénoncer les innombrables tricheries. C’est le but visé par l’initiative 151.

    Le commerce de détail n’est pas mieux loti. Les commerçants sont des esclavagistes qui ne pensent qu’à prolonger les heures d’ouverture des magasins, tout en refusant d’assurer un salaire minimum. Et tant pis si le tourisme d’achat en France voisine explose !

    L’économie sociale et solidaire

    Dans ce monde idyllique, tout n’est que calme et volupté (pas de luxe évidemment !). On tend à l’autogestion, à une égalité totale des salaires entre les différentes fonctions. Le profit est mal vu dans ces structures qui visent exclusivement le bien commun.

    Pour que cet esprit bienfaisant puisse s’épanouir en toute liberté, il serait déplacé d’imposer des contraintes, quelles qu’elles soient, à ces merveilleuses entités.

    Vous trouvez que je tombe dans la caricature ?

    Voici un exemple récent qui démontrera la justesse de mon propos :

    L’Usine, lieu bien connu des Genevois, est non seulement un centre culturel, mais également l’un des débits de boissons alcoolisées les plus importants du canton.

    Sous prétexte d’exception culturelle, l’Usine estime qu’elle ne saurait être soumise à des normes valables uniquement pour les vulgaires entreprises mentionnées ci-dessus.

    En termes de rémunération, on est loin des CHF 4'000.- mensuels pour un plein temps, comme le veut pourtant l’initiative pour un salaire minimum. En effet, on peut lire dans une offre d’emploi du 27 mars 2013, que l’Usine recherche un permanent à 50% pour un salaire net de CHF 2'000.- par mois. Jusque-là, tout va bien. Mais l’annonce précise qu’il est également exigé de l’employé en question « un temps de travail bénévole » à hauteur « d’environ 25% ». Nous voilà donc à CHF 2'000.- net par mois pour un poste à 75%.  La culture justifie-t-elle donc de douloureuses entorses aux sacro-saints principes prônés par la Gauche et les syndicats ?

    Par ailleurs, l’Usine se révolte avec véhémence contre la volonté de l’Etat de lui appliquer les mêmes exigences qu’à tous les autres acteurs économiques et culturels de la place, en matière de taxes et d’autorisations. Dans un manifeste publié sur son site internet elle vitupère : « Mais l’Usine ne rentre pas dans les cases administratives de l’Etat… Au nom des normes, l’Etat voudrait contraindre l’Usine à changer, au péril de ses valeurs et de sa liberté ».

    « Liberté », le mot est lâché ! L’Usine devrait donc pouvoir continuer à bénéficier d’un traitement de faveur par rapport aux autres débits de boissons, auxquels elle fait une concurrence débridée.  Adieu, taxes, autorisations et contraintes administratives, la Culture ne saurait être censurée par ces contingences bassement matérialistes.

    Ces éléments concrets jettent une lumière plutôt crue sur ce haut-lieu de la vie nocturne.

    Mais j’oubliais le plus important : la merveilleuse économie sociale et solidaire…. est en général grassement subventionnée. Or, sans les impôts versés par les affreuses entreprises de l’économie antisociale et égoïste, point de subventions. Il n’est pas inutile de rappeler que les domaines de la finance, du négoce de matières premières et du luxe ont généré en 2013 environ 65% de l’impôt sur le bénéfice et le capital des personnes morales. En 2013 toujours, près de 70% de la taxe professionnelle communale en Ville de Genève proviennent de la place financière. C’est précisément cette commune qui distribue ses largesses à l’Usine.

    L’existence-même du monde magique de l’économie sociale et solidaire dépend donc de la prospérité de l’abominable économie néo-libérale.

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  • Place financière genevoise: chiffres et défis

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    Les chiffres

    La place financière genevoise repose sur trois piliers interdépendants : la gestion de fortune internationale, le financement du négoce de matières premières, la banque commerciale et de détail.

    Cette diversification remarquable permet à Genève de figurer dans le "top ten" des places financière globales au niveau mondial.

    Le canton de Genève héberge 122 banques et emploient environ 19'500 collaboratrices et collaborateurs hautement qualifiés-

    Les banques en mains étrangères représentent environ la moitié de ces établissements et génèrent plus de 40% des emplois bancaires. Leur présence à Genève est donc vitale. Elles sont très sensibles à l'évolution des conditions-cadre et constituent dès lors des indicateurs avancés pour l'attractivité du canton.

    Au sens large, la place financière genevoise comporte environ 6'500 entreprises très diversifiées (banques, assurances, gérants indépendants, fiduciaires, avocats, etc.). Elle assure plus de 35'000 emplois à haute valeur ajoutée et contribue à hauteur de 17,4% du PIB cantonal.

    Dans ce tableau, on ne peut pas occulter l'importance majeure des acteurs actifs dans le négoce de matières premières. On peut véritablement parler de véritable "cluster" dans la région lémanique avec la présence des sociétés de trading, des banques, des sociétés de shipping et des entreprises actives dans le domaine de la surveillance et de la certification. L'Arc lémanique occupe une position de leader mondial ou européen dans de nombreux domaines: le pétrole brut, les céréales et les oléagineux, le sucre et le coton.

    Soulignons encore que la place financière et les activités liées au commerce (dont fait partie le trading de matières premières) ont contribué en 2013 à hauteur de 43% aux recettes de l'impôt cantonal sur le bénéfice et le capital des personnes morales. A ce montant, il faut ajouter l'apport fiscal des banquiers privés imposés comme des personnes physiques.

    Les défis

    La sécurité juridique et la prévisibilité du droit ont toujours été une marque de fabrique de la Suisse et de sa place financière. Elles ont contribué à ce que les clients des banques suisses puissent placer leur confiance dans notre système financier.

    A l'heure actuelle, notre place financière se trouve face à de grands enjeux législatifs, réglementaires et fiscaux qui vont définir les contours de cette industrie pour les années à venir.

    Parmi ces défis on peut citer notamment:

    - l'accès au marché

    - le règlement du passé

    - l'échange automatique d'informations fiscales

    - la réforme de l'imposition des entreprises

    - les conséquences de la votation du 9 février sur l'immigration.

    Dans ce contexte, il faut garder à l'esprit cet impératif de sécurité et de prévisibilité. Si, par malheur, ces deux valeurs cardinales venaient à être durablement écornées, l'attractivité de la place financière s'en trouverait gravent atteinte.

    Une autre préoccupation réside dans la garantie d'une égalité de traitement avec les places financières concurrentes. Tout désavantage compétitif infligé au secteur de la finance genevoise au nom du perfectionnisme helvétique aura immanquablement des conséquences négatives sur les chiffres impressionnants mentionnés ci-dessous, au détriment de la prospérité de notre canton.

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  • Forfaits fiscaux: ne soyons pas naïfs face à la concurrence de Londres !

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    L’acharnement du PS genevois à assécher les recettes fiscales du canton est stupéfiant ! Il opère son travail de sape notamment par le biais de deux initiatives populaires. L’une est dirigée contre les entreprises multinationales, qualifiées de « parasites », et l’autre vise les bénéficiaires des forfaits fiscaux considérés comme des « profiteurs ». Aujourd’hui, nous parlons de cette dernière.

    En écoutant M. de Saint-Marie, ancien président du PS local, les bras m’en tombent. Il s’offusque du fait que la Suisse héberge quelque 6'000 forfaitaires et que Genève en accueille environ 700.

    Il oublie que la Suisse n’est pas une île. La concurrence fiscale est féroce entre les différents Etats.

    A Londres, par exemple, on compte plus de 100'000 bénéficiaires du statut de résident non domicilié qui est plus favorable que le forfait fiscal. J’ai bien dit plus de 100'000 bénéficiaires !

    Londres se frotte déjà les mains en suivant de près les initiatives suicidaires de la Gauche genevoise. On peut déjà constater que Londres accueille à bras ouverts les exilés français fuyant le régime socialiste et ses mesures fiscales confiscatoires. Londres est ainsi devenue l’une des dix plus grandes villes de France.

    Cessons d’être naïfs !

    Cessons de nous tirer des rafales dans le pied !

    Cessons de favoriser de manière irresponsable les concurrents de la Suisse qui attirent sans complexe nos contribuables personnes physiques et personnes morales, notre prospérité et nos emplois !

    Disons NON à cette initiative qui va assécher nos finances cantonales, au détriment d’une classe moyenne que la Gauche prétend défendre et qui devra payer les conséquences de cette frénésie anti-riches.

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  • Frein à l'endettement: la réaction surprenante du Cartel intersyndical

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    Dans le cadre de la campagne pour le sauvetage des caisses de pension publiques, je m’étais engagé avec conviction en faveur du projet de loi soumis à votation populaire. Pour rappel, la CIA se trouvait alors dans une situation grave de sous-couverture qui nécessitait des mesures d’assainissement urgentes. Pour moi, il était préférable d’injecter des montants considérables dans le renflouement de ce navire en perdition, plutôt que de devoir subir les risques énormes liés à une liquidation pure et simple.

    En acceptant cette solution raisonnable, les contribuables genevois ont consenti un sacrifice considérable, dépassant 130 millions par an pendant 40 ans, sans aucune prestation publique supplémentaire.

    En contrepartie, ces mêmes contribuables sont en droit de s'attendre à ce que l’Etat soit géré de manière efficace et économe. Dans ce domaine, il y a de la marge. La Chambre de commerce (CCIG) rappelait dans une étude publiée en 2013 que les pouvoirs publics genevois dépensent près de 22'000.- francs par habitant, alors que les Zurichois ne dépensent que 14'000.- environ. Ces dépenses publiques largement supérieures à la moyenne suisse, ont conduit le canton de Genève à accumuler une dette abyssale, qui atteindra bientôt les 14 milliards.

    Face à ce constat alarmant, des députés PLR, dont je fais partie, ont estimé qu’il fallait agir et fixer un cadre plus strict aux finances publiques. Un projet de loi a donc été déposé à cet effet. Il prévoit le principe simple de ré-allocation des ressources : de nouveaux postes ne pourront être créés en faveur d’une politique publique que si une diminution équivalente est prévue ailleurs. D’autre part, la croissance des charges est limitée au renchérissement (inflation). Certaines exceptions sont prévues pour assurer la flexibilité nécessaire. Le but final est de diminuer la dette pour qu’elle ne dépasse pas un an de revenu.

    C’est avec stupéfaction que j’ai pris connaissance de la réaction du Cartel intersyndical de la fonction publique suite au dépôt de ce projet de loi. Dans la TdG du 26 février, le représentant du Cartel a avancé comme argument principal pour s’opposer à cette mesure le fait que « tout gel ou diminution de fonctionnaires met en effet l’équilibre de la nouvelle Caisse de pension en péril… ».

    Ainsi, pour le Cartel, il faudrait continuer à gonfler le nombre de fonctionnaires dans le seul but de garantir le plan de financement de leur caisse de pension. La pertinence des prestations fournies ou leur coût ne serait donc pas une priorité. Seul compte le nombre de serviteurs de l’Etat et le maintien sur la durée de la masse salariale.

    Je suis loin d’être persuadé que la majorité des contribuables genevois, qui sont déjà très lourdement imposés en comparaison intercantonale, apprécie cette manière d’appréhender le rôle de la fonction publique.

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  • L'accès au marché: un enjeu vital pour la place financière genevoise !

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    Le nouveau classement des « Global Financial Centers » vient d’être publié et peut être téléchargé à l’adresse suivante: http://www.longfinance.net/images/GFCI14_30Sept2013.pdf.

    Zurich occupe la 6ème place de ce palmarès alors que Genève se situe au 8ème rang (tous deux en recul d’une place par rapport au classement précédent). On notera néanmoins avec satisfaction la position enviable des deux principaux centres financiers helvétiques dans le Top 10, toujours dominé par  un trio de tête composé de Londres, New York et Hong Kong.

    Ce classement porte sur 80 places internationales et représente le résultat d’une pondération de plus de 100 critères, combinée avec les commentaires exprimés par environ 2’800 personnes.

    Genève demeure la 3ème place européenne et la 1ère place francophone. Elle est particulièrement bien notée par les répondants en provenance du Proche-Orient, d’Afrique, d’Amérique du Nord et d’Europe.

    Pour conserver son rang, la place financière genevoise devra continuer à pouvoir bénéficier de conditions-cadre favorables. Il faudra notamment que les gestionnaires de fortune puissent aller proposer leurs services à leurs clients à l’étranger. La question de l’accès au marché, en particulier européen, revêt donc une importance cruciale.

    Or, depuis l’éclatement de la crise financière, notre place se trouve confrontée à une tendance accrue au protectionnisme chez nos voisins européens. Elle se concrétise notamment par le projet de directive MiFID II (« Markets In Financial Instruments Directive »). Sous prétexte de renforcer la protection des investisseurs, Bruxelles entend imposer aux intermédiaires financiers helvétiques une obligation de passer par une succursale sur sol européen pour fournir des prestations aux clients situés sur le territoire de l’UE. Les contours de ces nouvelles contraintes sont actuellement en discussion, mais le « Financial Times » du 30 septembre relève d’ores et déjà que leur impact sur l’emploi en Suisse dans le domaine de la gestion transfrontalière risque d’être majeur. Le grand quotidien britannique cite un représentant de l’ASB qui parle de la suppression d’au moins 7’000 postes de travail.

    Il est dès lors grand temps que l’Administration fédérale et le monde politique prennent conscience de cet enjeu et s’engagent pour répondre concrètement à ce défi de taille. Il en va de la prospérité de notre canton et de notre pays.

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  • Procter & Gamble: une multinationale très locale

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    Procter & Gamble (P&G) célèbre le 60ème anniversaire de sa présence en Suisse. Cet événement nous donne l’occasion  de rappeler quelques chiffres relatifs à cette entreprise

    • avec ses quelque 3'000 collaboratrices et collaborateurs  P & G est le 3ème employeur privé du canton de Genève.
    • les retombées annuelles directes de son activité (salaires, charges sociales, impôts, etc.) sont estimées à près de 1 milliard.
    • Sur son site, P&G génère environ 200 emplois auprès d’entreprises tierces, actives dans l’entretien, la restauration, les installations électriques, les multimédias, etc.
    •  P&G a développé des partenariats avec plus de 100 entreprises locales.

    Ces données chiffrées démontrent l’enracinement profond de P&G dans le tissu genevois et l’interdépendance qui existe entre les multinationales et les entreprises locales.

    Lors de la cérémonie destinée à marquer ce jubilé, la parole a été donnée à Mme Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch, Secrétaire d’Etat et directrice du SECO. Dans son allocution, elle a souligné l’importance des grandes entreprises en relevant que les 10'000 multinationales suisses et étrangères présentes dans notre pays génèrent environ 30% du PIB, emploient directement 1,3 millions de personnes et assurent plus de 30% de l’impôt sur les bénéfices. Elles sont en outre à la pointe de la formation professionnelle et jouent un rôle moteur pour l’innovation.

    Mme Ineichen-Fleisch a également insisté sur le fait que l’attractivité de la Suisse pour les multinationales reposait en particulier sur deux conditions-cadre essentielles, à savoir un marché du travail flexible et l’accès à une main d’œuvre qualifiée. A cet égard, la Secrétaire d’Etat a insisté sur le danger que représentent tant l’Initiative « 1 : 12 – Pour des salaires équitables » que celle prévoyant l’introduction d’un salaire minimum. Elle a clairement appelé à leur rejet.

    M. Charles Beer, Président du Conseil d’Etat, a aussi pris la parole à cette occasion. Après avoir évoqué l’application concrète par P&G des trois piliers du développement durable, il est revenu sur l’indispensable adaptation de la fiscalité des personnes morales dans notre canton. Il a rappelé l’unanimité qui existe au sein du Conseil d’Etat en faveur de la fixation d’un taux unique à 13%. Il a également martelé que cette réforme était tout simplement vitale, dans la mesure où elle devait permettre de conserver à Genève des dizaines de milliers d’emplois.

    On peut se réjouir du fait que cet anniversaire ait pu servir à mettre en avant les défis principaux qui attendent notre canton dans les mois et années à venir. On peut surtout inviter certains élus, qui n’ont de cesse de critiquer les multinationales, à revoir leur position (furieusement dogmatique) et à considérer de manière plus objective les retombées positives assurées par une entreprise comme Procter & Gamble.

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  • Supplice chinois

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    La Chine est aujourd’hui le troisième partenaire commercial de notre pays, derrière l’Union européenne et les Etats-Unis. Depuis 1990, les exportations vers cet Etat ont été multipliées par 20 et le volume des importations est 15 fois plus important qu’il y a deux décennies.

    Pour Genève, le marché chinois est tout simplement vital. Des fleurons industriels comme Charmilles Technologies et Firmenich y ont déjà développé des activités importantes. Les grands horlogers de la place considèrent l’Empire du Milieu comme un débouché stratégique.

    Par ailleurs, des sociétés de négoces chinoises se sont implantées à Genève et des entreprises chinoises actives dans la pharma et la biotechnologie ont montré de l’intérêt pour notre canton.

    Le Conseil d’Etat et le très dynamique service de la promotion économique, en collaboration étroite avec la Chambre de commerce, de l’industrie et des services (CCIG) déploient des efforts considérables pour renforcer ces liens sino-genevois. Ces démarches sont couronnées d’un succès remarquable.

    Dans cet esprit, l’ouverture d’une ligne aérienne directe entre Genève et Pékin a constitué une victoire d’étape importante. De même, les représentants d’une trentaine d’entreprises genevoises vont accompagner le Président du Conseil d’Etat, le Socialiste Charles Beer, à Pékin le 16 septembre prochain dans le cadre de la signature d’un accord stratégique de coopération avec la capitale chinoise (voir TdG du 11 juillet 2013).

    La conclusion récente d’un accord de libre-échange entre la Suisse et la Chine vient encore renforcer cette dynamique gagnante. Ce texte contribuera à améliorer l’accès au marché chinois et à garantir la sécurité du droit, notamment en matière de propriété intellectuelle. Il comporte aussi un chapitre relatif aux questions environnementales.

    Cet accord de libre-échange a donc été accueilli très favorablement par le canton et les entreprises exportatrices, qui contribuent massivement à la prospérité de notre économie.

    Mais, malheureusement, dans ce dossier également, Genève est soumise aux affres d’un supplice insoutenable, à savoir celui de l’écartèlement entre la Ville et le Canton.

    Le Maire socialiste de Genève, Mme Sandrine Salerno (dont on connaît déjà la franche hostilité vis-à-vis des multinationales), a en effet exprimé publiquement ses réserves vis-à-vis de cet accord de libre-échange sino-suisse (voir TdG du 10 juillet 2013).

    Que vont penser nos partenaires chinois de ces contradictions internes ?

    On ne peut que regretter cette cacophonie et déplorer l’occasion manquée par la Constituante de régler une fois pour toute cette problématique lancinante des relations Ville-Canton qui relèvent d’un véritable casse-tête…. chinois lui aussi.

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  • La Genève internationale est aussi culturelle

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    Lorsque l'on évoque la Genève internationale, on pense d'abord aux institution telles l'ONU, l'OMS, l'OMC, au CICR ou encore aux nombreuses ONG actives dans le domaine des droits de l'Homme et du dévoloppement.

    Mais d'autres structures s'inscrivent dans cette dynamique et participent activement au rayonnement de la Ville du bout du lac, notamment dans le domaine culturel.

    On peut citer pour exemple la Seiji Ozawa International Academy Switzerland. Cette fondation a été créée en 2004 à Genève par le célébrissime chef d'orchestre japonais Seiji Ozawa, dans le but de transmettre la pratique musicale du quattuor à des musiciens parmi les plus talentueux de la jeune génération.

    Tous les étés, la direction artistique, les professeurs et les interprètes se retrouvent sur les bords du lac Léman aux côté du Maestro japonais pour dix jours d'intense travail. Il est remarquable de constater que les élèves, triés sur le volet, sont issus de nombreux pays du monde.

    A l'issue de ces ateliers, grâce au soutien de fidèles sponsors, les participants offrent un concert de clôture au public genevois. Il a eu lieu cette année le 30 juin devant un auditoire subjugué par l'énergie dégagée par ces musiciens.

    Ces derniers ont démontré avec éclat que la musique classique n'a rien de ringard. Ils ont en particulier interprété, en première mondiale, une oeuvre du compositeur contemporain Christoph Ehrenfellner, né en 1975, intitulée "La Ballade de la Tsvetaeva". Le compositeur n'a malheureusement pas pu assister à cet événement, pour cause de naissance de son enfant !  La musique classique est donc bien vivante...

    Merci à Seiji Ozawa d'avoir choisi Genève pour implanter cette pépinière de virtuoses !

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  • Impôts et dépenses publiques: certaines vérités sont bonnes à dire (et à lire) !

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    La Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève (CCIG) vient de publier son étude intitulée « Impôts et dépenses publiques : inquiétudes pour les Genevois ». Elle peut être téléchargée à l’adresse suivante : http://issuu.com/cellcomm/docs/imp__ts_et_d__penses_publiques_2013

    Cette analyse fouillée comporte de nombreuses données objectives sur le niveau de l’imposition et des dépenses publiques en comparaison intercantonale.

    Alors que certains, à gauche de l’échiquier politique, font de l’augmentation massive de la fiscalité un point fort de leur campagne, il ressort des chiffres fournis par la CCIG qu’à Genève, les recettes des impôts directs par habitant sont déjà à l’heure actuelle les plus élevées de Suisse. De même, il est démontré que moins de 2% des contribuables assurent 30% de l’impôt sur le revenu alors que, à l’inverse, près de 30% des contribuables ne paient pas un franc d’impôt. La progressivité de l’impôt est donc extrême.

    Ceux qui réclament une hausse de la fiscalité estiment que Genève est trop chiche en matière de service public et ne répond pas aux besoins de la population. Or, l’étude précitée relève que les pouvoirs publics genevois dépensent 22'000.- francs par habitant, alors que les Zurichois se limitent à 14'000.- francs environ. Ces deux agglomérations sont pourtant confrontées à des défis similaires en matière de prestations à la population et d’infrastructures. Comment expliquer une telle différence dans le niveau des dépenses ?

    En tout état, il ressort d’un sondage réalisé par la société M.I.S Trend que 86,2 % des personnes interrogées s’opposent à toute hausse d’impôt et veulent que l’Etat gère mieux les ressources disponibles.

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