22/09/2014

Indice des centres financiers globaux : Genève en recul

Le « Global Financial Centres Index » (GFCI) est réalisé conjointement par Z/Yen Group et le Quatar Financial Centre Authority depuis 2007. Il examine, tous les 6 mois, environ 80 centres financiers et évalue leur compétitivité.

Dans ce contexte, 14 facteurs sont examinés, dont la possibilité de trouver du personnel de qualité, l’environnement réglementaire, l’accès aux marchés financiers, les infrastructures (i.e. « property and occupancy costs »), un environnement juste et honnête («corruption perception index, opacity index»), l’action gouvernementale et sa sympathie envers la finance, les coûts opérationnels, la qualité de vie et le régime fiscal.

La combinaison de ces facteurs permet de donner un rang à chaque centre financier dans différents domaines tels que le « business environment », l’accès au marché, les infrastructures et la compétitivité globale.

Les résultats de l’enquête menée en septembre 2014 place New York au 1er rang juste devant Londres, Hong Kong, Singapour et San Francisco. Zurich perd deux places et se classe au 7ème rang. Genève se situe en 13ème position et perd ainsi 4 rangs par rapport au mois de mars 2014. Ce mauvais résultat qui fait sortir Genève du Top 10 s’explique notamment par les raisons suivantes :

•    L’ensemble des centres européens enregistre des résultats en déclin. Zurich perd 2 rangs (7ème) et Luxembourg 3 rangs (15ème). Les centres offshore en particulier chutent : Jersey perd 21 rangs (62ème) et Guernsey 25 rangs (67ème).

•    Les notes données par le GFCI se basent sur les réponses de 3'633 professionnels. Parmi ceux-ci, 48% sont issus d’Europe de l’Ouest. Leur avis constitue donc un poids significatif. Or, si ces derniers avaient bien noté Genève en mars 2014, ils ont été plutôt négatifs en septembre 2014. Leur perception de la place financière genevoise s’est donc altérée. Genève a été en revanche très bien notée par les professionnels d’Amérique du Nord et d’Europe de l’Est.

•    Si Genève procure d’excellents services professionnels (7ème rang), elle perd des places en ce qui concerne sa réglementation ainsi que l’action gouvernementale et sa sympathie envers la finance: 8ème en septembre 2014 contre 6ème en mars 2014. En d’autres termes, les conditions cadre se sont détériorées et les perspectives sont incertaines quant à la volonté du gouvernement de les améliorer.

Un point positif mérite d’être signalé : Genève est toujours considérée comme un centre dynamique et stable, alors que le Luxembourg se rapproche des places financières dites « imprévisibles » ou
« volatiles », plus sensibles aux changements.

Au vu de ce qui précède, il est grand temps que les autorités fédérales s’engagent avec détermination en faveur de la compétitivité de la place financière suisse et genevoise en comparaison internationale.

Cet élément constitue d’ailleurs l’un des axes stratégiques figurant dans le document publié par le Conseil fédéral en décembre 2009 sous le nom de « Rapport Graber ». A ce jour, il n’a malheureusement pas été concrétisé sur ce point… 

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16/09/2014

La Finance durable: une opportunité

CONTEXTE ET ENJEUX
•    un contexte de défiance sans précédent envers les banques au niveau international.

Le secteur financier a été sous le feu des critiques ces dernières années : mouvement "occupy wall street", crise des subprimes, scandale du libor, les raisons n'ont pas manqué de s'interroger non seulement sur la probité et l'éthique du secteur financier, mais même parfois son utilité directe pour la société. La recherche du profit à court terme a occulté le fait que l’argent n’est pas une fin en soi mais un outil dont l’économie a un besoin vital.

Dans ce contexte chahuté, la place financière genevoise s’est également trouvée dans la ligne de mire de certains observateurs.

Même s’il est nécessaire de procéder à une autocritique, il ne faut pas perdre de vue que le secteur bancaire et financier genevois doit avant tout son succès à la qualité de son infrastructure, à son expertise de gestion et à son innovation financière.


GENÈVE, PLACE FORTE DE LA FINANCE DURABLE MONDIALE
•    Genève figure parmi les toutes premières places du monde en matière de Finance Durable.

Elle a surtout joué un rôle pionnier du secteur en étant aux avant-postes de l'innovation mondiale depuis plus de 10 ans, comme en témoigne l'ouvrage présenté ce soir par SFG,  et que la Fondation GPF est très fière d'avoir soutenu.

Ces 10 innovations sont une vitrine du savoir-faire genevois et portent toutes les marques de fabrique qui forment notre identité au niveau international : expertise, professionnalisme, pragmatisme.

•    Expertise, construite année après année, en développant de nouvelles approches d'investissement, de nouveaux instruments ou de nouveaux marchés pour lesquels les spécialistes genevois sont reconnus comme les meilleurs - et parfois les seuls - au monde

•    Professionnalisme, lorsqu'il s'agit d'appliquer à ces nouveaux investissements la même rigueur et la même qualité que dans le reste de l'industrie financière, et démontrer au quotidien que la finance durable peut être pratiquée dans les mêmes conditions de risque et de performance que tout autre placement financier

•    Pragmatisme, qui conduit les spécialistes de Genève à développer des produits concrets plutôt que des grandes théories, attachés à faire de la finance durable une réalité économique à la portée de tous les investisseurs, bien au-delà des concepts et des idéologies.


LA FINANCE DURABLE, UN MOTEUR DE DÉVELOPPEMENT POUR L'AVENIR
•    Pour les acteurs financiers de Genève, la finance durable représente bien davantage qu'un enjeu d'image

La responsabilité du secteur financier
Ne nous trompons pas de sujet. La finance durable n'est pas pour Genève un sympathique attribut qui permettrait de redorer notre réputation. Elle participe directement de la responsabilité première de la communauté financière : mettre l'économie et la finance au service de la société, lui redonner tout son sens, son utilité et sa noblesse.
 
L'opportunité économique
Mais la finance durable n'est pas seulement une question de responsabilité pour les acteurs financiers : nous sommes convaincus qu'elle représente surtout pour eux une formidable opportunité économique, à au moins deux niveaux :

-    D'abord, elle représente un relais de croissance pour la place financière genevoise : les actifs dans la finance durable croissent significativement plus vite que ceux de la finance classique et le changement de génération qui touche tous nos clients ne fait que renforcer cette tendance. Les jeunes investisseurs sont en effet encore plus nombreux que leurs ainés à adopter l'ISR ou l'impact Investing, et le marché devrait donc encore s’accélérer dans les prochaines années. Par ailleurs, l'engouement pour la finance durable transcende également les frontières et permet d'attirer - ou de conserver - à Genève des actifs venus de toutes les régions du monde, y compris des marchés dits "matures" où il est très difficile aujourd'hui de gagner de nouveaux clients.

-    Ensuite, l'expertise en finance durable constitue un vecteur de forte différenciation avec les autres places financières internationales qui ne disposent pas des mêmes atouts que nous, et notamment cet écosystème genevois si particulier que nous célébrons ce soir. A un moment ou nos avantages compétitifs historiques sont en partie remis en question, il est essentiel pour toute la place genevoise de se ré-inventer et de proposer aux investisseurs du monde entier une nouvelle offre qu'ils ne trouveront nulle part ailleurs avec la même concentration et le même degré d'expertise qu'à Genève.

L'affluence à l'événement de ce soir est la meilleure illustration de cet état de fait : la finance durable est déjà une réalité économique qui créé des emplois à Genève aujourd'hui, et nous sommes convaincus qu'elle en créera davantage encore à l'avenir si nous faisons ce qu'il faut pour garder notre avance dans un domaine où, comme partout ailleurs, la compétition internationale se durcit.


ALLER PLUS LOIN ET INVESTIR POUR DEMAIN
•    Le savoir-faire et le faire savoir.

Le savoir-faire
Quel est donc le chemin à suivre pour demain? Tout d'abord, il est essentiel de préserver notre avance en continuant de faire ce que nous faisons le mieux : innover. Genève ne sera peut-être pas demain la première place de finance durable mondiale en termes d'actifs, mais nous voulons en tous cas qu'elle le soit en termes d'innovation et d'expertise, pour continuer à faire de Genève le laboratoire du monde.

Cela nécessitera de renforcer les liens entre acteurs de la finance, organisations internationales, monde académique et pouvoirs publics pour une approche plus coordonnée de nos efforts. Cela demandera également sans doute une reconnaissance plus formelle de ce secteur comme un chantier prioritaire pour l'ensemble des instances concernées à Genève, à commencer bien sûr par la Fondation Genève Place Financière.

Le faire-savoir
Mais développer notre savoir-faire ne servira pas à grand-chose si nous ne le faisons pas savoir. Pour l'avoir vécu directement ces dernières années, nous savons combien la bataille de la communication est fondamentale dans notre monde globalisé et médiatisé d'aujourd'hui. Il nous faudra donc aussi progresser à ce niveau, mieux nous vendre et mieux nous défendre face à nos concurrents qui saisissent toutes les occasions de montrer leurs muscles quand nous recouvrons parfois les nôtres avec pudeur.  

C'est sur ces deux missions - le savoir-faire et le faire savoir- que SFG travaille depuis 5 ans. Le livre que l'association nous présente aujourd'hui participe ainsi directement au rayonnement de Genève et à la revendication assumée de notre leadership en finance durable.
La Fondation Genève Place Financière est donc très fière d'avoir été associée à cette initiative et de préfacer cet ouvrage. Nous nous réjouissons d'avoir été aux côtés de SFG depuis sa création, et quand bien même nous nous félicitons du chemin accompli en seulement 5 années, nous sommes convaincus que le meilleur reste à venir.

(allocution prononcée à l’occasion de l’anniversaire de Sustainable Finance Geneva, le 15 septembre 2014)

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30/06/2014

Aéroport de Genève: une infrastructure vitale

Je retranscris ici un extrait de mon intervention au Grand Conseil à l’occasion de l’adoption des comptes consolidés 2013 de l’Etat de Genève :

L'Aéroport International de Genève (AIG) constitue une infrastructure vitale, tant pour une économie genevoise largement tournée vers l'exportation que pour les organisations internationales, fierté de notre canton.

Malheureusement, certains au sein du Grand Conseil font feu de tout bois pour affaiblir cet aéroport. Je me réfère notamment à plusieurs motions et résolutions relatives à un prétendu "dumping salarial" qui serait pratiqué par certaines entreprises présentes sur le site aéroportuaire.

En signant ces textes, les députés concernés ont relayé les revendications extrémistes d'un seul syndicat, voire d'un seul syndicaliste, qui a décidé de transformer l'AIG en scène ouverte de guérilla syndicale, en opposition totale à la paix du travail qui a fait la force de l'économie helvétique depuis des décennies.

Il a été prouvé que les entreprises en question n'avaient en aucune manière eu de telles pratiques répréhensibles. L'Office cantonal de l'inspection du travail (OCIRT) a confirmé ce point.

Je remercie ici le Conseiller d'Etat Pierre Maudet d'être intervenu pour pacifier cette situation rendue explosive par un seul agitateur syndical qui a d'ailleurs été désavoué de manière cinglante par sa propre organisation nationale.

En ce qui concerne l'AIG, on soulignera aussi la nécessité de rénover l'aile Est destinée à accueillir les gros porteurs de manière décente en comparaison internationale. Genève a pris un retard considérable en la matière par rapport à ses homologues étrangers en Europe, au Moyen-Orient et en Extrême-Orient. Notre canton doit être en mesure de fournir des prestations dignes du rang qu'elle mérite d'occuper sur la scène mondiale.

A cet égard, il est inconcevable que le Conseil d'Etat subventionne généreusement l'Association Noé 21 dont l'action principale réside dans une opposition frontale contre cet investissement indispensable au développement qualitatif de l'AIG. Le droit de recours des associations a certes été validé par le peuple suisse. Cela ne justifie toutefois en rien le versement d'une aide financière à une structure qui a bénéficié en 2013 de dons privés considérables.

Il faut résister aux coups de boutoirs des décroissants qui visent la transformation de cette remarquable infrastructure en un aérodrome de campagne, de l'envergure de celui de Limoge !

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03/05/2014

Deux mondes économiques s'affrontent à Genève

Depuis que je siège comme Député à la Commission de l’économie, j’ai pu prendre conscience du fossé infranchissable qui existe dans l’esprit de certains, du côté de la Gauche et des syndicats, entre, d’une part, l’économie néo-libérale et, d’autre part, l’économie sociale et solidaire. Cette conception réductrice peut être résumée comme suit :

L’économie néo-libérale

Le tissu économique genevois est avant tout composé d’entreprises privées dont le seul but est de maximiser leurs profits.

Au sommet de l’échelle des prédateurs, on trouve sans conteste les entreprises actives dans le domaine de la banque et de la finance. Les 35'000 emplois qu’elles génèrent dans le canton ne trouvent aucune grâce aux yeux de ces observateurs, sans possibilité de rémission.

Les négociants en matières premières se situent à peu près au même niveau dans cette galerie de l’évolution économique. Ils affament le monde, un point c’est tout.

Pour les multinationales qui ont leur siège à Genève, la situation est à peine plus reluisante. Elles font figure de parasites en bénéficiant de statuts fiscaux indus. Il s’agit donc de les bouter hors du canton, grâce notamment à l’initiative socialiste intitulée « pas de cadeaux aux multinationales ».

Vous pourriez vous dire que les nombreuses PME qui font la richesse et la diversité de l’économie locale, se verraient parées de quelques vertus. Détrompez-vous !

Tout d’abord, il est légitime de les soumettre à une multitude de taxes et de tracasseries administratives, comme cela se pratique à large échelle dans l’hôtellerie et la restauration. Reste encore à imposer dans tout le secteur un salaire minimum à CHF 4'000.- pour faire bonne mesure. 

Dans le domaine du bâtiment, tout n’est que dumping salarial et travail au noir. Il est urgent de mettre derrière chaque entreprise un inspecteur délégué par les syndicats pour dénoncer les innombrables tricheries. C’est le but visé par l’initiative 151.

Le commerce de détail n’est pas mieux loti. Les commerçants sont des esclavagistes qui ne pensent qu’à prolonger les heures d’ouverture des magasins, tout en refusant d’assurer un salaire minimum. Et tant pis si le tourisme d’achat en France voisine explose !

L’économie sociale et solidaire

Dans ce monde idyllique, tout n’est que calme et volupté (pas de luxe évidemment !). On tend à l’autogestion, à une égalité totale des salaires entre les différentes fonctions. Le profit est mal vu dans ces structures qui visent exclusivement le bien commun.

Pour que cet esprit bienfaisant puisse s’épanouir en toute liberté, il serait déplacé d’imposer des contraintes, quelles qu’elles soient, à ces merveilleuses entités.

Vous trouvez que je tombe dans la caricature ?

Voici un exemple récent qui démontrera la justesse de mon propos :

L’Usine, lieu bien connu des Genevois, est non seulement un centre culturel, mais également l’un des débits de boissons alcoolisées les plus importants du canton.

Sous prétexte d’exception culturelle, l’Usine estime qu’elle ne saurait être soumise à des normes valables uniquement pour les vulgaires entreprises mentionnées ci-dessus.

En termes de rémunération, on est loin des CHF 4'000.- mensuels pour un plein temps, comme le veut pourtant l’initiative pour un salaire minimum. En effet, on peut lire dans une offre d’emploi du 27 mars 2013, que l’Usine recherche un permanent à 50% pour un salaire net de CHF 2'000.- par mois. Jusque-là, tout va bien. Mais l’annonce précise qu’il est également exigé de l’employé en question « un temps de travail bénévole » à hauteur « d’environ 25% ». Nous voilà donc à CHF 2'000.- net par mois pour un poste à 75%.  La culture justifie-t-elle donc de douloureuses entorses aux sacro-saints principes prônés par la Gauche et les syndicats ?

Par ailleurs, l’Usine se révolte avec véhémence contre la volonté de l’Etat de lui appliquer les mêmes exigences qu’à tous les autres acteurs économiques et culturels de la place, en matière de taxes et d’autorisations. Dans un manifeste publié sur son site internet elle vitupère : « Mais l’Usine ne rentre pas dans les cases administratives de l’Etat… Au nom des normes, l’Etat voudrait contraindre l’Usine à changer, au péril de ses valeurs et de sa liberté ».

« Liberté », le mot est lâché ! L’Usine devrait donc pouvoir continuer à bénéficier d’un traitement de faveur par rapport aux autres débits de boissons, auxquels elle fait une concurrence débridée.  Adieu, taxes, autorisations et contraintes administratives, la Culture ne saurait être censurée par ces contingences bassement matérialistes.

Ces éléments concrets jettent une lumière plutôt crue sur ce haut-lieu de la vie nocturne.

Mais j’oubliais le plus important : la merveilleuse économie sociale et solidaire…. est en général grassement subventionnée. Or, sans les impôts versés par les affreuses entreprises de l’économie antisociale et égoïste, point de subventions. Il n’est pas inutile de rappeler que les domaines de la finance, du négoce de matières premières et du luxe ont généré en 2013 environ 65% de l’impôt sur le bénéfice et le capital des personnes morales. En 2013 toujours, près de 70% de la taxe professionnelle communale en Ville de Genève proviennent de la place financière. C’est précisément cette commune qui distribue ses largesses à l’Usine.

L’existence-même du monde magique de l’économie sociale et solidaire dépend donc de la prospérité de l’abominable économie néo-libérale.

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16/04/2014

Place financière genevoise: chiffres et défis

Les chiffres

La place financière genevoise repose sur trois piliers interdépendants : la gestion de fortune internationale, le financement du négoce de matières premières, la banque commerciale et de détail.

Cette diversification remarquable permet à Genève de figurer dans le "top ten" des places financière globales au niveau mondial.

Le canton de Genève héberge 122 banques et emploient environ 19'500 collaboratrices et collaborateurs hautement qualifiés-

Les banques en mains étrangères représentent environ la moitié de ces établissements et génèrent plus de 40% des emplois bancaires. Leur présence à Genève est donc vitale. Elles sont très sensibles à l'évolution des conditions-cadre et constituent dès lors des indicateurs avancés pour l'attractivité du canton.

Au sens large, la place financière genevoise comporte environ 6'500 entreprises très diversifiées (banques, assurances, gérants indépendants, fiduciaires, avocats, etc.). Elle assure plus de 35'000 emplois à haute valeur ajoutée et contribue à hauteur de 17,4% du PIB cantonal.

Dans ce tableau, on ne peut pas occulter l'importance majeure des acteurs actifs dans le négoce de matières premières. On peut véritablement parler de véritable "cluster" dans la région lémanique avec la présence des sociétés de trading, des banques, des sociétés de shipping et des entreprises actives dans le domaine de la surveillance et de la certification. L'Arc lémanique occupe une position de leader mondial ou européen dans de nombreux domaines: le pétrole brut, les céréales et les oléagineux, le sucre et le coton.

Soulignons encore que la place financière et les activités liées au commerce (dont fait partie le trading de matières premières) ont contribué en 2013 à hauteur de 43% aux recettes de l'impôt cantonal sur le bénéfice et le capital des personnes morales. A ce montant, il faut ajouter l'apport fiscal des banquiers privés imposés comme des personnes physiques.

Les défis

La sécurité juridique et la prévisibilité du droit ont toujours été une marque de fabrique de la Suisse et de sa place financière. Elles ont contribué à ce que les clients des banques suisses puissent placer leur confiance dans notre système financier.

A l'heure actuelle, notre place financière se trouve face à de grands enjeux législatifs, réglementaires et fiscaux qui vont définir les contours de cette industrie pour les années à venir.

Parmi ces défis on peut citer notamment:

- l'accès au marché

- le règlement du passé

- l'échange automatique d'informations fiscales

- la réforme de l'imposition des entreprises

- les conséquences de la votation du 9 février sur l'immigration.

Dans ce contexte, il faut garder à l'esprit cet impératif de sécurité et de prévisibilité. Si, par malheur, ces deux valeurs cardinales venaient à être durablement écornées, l'attractivité de la place financière s'en trouverait gravent atteinte.

Une autre préoccupation réside dans la garantie d'une égalité de traitement avec les places financières concurrentes. Tout désavantage compétitif infligé au secteur de la finance genevoise au nom du perfectionnisme helvétique aura immanquablement des conséquences négatives sur les chiffres impressionnants mentionnés ci-dessous, au détriment de la prospérité de notre canton.

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12/04/2014

Forfaits fiscaux: ne soyons pas naïfs face à la concurrence de Londres !

L’acharnement du PS genevois à assécher les recettes fiscales du canton est stupéfiant ! Il opère son travail de sape notamment par le biais de deux initiatives populaires. L’une est dirigée contre les entreprises multinationales, qualifiées de « parasites », et l’autre vise les bénéficiaires des forfaits fiscaux considérés comme des « profiteurs ». Aujourd’hui, nous parlons de cette dernière.

En écoutant M. de Saint-Marie, ancien président du PS local, les bras m’en tombent. Il s’offusque du fait que la Suisse héberge quelque 6'000 forfaitaires et que Genève en accueille environ 700.

Il oublie que la Suisse n’est pas une île. La concurrence fiscale est féroce entre les différents Etats.

A Londres, par exemple, on compte plus de 100'000 bénéficiaires du statut de résident non domicilié qui est plus favorable que le forfait fiscal. J’ai bien dit plus de 100'000 bénéficiaires !

Londres se frotte déjà les mains en suivant de près les initiatives suicidaires de la Gauche genevoise. On peut déjà constater que Londres accueille à bras ouverts les exilés français fuyant le régime socialiste et ses mesures fiscales confiscatoires. Londres est ainsi devenue l’une des dix plus grandes villes de France.

Cessons d’être naïfs !

Cessons de nous tirer des rafales dans le pied !

Cessons de favoriser de manière irresponsable les concurrents de la Suisse qui attirent sans complexe nos contribuables personnes physiques et personnes morales, notre prospérité et nos emplois !

Disons NON à cette initiative qui va assécher nos finances cantonales, au détriment d’une classe moyenne que la Gauche prétend défendre et qui devra payer les conséquences de cette frénésie anti-riches.

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02/03/2014

Frein à l'endettement: la réaction surprenante du Cartel intersyndical

Dans le cadre de la campagne pour le sauvetage des caisses de pension publiques, je m’étais engagé avec conviction en faveur du projet de loi soumis à votation populaire. Pour rappel, la CIA se trouvait alors dans une situation grave de sous-couverture qui nécessitait des mesures d’assainissement urgentes. Pour moi, il était préférable d’injecter des montants considérables dans le renflouement de ce navire en perdition, plutôt que de devoir subir les risques énormes liés à une liquidation pure et simple.

En acceptant cette solution raisonnable, les contribuables genevois ont consenti un sacrifice considérable, dépassant 130 millions par an pendant 40 ans, sans aucune prestation publique supplémentaire.

En contrepartie, ces mêmes contribuables sont en droit de s'attendre à ce que l’Etat soit géré de manière efficace et économe. Dans ce domaine, il y a de la marge. La Chambre de commerce (CCIG) rappelait dans une étude publiée en 2013 que les pouvoirs publics genevois dépensent près de 22'000.- francs par habitant, alors que les Zurichois ne dépensent que 14'000.- environ. Ces dépenses publiques largement supérieures à la moyenne suisse, ont conduit le canton de Genève à accumuler une dette abyssale, qui atteindra bientôt les 14 milliards.

Face à ce constat alarmant, des députés PLR, dont je fais partie, ont estimé qu’il fallait agir et fixer un cadre plus strict aux finances publiques. Un projet de loi a donc été déposé à cet effet. Il prévoit le principe simple de ré-allocation des ressources : de nouveaux postes ne pourront être créés en faveur d’une politique publique que si une diminution équivalente est prévue ailleurs. D’autre part, la croissance des charges est limitée au renchérissement (inflation). Certaines exceptions sont prévues pour assurer la flexibilité nécessaire. Le but final est de diminuer la dette pour qu’elle ne dépasse pas un an de revenu.

C’est avec stupéfaction que j’ai pris connaissance de la réaction du Cartel intersyndical de la fonction publique suite au dépôt de ce projet de loi. Dans la TdG du 26 février, le représentant du Cartel a avancé comme argument principal pour s’opposer à cette mesure le fait que « tout gel ou diminution de fonctionnaires met en effet l’équilibre de la nouvelle Caisse de pension en péril… ».

Ainsi, pour le Cartel, il faudrait continuer à gonfler le nombre de fonctionnaires dans le seul but de garantir le plan de financement de leur caisse de pension. La pertinence des prestations fournies ou leur coût ne serait donc pas une priorité. Seul compte le nombre de serviteurs de l’Etat et le maintien sur la durée de la masse salariale.

Je suis loin d’être persuadé que la majorité des contribuables genevois, qui sont déjà très lourdement imposés en comparaison intercantonale, apprécie cette manière d’appréhender le rôle de la fonction publique.

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04/10/2013

L'accès au marché: un enjeu vital pour la place financière genevoise !

Le nouveau classement des « Global Financial Centers » vient d’être publié et peut être téléchargé à l’adresse suivante: http://www.longfinance.net/images/GFCI14_30Sept2013.pdf.

Zurich occupe la 6ème place de ce palmarès alors que Genève se situe au 8ème rang (tous deux en recul d’une place par rapport au classement précédent). On notera néanmoins avec satisfaction la position enviable des deux principaux centres financiers helvétiques dans le Top 10, toujours dominé par  un trio de tête composé de Londres, New York et Hong Kong.

Ce classement porte sur 80 places internationales et représente le résultat d’une pondération de plus de 100 critères, combinée avec les commentaires exprimés par environ 2’800 personnes.

Genève demeure la 3ème place européenne et la 1ère place francophone. Elle est particulièrement bien notée par les répondants en provenance du Proche-Orient, d’Afrique, d’Amérique du Nord et d’Europe.

Pour conserver son rang, la place financière genevoise devra continuer à pouvoir bénéficier de conditions-cadre favorables. Il faudra notamment que les gestionnaires de fortune puissent aller proposer leurs services à leurs clients à l’étranger. La question de l’accès au marché, en particulier européen, revêt donc une importance cruciale.

Or, depuis l’éclatement de la crise financière, notre place se trouve confrontée à une tendance accrue au protectionnisme chez nos voisins européens. Elle se concrétise notamment par le projet de directive MiFID II (« Markets In Financial Instruments Directive »). Sous prétexte de renforcer la protection des investisseurs, Bruxelles entend imposer aux intermédiaires financiers helvétiques une obligation de passer par une succursale sur sol européen pour fournir des prestations aux clients situés sur le territoire de l’UE. Les contours de ces nouvelles contraintes sont actuellement en discussion, mais le « Financial Times » du 30 septembre relève d’ores et déjà que leur impact sur l’emploi en Suisse dans le domaine de la gestion transfrontalière risque d’être majeur. Le grand quotidien britannique cite un représentant de l’ASB qui parle de la suppression d’au moins 7’000 postes de travail.

Il est dès lors grand temps que l’Administration fédérale et le monde politique prennent conscience de cet enjeu et s’engagent pour répondre concrètement à ce défi de taille. Il en va de la prospérité de notre canton et de notre pays.

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09/09/2013

Procter & Gamble: une multinationale très locale

Procter & Gamble (P&G) célèbre le 60ème anniversaire de sa présence en Suisse. Cet événement nous donne l’occasion  de rappeler quelques chiffres relatifs à cette entreprise

  • avec ses quelque 3'000 collaboratrices et collaborateurs  P & G est le 3ème employeur privé du canton de Genève.
  • les retombées annuelles directes de son activité (salaires, charges sociales, impôts, etc.) sont estimées à près de 1 milliard.
  • Sur son site, P&G génère environ 200 emplois auprès d’entreprises tierces, actives dans l’entretien, la restauration, les installations électriques, les multimédias, etc.
  •  P&G a développé des partenariats avec plus de 100 entreprises locales.

Ces données chiffrées démontrent l’enracinement profond de P&G dans le tissu genevois et l’interdépendance qui existe entre les multinationales et les entreprises locales.

Lors de la cérémonie destinée à marquer ce jubilé, la parole a été donnée à Mme Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch, Secrétaire d’Etat et directrice du SECO. Dans son allocution, elle a souligné l’importance des grandes entreprises en relevant que les 10'000 multinationales suisses et étrangères présentes dans notre pays génèrent environ 30% du PIB, emploient directement 1,3 millions de personnes et assurent plus de 30% de l’impôt sur les bénéfices. Elles sont en outre à la pointe de la formation professionnelle et jouent un rôle moteur pour l’innovation.

Mme Ineichen-Fleisch a également insisté sur le fait que l’attractivité de la Suisse pour les multinationales reposait en particulier sur deux conditions-cadre essentielles, à savoir un marché du travail flexible et l’accès à une main d’œuvre qualifiée. A cet égard, la Secrétaire d’Etat a insisté sur le danger que représentent tant l’Initiative « 1 : 12 – Pour des salaires équitables » que celle prévoyant l’introduction d’un salaire minimum. Elle a clairement appelé à leur rejet.

M. Charles Beer, Président du Conseil d’Etat, a aussi pris la parole à cette occasion. Après avoir évoqué l’application concrète par P&G des trois piliers du développement durable, il est revenu sur l’indispensable adaptation de la fiscalité des personnes morales dans notre canton. Il a rappelé l’unanimité qui existe au sein du Conseil d’Etat en faveur de la fixation d’un taux unique à 13%. Il a également martelé que cette réforme était tout simplement vitale, dans la mesure où elle devait permettre de conserver à Genève des dizaines de milliers d’emplois.

On peut se réjouir du fait que cet anniversaire ait pu servir à mettre en avant les défis principaux qui attendent notre canton dans les mois et années à venir. On peut surtout inviter certains élus, qui n’ont de cesse de critiquer les multinationales, à revoir leur position (furieusement dogmatique) et à considérer de manière plus objective les retombées positives assurées par une entreprise comme Procter & Gamble.

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12/07/2013

Supplice chinois

La Chine est aujourd’hui le troisième partenaire commercial de notre pays, derrière l’Union européenne et les Etats-Unis. Depuis 1990, les exportations vers cet Etat ont été multipliées par 20 et le volume des importations est 15 fois plus important qu’il y a deux décennies.

Pour Genève, le marché chinois est tout simplement vital. Des fleurons industriels comme Charmilles Technologies et Firmenich y ont déjà développé des activités importantes. Les grands horlogers de la place considèrent l’Empire du Milieu comme un débouché stratégique.

Par ailleurs, des sociétés de négoces chinoises se sont implantées à Genève et des entreprises chinoises actives dans la pharma et la biotechnologie ont montré de l’intérêt pour notre canton.

Le Conseil d’Etat et le très dynamique service de la promotion économique, en collaboration étroite avec la Chambre de commerce, de l’industrie et des services (CCIG) déploient des efforts considérables pour renforcer ces liens sino-genevois. Ces démarches sont couronnées d’un succès remarquable.

Dans cet esprit, l’ouverture d’une ligne aérienne directe entre Genève et Pékin a constitué une victoire d’étape importante. De même, les représentants d’une trentaine d’entreprises genevoises vont accompagner le Président du Conseil d’Etat, le Socialiste Charles Beer, à Pékin le 16 septembre prochain dans le cadre de la signature d’un accord stratégique de coopération avec la capitale chinoise (voir TdG du 11 juillet 2013).

La conclusion récente d’un accord de libre-échange entre la Suisse et la Chine vient encore renforcer cette dynamique gagnante. Ce texte contribuera à améliorer l’accès au marché chinois et à garantir la sécurité du droit, notamment en matière de propriété intellectuelle. Il comporte aussi un chapitre relatif aux questions environnementales.

Cet accord de libre-échange a donc été accueilli très favorablement par le canton et les entreprises exportatrices, qui contribuent massivement à la prospérité de notre économie.

Mais, malheureusement, dans ce dossier également, Genève est soumise aux affres d’un supplice insoutenable, à savoir celui de l’écartèlement entre la Ville et le Canton.

Le Maire socialiste de Genève, Mme Sandrine Salerno (dont on connaît déjà la franche hostilité vis-à-vis des multinationales), a en effet exprimé publiquement ses réserves vis-à-vis de cet accord de libre-échange sino-suisse (voir TdG du 10 juillet 2013).

Que vont penser nos partenaires chinois de ces contradictions internes ?

On ne peut que regretter cette cacophonie et déplorer l’occasion manquée par la Constituante de régler une fois pour toute cette problématique lancinante des relations Ville-Canton qui relèvent d’un véritable casse-tête…. chinois lui aussi.

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02/07/2013

La Genève internationale est aussi culturelle

Lorsque l'on évoque la Genève internationale, on pense d'abord aux institution telles l'ONU, l'OMS, l'OMC, au CICR ou encore aux nombreuses ONG actives dans le domaine des droits de l'Homme et du dévoloppement.

Mais d'autres structures s'inscrivent dans cette dynamique et participent activement au rayonnement de la Ville du bout du lac, notamment dans le domaine culturel.

On peut citer pour exemple la Seiji Ozawa International Academy Switzerland. Cette fondation a été créée en 2004 à Genève par le célébrissime chef d'orchestre japonais Seiji Ozawa, dans le but de transmettre la pratique musicale du quattuor à des musiciens parmi les plus talentueux de la jeune génération.

Tous les étés, la direction artistique, les professeurs et les interprètes se retrouvent sur les bords du lac Léman aux côté du Maestro japonais pour dix jours d'intense travail. Il est remarquable de constater que les élèves, triés sur le volet, sont issus de nombreux pays du monde.

A l'issue de ces ateliers, grâce au soutien de fidèles sponsors, les participants offrent un concert de clôture au public genevois. Il a eu lieu cette année le 30 juin devant un auditoire subjugué par l'énergie dégagée par ces musiciens.

Ces derniers ont démontré avec éclat que la musique classique n'a rien de ringard. Ils ont en particulier interprété, en première mondiale, une oeuvre du compositeur contemporain Christoph Ehrenfellner, né en 1975, intitulée "La Ballade de la Tsvetaeva". Le compositeur n'a malheureusement pas pu assister à cet événement, pour cause de naissance de son enfant !  La musique classique est donc bien vivante...

Merci à Seiji Ozawa d'avoir choisi Genève pour implanter cette pépinière de virtuoses !

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24/06/2013

Impôts et dépenses publiques: certaines vérités sont bonnes à dire (et à lire) !

La Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève (CCIG) vient de publier son étude intitulée « Impôts et dépenses publiques : inquiétudes pour les Genevois ». Elle peut être téléchargée à l’adresse suivante : http://issuu.com/cellcomm/docs/imp__ts_et_d__penses_publi...

Cette analyse fouillée comporte de nombreuses données objectives sur le niveau de l’imposition et des dépenses publiques en comparaison intercantonale.

Alors que certains, à gauche de l’échiquier politique, font de l’augmentation massive de la fiscalité un point fort de leur campagne, il ressort des chiffres fournis par la CCIG qu’à Genève, les recettes des impôts directs par habitant sont déjà à l’heure actuelle les plus élevées de Suisse. De même, il est démontré que moins de 2% des contribuables assurent 30% de l’impôt sur le revenu alors que, à l’inverse, près de 30% des contribuables ne paient pas un franc d’impôt. La progressivité de l’impôt est donc extrême.

Ceux qui réclament une hausse de la fiscalité estiment que Genève est trop chiche en matière de service public et ne répond pas aux besoins de la population. Or, l’étude précitée relève que les pouvoirs publics genevois dépensent 22'000.- francs par habitant, alors que les Zurichois se limitent à 14'000.- francs environ. Ces deux agglomérations sont pourtant confrontées à des défis similaires en matière de prestations à la population et d’infrastructures. Comment expliquer une telle différence dans le niveau des dépenses ?

En tout état, il ressort d’un sondage réalisé par la société M.I.S Trend que 86,2 % des personnes interrogées s’opposent à toute hausse d’impôt et veulent que l’Etat gère mieux les ressources disponibles.

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17/06/2013

Aéroport de Genève (AIG): combler le retard en matière d'infrastructures

L’économie genevoise doit son succès à son ouverture sur le monde, à sa capacité de conquérir de nouveaux marchés, en Asie notamment.

A cet égard, la récente inauguration d’une ligne régulière vers Pékin constitue un événement important pour les entreprises exportatrices du canton. La Chine représente effectivement un débouché essentiel, en particulier pour l’horlogerie.

Il faut donc saluer le fait que des compagnies aériennes étrangères choisissent Genève comme destination. Mais, pour accueillir de tels vols et leurs passagers, des infrastructures de qualité doivent être développées. Dans ce domaine, les usagers ne comparent pas l’AIG à des aéroports de Province obsolètes, mais à des plates-formes internationales modernes.

C’est pourquoi, dans cette optique qualitative, la nouvelle aile prévue est indispensable pour accueillir les passagers des long-courriers dans des conditions dignes d’une ville telle que Genève. Ce terminal permettra d’améliorer le confort et le flux des passagers qui, pour l’instant, doivent utiliser des infrastructures construites de manière provisoire au milieu des années 70. Il s’agit donc avant tout de combler un retard, de rattraper le temps perdu en termes d’adaptation des installations.

Certains rêveraient sans doute d’un aéroport de la taille de celui de Limoges (pour qui j’ai le plus grand respect, mais qui n’offre des vols directs que vers la France et le Royaume-Uni). Une dégradation de la desserte aérienne aurait des conséquences graves pour la prospérité économique du canton et pour la pérennité de la Genève internationale.

Pour se rendre compte du caractère primordial d’un aéroport de qualité pour toute une région, il suffit de constater la montée au créneau du pouvoir politique bâlois unanime face aux attaques des autorités françaises contre l’aéroport de Bâle-Mulhouse (voir TdG du 13 juin 2013).

L’AIG est vital pour notre économie et pour le rayonnement de la Genève internationale. Il mérite des infrastructures dignes de ces enjeux.

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07/04/2013

Luttons ensemble contre la leucémie chez les enfants !

Les enfants souffrant de leucémie ont besoin pour leur guérison d’une transplantation de moelle osseuse. Une telle opération est toujours précédée d’une chimiothérapie, qui vise à détruire le maximum de cellules tumorales. Malheureusement, certains petits patients développent de graves complications en cours de traitement. En effet, la réponse à la chimiothérapie par les enfants malades est complexe et différente d’un sujet à l’autre. Elle dépend de la capacité de la cellule tumorale à se laisser détruire en cours de traitement ou, au contraire, à s’auto-réparer.

Un projet de recherche est actuellement prévu aux HUG à Genève afin d’anticiper la capacité de réponse à la chimiothérapie, pour chaque patient, avec ses risques de complication. Le but visé est d’administrer de manière individualisée le dosage optimal pour obtenir la destruction du plus grand nombre de cellules tumorales, tout en évitant une toxicité trop sévère sur les organes sains.

Ainsi, les médecins chercheront à assurer une meilleure chance de survie à chacun des ces enfants qui souffrent d’une leucémie nécessitant une greffe de moelle.

Pour récolter des fonds en vue de soutenir cette recherche essentielle, le Comité Minor de la Fondation Dr Henri Dubois-Ferrière Dinu Lipatti organise une soirée le 4 mai 2013 à la Salle Pitoëff à Genève. Tous les renseignements peuvent être obtenus sur le site www.dfdl.org.

Depuis plus de 40 ans, la Fondation Dr Henri Dubois-Ferrière Dinu Lipatti se consacre à la lutte contre la leucémie et les autres maladies du sang. Elle attribue chaque année plusieurs bourses à des chercheurs de grande qualité,  sélectionnés par son comité scientifique, présidé par le Prof. Pierre-Yves Dietrich.

Joignons nos forces pour combattre ensemble la leucémie chez les enfants !  

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28/03/2013

Fiscalité: la tonte des contribuables a des limites

 

En cette période pascale, il est adéquat de parler d’agneau, voire de mouton.

Les contribuables sont souvent comparés à ces sympathiques ovins que certains voudraient tondre à vif afin que leurs impôts gavent un Etat boulimique.

Dans ce but, ils plaident en particulier pour la suppression du bouclier fiscal adopté par le peuple genevois en 2009 et cherchent ainsi à déplafonner le taux d’imposition frappant les « riches ». Ces fanatiques de la ponction fiscale ne semblent pas s’offusquer du fait que des contribuables puissent être contraints de payer un impôt dépassant 100% de leur revenu imposable.

Pourtant, au risque de décevoir ces Robespierre des temps modernes, l’Etat de droit fixe des limites à la Terreur fiscale.

Pour s’en convaincre, il suffit de se référer à la jurisprudence rendue en la matière par les Tribunaux genevois.

Dans un arrêt de décembre 2011, la Chambre administrative de la Cour de Justice s’est tout d’abord référée aux réflexions de la Cour constitutionnelle allemande. Cette dernière a fourni des éléments de réflexion quant à la manière de déterminer le seuil au-delà duquel l’imposition devient confiscatoire. Elle a estimé que la charge fiscale de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur la fortune ne pouvait dépasser 50%.

Dans le cas concret qui lui était soumis, la Chambre administrative genevoise a constaté que l’imposition totale des recourants, tant sur le revenu que sur la fortune, équivalait à 98,56% de leur revenu imposable. Le Tribunal a relevé que : « le pourcentage que représente l’imposition porte une atteinte grave à la propriété des recourants dans la mesure où ils sont contraints, une fois leur impôt acquitté, de vivre sur leur fortune. L’imposition épuise donc la substance de l’objet imposable et empêche sa reconstitution. Il convient donc de la considérer comme confiscatoire ».

Voilà qui devrait réfréner un peu les ardeurs de ces Robin des Bois d’un nouveau genre, entièrement dévoués à l’Etat.

15:50 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

20/03/2013

Un bouclier antimissile (fiscal)

Dans leur guerre impitoyable contre les « riches », nos voisins français ont obtenu des victoires éclatantes. Les augmentations d’impôts massives déjà mises en vigueur ou annoncées ont permis de chasser de l’Hexagone de très nombreux contribuables et entrepreneurs fortunés qui ont pris le chemin de l’exil en Belgique et en Grande-Bretagne notamment. Fin mai 2012, la BBC annonçait qu’on estimait la population française dans la capitale britannique à 300'000 ou 400'000 personnes. Londres est ainsi devenue la 6ème ville française.


Impressionné par ce succès retentissant, certains voudraient importer ce modèle à Genève et lancer une véritable croisade contre les « riches » locaux en augmentant massivement la ponction fiscale qui les frappe déjà lourdement. Cette fringale insatiable de recettes supplémentaires ne vise d’ailleurs pas fondamentalement à améliorer la qualité des prestations délivrées à la population, mais surtout à assurer le financement du coûteux sauvetage des caisses de pensions publiques qui absorbera plus de 130 millions par année pendant 40 ans.


L’un des axes d’attaques de ces admirateurs de la fiscalité française consiste à vouloir supprimer le bouclier fiscal adopté en 2009 par plus de 70% des citoyens. Ce mécanisme prévoit que les contribuables domiciliés à Genève ne doivent pas supporter une charge d’impôts sur la fortune et le revenu supérieure à 60% de leur revenu net imposable. Il faut ajouter à ce chiffre les 11,5% de l’impôt fédéral direct, de sorte que le charge fiscale totale peut atteindre jusqu’à 71,5% du revenu imposable.


Faisons ici un zoom sur la pyramide fiscale à Genève pour prendre pleinement conscience de l’importance de ces contribuables pour les finances du canton. Selon les chiffres 2009, 2% des contribuables déclarant un revenu imposable supérieur à 500'000.- francs assuraient plus de 15% des recettes fiscales des personnes physiques. A l’inverse, on estime à environ 30% la proportion des contribuables qui ne paient pas un franc d’impôt (le communiqué relatif aux dernières statistiques cantonales est d'ailleurs peu précis sur ce point et indique seulement que 5% des contribuables ne déclarent aucun revenu).


En supprimant le bouclier fiscal, on soumettrait une part importante de ces contribuables fortunés à une ponction fiscale qui pourrait facilement dépasser le 100% du revenu imposable. Pour éviter ce prélèvement confiscatoire, ces personnes choisiront sans doute de suivre la voie tracée par les Français et de partir vers des cieux fiscaux plus cléments. Ils n’auront même pas besoin d’aller jusqu’à Londres. En effet, en Suisse, le bouclier fiscal n’est pas une « Genferei », mais il existe dans de nombreux cantons, dont ceux de Vaud et du Valais.


Qui comblera le cratère béant causé par cette bombe fiscale dans les finances cantonales ?

10:48 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

14/03/2013

IN 147 et 148 de l'ASLOCA: le TF confirme l'irrecevabilité totale !

Au Grand Conseil, j’étais rapporteur de majorité au sujet de la recevabilité des IN 147 et 148 de l’ASLOCA intitulée respectivement « Stop au retour des congés-ventes. Halte à la spéculation ! (Renforcement de la LDTR) » et « Bureaux et logements de luxe, ça suffit ! Construisons des logements locatifs bon marché ».

Le Parlement genevois avait déclaré ces deux textes totalement irrecevables. Cette décision avait fait l’objet de recours au Tribunal fédéral.

La plus haute instance judiciaire du pays vient de rendre son verdict. Les Juges ont confirmé l’irrecevabilité totale de ces deux initiatives.

Dans l’exposé des motifs, on peut notamment lire que le contenu des IN 147 et 148 « est particulièrement hétérogène » et « sous couvert d’un objectif général unique », constitue un catalogue de mesures politiques. Les composantes des initiatives sont « si disparates, qu’il n’est pas possible de discerner un rapport intrinsèque entre elles, permettant d’aboutir au constat du respect de l’unité de la matière ».

Il est particulièrement satisfaisant de constater que le Tribunal fédéral a suivi la Commission législative et la plénière du Grand Conseil qui avaient considéré que ni l’IN 147, ni l’IN 148 ne respectaient l’unité de la matière.

A cet égard, on relèvera que, lors de lors auditions, les initiants avaient eux-mêmes admis que leurs textes étaient compliqués et difficilement compréhensibles et qu’ils posaient des problèmes de comptabilité au droit supérieur.

Cela démontre qu’il n’est pas acceptable de soumettre à la signature et au vote populaire des initiatives qui relèvent d’un véritable inventaire à la Prévert !

11:02 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

12/03/2013

Trois visites au Salon de l'auto: est-ce un péché ?

Je l’avoue, je suis allé trois fois au Salon de l’auto cette année.

Tout d’abord, j’ai assisté au cocktail du Président mardi soir. Cet événement se tient à l’issue de la journée de la presse qui attire des milliers de journalistes du monde entier. A cette occasion, une horde de représentants des médias parle non seulement des voitures exposées, mais aussi de Genève. Peut-on rêver d’une meilleure promotion pour notre canton ?

Deux jours après, le jeudi, j’ai pris part à l’inauguration officielle. Oui, j’ai apprécié les discours du Président du Salon, du Président de la Confédération et du Président du Conseil d’Etat. Tous trois, chacun à sa manière et souvent avec une pointe d’humour, ont relevé l’importance de cette manifestation pour Genève et pour la Suisse. Ils ont souligné combien les emplois liés à la branche automobile contribuent à la vitalité économique de notre pays. Les retombées se chiffrent en milliards. A juste titre, le Président du salon, Me Maurice Turrettini, a dénoncé le dédain totalement déplacé de certains magistrats municipaux de gauche face à cet événement majeur.

Enfin, dimanche matin à l’aube, j’ai à nouveau franchi les portillons du salon, avec mon fils aîné, pour une troisième visite. C’était évidemment la plus agréable !

10:09 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

28/02/2013

Fusion des caisses publiques : la raison contre le chaos

Le 3 mars prochain, les citoyennes et citoyens genevois auront à se prononcer sur l’un des dossiers les plus importants pour l’avenir du canton. Il s’agit de la fusion et du renflouement de deux caisses de pension publiques, la CIA et la CEH, rendus indispensables par l’entrée en vigueur d’une disposition fédérale imposant aux institutions de prévoyance publiques d’atteindre en 40 ans un taux de couverture de 80%.

Cette opération, fruit d’un compromis trouvé à la Commission des finances puis en plénière du Grand Conseil après d’âpres négociations, coûtera environ 6,4 milliards aux contribuables genevois au cours des quatre prochaines décennies. Un effort est aussi demandé aux fonctionnaires par les biais d’une série de mesures : hausse des cotisations, réduction du montant des rentes versées, augmentation de la durée de cotisation et de l’âge donnant droit à une rente complète. 

Il va de soi que les montants énormes qui devront être affectés à ce sauvetage ne sauraient conduire à des hausses d’impôts. Seule une stricte rigueur budgétaire permettra de faire avaler cette pilule amère. 

En cas de refus le 3 mars, la Commission des finances et le Grand Conseil devraient alors trouver une alternative susceptible d’être adoptée d’ici fin 2013. Or, il sera très difficile de réunir une majorité autour d’un nouveau projet, avec à la clé un risque majeur de référendum.

Le spectre d’une liquidation des caisses deviendrait alors bien réel. Elle aurait pour conséquence la mise en œuvre de la garantie de l’Etat pour un montant de 7 à 8 milliards. Par ailleurs, les assurés actifs seraient soumis à un nouveau plan instaurant une rente de 2'200 francs par mois, selon le minimum LPP actuel.

Genève, son économie et ses entreprises peuvent-elles prendre le risque de voir l’insécurité juridique et financière s’installer durablement dans une période de crise économique ?

Genève gardera-t-elle la même attractivité si son Etat dysfonctionne totalement faute de pouvoir recruter des fonctionnaires, dans l’enseignement, la police et la santé ?

Poser la question c’est y répondre ! 

C’est pourquoi il faut écouter la voix de la raison et ne se laisser séduire ni par les arguments du syndicat ultra-minoritaire à l’origine du référendum, ni pas ceux des opposants de droite, adeptes chacun à leur manière de la théorie du chaos. 

Votons « OUI » à la fusion et à la recapitalisation de la CIA et de la CEH le 3 mars prochain !

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07/02/2013

Les multinationales ne sont pas des nids de parasites mais des ruches innovantes

Une coalition hétéroclite (composée pêle-mêle d’élus municipaux de Genève et de France voisine, de décroissants subventionnés et de promoteurs du réduit national) s'en prend régulièrement et de manière virulente aux multinationales présentes sur sol genevois, en les considérant comme des parasites qui n'apportent à Genève que des problèmes de logement, de mobilité et de sécurité, tout en affamant  le Tiers Monde.

Enfermés dans ces clichés usés jusqu'à la corde, ces personnes perdent de vue l'apport majeur de ces entreprises au dynamisme et à l'emploi genevois.

Les multinationales jouent également un rôle central comme moteurs de l'innovation, seule manière de garantir la prospérité genevoise dans la durée.

Pour s'en convaincre, il suffisait de participer le 5 février au séminaire organisé conjointement par le Service cantonal de la promotion économique et Procter & Gamble (P&G), en partenariat avec le magazine « Bilan ».

Devant un parterre composé d'une centaine de leaders d'opinion et de dirigeants d'entreprises de Suisse romande, plusieurs intervenants de très haut niveau se sont exprimés sur l'impact de l'innovation digitale.

Ces spécialistes, aussi passionnants que passionnés, étaient issus d'entreprises telles que Facebook, Hewlett Packard, P & G et InZAir, start-up genevoise, lauréate de la Venture Night @lift 2012.

Dans la discussion, la directrice générale de P&G a relevé que "la prospérité de notre région dépend de la capacité des entreprises et des instituts de recherche à innover. L'innovation touche tous les domaines et s'appuie sur le monde digital. Une plateforme d'échanges comme celle d'aujourd'hui ouvre en chacun de nous de nouvelles perspectives et élargit le champ des possibilités".

Pour Genève, ces nouvelles perspectives innovantes sont beaucoup plus exaltantes et porteuses d'esprit entrepreneurial que celles véhiculées ad nauseam par les pourfendeurs caricaturaux du monde des multinationales !

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