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  • Le Lions Club Genève s'engage dans la lutte contre l'illettrisme

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    L'OCDE a mené une étude dans les pays industrialisés au sujet de la problématique de l'illettrisme. Il en ressort qu'entre 13 et 19 % des adultes suisses ont un faible niveau de compétence en lecture et en calcul. Une forte majorité d'entre eux a suivi 8 ou 9 années d' école obligatoire dans notre pays.

    Or, une personne illettrée vit des difficultés au quotidien, dans des situations qui paraitraient banales à d'autres. La lecture d'un horaire de bus ou d'un courrier ordinaire peut devenir une véritable épreuve.

    L'illettrisme peut déployer ses effets dans plusieurs domaines: il peut provoquer une faible estime de soi, une insertion professionnelle difficile ou empêcher une participation à la vie culturelle et associative.

    Face à ce fléau, le Lions Club Genève a décidé de s'engager aux côtés de l'Association Lire et Écrire.  Dans le cadre de la Journée nationale du Lions du 2 juin 2012, le Club précité installera des stands d'information et récoltera des fonds dans cinq centres commerciaux genevois (Migros Lancy/Onex et MParc, Coop Eaux-Vives 2000 et La Praille ainsi que Manor Vésenaz).

    Le bénéfice de cette action sociale sera entièrement versé à la section genevoise de l'Association Lire et Écrire. Le produit servira plus particulièrement à l'acquisition d'ordinateurs portables pour des cours de langue dispensés aux personnes victimes d'illettrisme.

    Merci par avance de votre soutien !

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  • Multinationales: et si la Gauche genevoise était en train de gagner son pari ?

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    Le 16 avril 2012, le Conseiller administratif d’extrême-gauche Rémy Pagani s’en prenait frontalement aux multinationales Procter & Gamble et Trafigura en les accusant d’aggraver, par leur seule présence sur sol genevois, la pénurie de logement. Il déclarait contre toute bonne logique que ces entreprises devraient contribuer à l’effort de construction de logements par le biais de leur caisse de pension.
    Dans la même veine, au moyen de son initiative 150, le parti socialiste genevois souhaite chasser les multinationales de notre canton en les accusant pêle-mêle d’être des « profiteurs », des « parasites », de pratiquer la « concurrence déloyale » et de provoquer la « crise immobilière ».
    Tous ces lecteurs assidus du « Courrier », ne parcourent sans doute que rarement le « Financial Times ». Or, ce grand quotidien britannique nous apprend aujourd’hui que Trafigura a décidé de transférer son siège de Genève à Singapour. Selon le « FT », cet Etat déploie une énergie considérable pour attirer des activités de « trading » de matière première sur son territoire et il est en passe d’y réussir. Ces entreprises sont attirées par un régime fiscal favorable, des coûts bas et par une demande de matières premières en pleine croissance dans le continent asiatique.
    Après la fermeture brutale de Merck Serono, cette annonce du déplacement du siège de Trafigura devrait amener Genève à se réveiller et à prendre conscience qu’elle ne vit pas dans un bulle, mais bien dans un monde globalisé où, qu’on le veuille ou non, la concurrence fait rage et où le franc fort constitue un handicap majeur.
    A force de vomir leur haine contre les multinationales, le PS et ses alliés d’extrême-gauche risquent bien de parvenir à leurs fins et de conduire ces entreprises (pourvoyeuses de dizaines de milliers d’emplois directs et indirects et d’énormes recettes fiscales) à se déplacer à Singapour ou ailleurs, là où le climat est moins hostile à leur encontre.

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  • Le PS genevois exporte jusqu’en Europe sa croisade contre la place économique du canton

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    Le PS genevois s’est réparti les rôles dans sa croisade contre la place économique et les emplois dans notre canton.

    On se souviendra que dans une interview publiée aux frais du contribuable dans l’opuscule « Vivre à Genève », Sandrine Salerno lançait récemment l’offensive contre les multinationales.

    La conseillère administrative socialiste a de la suite dans les idées. Alors que l’immense majorité de la classe politique exprime sa solidarité envers les collaboratrices et collaborateurs de Merck Serono qui viennent d’apprendre la fermeture du siège genevois de cette entreprise et la suppression d’environ 1'300 postes, Madame Salerno indique qu’elle n’est pas inquiète pour ces « cols blancs » qui peuvent facilement retrouver un emploi (voir TdG du 25 avril 2012).

    Pendant ce temps, dans l’esprit de l’Internationale, la Conseillère aux Etats socialiste Liliane Maury-Pasquier signe une résolution intitulée « Pour une politique adéquate en matière de paradis fiscaux » dans le cadre du Conseil de l’Europe. Ce manifeste se fonde sur un rapport du socialiste belge Dirk van der Maelen qui prend comme principale cible, de manière totalement partiale et arbitraire, la place financière suisse et les multinationales situées sur notre sol (voir NZZ Online du 12 avril 2012).

    Il est consternant de constater qu’une élue au Conseil des Etats, censée représenté les intérêts de son canton à Berne au-delà des dogmes partisans, se prête à cette mascarade orchestrée par ses camarades issus d’Etats qui n’ont de cesse d’attaquer notre pays, dans ce qu’il faut bien appeler une guerre économique.

    Il n’est pas inutile de rappeler qu’avec ses quelque 35'000 emplois, le secteur bancaire et financier genevois contribue à hauteur de 20% du PIB cantonal et à près de 25% des recettes fiscales du canton et des communes.

    Quand le PS genevois aura bouté hors du canton les multinationales et les banques, qui assurera le paiement des salaires de la fonction publique qui s’apprête à manifester le 10 mai 2012 pour préserver ses acquis sociaux ?

    Ce jour-là, les « cols blancs » de Merck Serono, fraichement licenciés, auront sans doute une pensée émue et solidaire pour ces serviteurs de l’Etat au bénéfice de la garantie de l’emploi.

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  • « Que fait le gouvernement, et plus particulièrement le département en charge de l’économie, pour aider le commerce de détail, face au franc fort et la concurrence accrue aux frontières ?

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    Voici le texte de l’interpellation urgente écrite que j’ai déposée au Grand Conseil le 1er décembre au sujet des mesures à prendre pour venir en aide au commerce de détail :

     

    Mesdames et
    Messieurs les députés,

    Selon une statistique de mai 2011, le secteur du commerce de détail à Genève représente 1'803 entreprises (soit 4'054 établissements) et occupe 21'095 salariés.

    Depuis début août 2011, les magasins notent une chute vertigineuse du chiffre d’affaires allant de 10 et 40%. Certains commerçants soulignent qu’ils n’ont jamais rencontré une telle situation en 30 ans de métier. Le spectre de la fermeture de magasins et de licenciements massifs est bien réel.

    Le tourisme d’achat en France voisine est devenu un nouveau loisir. Les associations professionnelles se sentent abandonnées par le gouvernement et n’ont jamais entendu ce dernier prendre position par rapport à ce phénomène alarmant. Il n’a pas non plus proposé de solutions concrètes.

    Contrairement à ce que l’on a pu connaître dans le domaine industriel, le recours au chômage partiel est difficilement applicable pour le secteur du commerce. En effet, la prestation de vente devant être assurée, le personnel doit être présent pour accueillir la clientèle, même rare. Comment alors démontrer au SECO de façon convaincante et étayée, dans l’optique d’un chômage partiel, que le personnel n’est pas assez occupé ?

    Un moyen pour tenter de garroter l’hémorragie et encourager la clientèle à faire ses achats localement serait d’autoriser l’ouverture exceptionnelle deux dimanches pendant l’Avent.

    L’Arrêté officiel reçu par les milieux professionnels ne fait que répondre au minimum légal : une nocturne jusqu’à 21h30 le 23 décembre. La date a été proposée par les commerçants car ce sont les derniers jours avant Noël qui attirent le plus de clientèle. Les syndicats Unia et SIT ont tenté de faire modifier cette date. Mais, sur ce seul point,  le département de l’économie a osé trancher en faveur des associations.

    Ailleurs en Suisse, les ventes dominicales sont coutumières. Sur 26 cantons et demi-cantons, 20 connaissent des ventes dominicales. Les groupes ayant des succursales partout en Suisse sont atterrés par cette « Genferei » de plus.

    Les associations de commerçants ont demandé un avis de droit au sujet de l’interprétation de la LHOM, plus particulièrement en ce qui concerne les dérogations, notamment celles prévues à son article 18, mises en perspective par rapport à la loi sur le travail.

    En vertu des dispositions de l’article 19, alinéas 1 à 5 de la loi sur le travail, l’autorité cantonale peut autoriser le travail dominical temporaire. Trois conditions doivent être réunies à cet effet, à savoir l’existence d’un besoin urgent dument établi (par exemple une forte concurrence étrangère), la majoration du salaire de 50% et le consentement individuel de chaque travailleur.

    Les associations s’étaient engagées à aller plus loin en majorant le salaire de 100%. La formule intéresse beaucoup de collaborateurs. Le gouvernement a toutefois décidé de ne pas soutenir cette solution.

    Face au marasme, les commerçants ont fait preuve de créativité : ils ont demandé à une délégation du Conseil d’Etat de se déterminer sur les mesures autorisées par la LHOM. Des ouvertures retardées les deux samedis avant Noël étaient tout à fait envisageables, à défaut de dimanches. Il fallait néanmoins que le département prenne l’avis des syndicats. Ceux-ci, bien évidemment, s’y sont opposés. Le département s’est contenté de s’aligner sur la position syndicale…

    A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles !!
    Comment se détermine le Conseil d’Etat ? »

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  • Entités publiques: vers une gouvernance moderne

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    Le Grand Conseil a voté une réforme ambitieuse de la gouvernance des entités publiques autonomes, qui touche en particulier l’Aéroport international de Genève, les HUG, les SIG et les TPG.

    La nouvelle loi s’inspire des standards de l’OCDE et de la Confédération. Dans ses lignes directrices, l’OCDE regrette que le conseil d’administration d’entreprise publique reste « pléthorique », manquant « d’indépendance de jugement ». Pour l’OCDE toujours, « il est important qu’une entreprise publique soit dotée d’un conseil d’administration puissant capable d’agir dans son intérêt à elle et de surveiller efficacement la direction sans ingérence politique indue. A cet effet, il conviendra de vérifier sa compétence, de renforcer son indépendance et enfin d’améliorer ses modalités de fonctionnement ».

    A l’heure actuelle, les conseils d’administration ne respectent pas ces préceptes.

    Pour y remédier, la nouvelle loi prévoit des conseils composés de 9 à 11 membres disposant des compétences susceptibles de contribuer effectivement au bon fonctionnement de l’institution. Aujourd’hui, on compte plus de 20 administrateurs, dont les compétences ne sont pas forcément adéquates, et les nominations sont parfois une récompense pour services rendus à la République.

    Les jetons de présence constituent aussi un appât irrésistible. C’est pourquoi la nouvelle loi instaure une transparence totale des rémunérations pour éviter des rentes de situation indues.

    La loi supprime les Bureaux du Conseil, afin de responsabiliser chacun des administrateurs. A l’heure actuelle, le Bureau, qui compte en général 5 membres, détient tout le pouvoir et mâche le travail du plénum qui fait office de chambre d’enregistrement.

    Enfin, la nouvelle loi vise à dépolitiser les conseils grâce à une incompatibilité entre le rôle d’administrateur et celui de Conseiller d’Etat et de Député au Grand Conseil. Ce dernier point a fait hurler certains. Ils oublient que la présence d’un représentant par parti conduit, d’une part, à dupliquer les débats du Grand Conseil dans les entités publiques et, d’autre part, à créer des conflits d’intérêts et des entorses au secret de fonction.

    Ainsi, ceux qui ont annoncé le lancement d’un référendum veulent faire perdurer un système obsolète, une gouvernance « à la grand-papa », incompatible avec les exigences de transparence, de compétence et d’indépendance qui doivent prévaloir aujourd’hui. 

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  • Haute horlogerie : remettre les pendules à l’heure

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    Le dernier blog de Michel Ducommun, ancien Président du Cartel intersyndical de la Fonction publique, m’a laissé sans voix. Il s’insurge contre le succès rencontré par le groupe horloger Richemont et par ses fleurons, que sont notamment Cartier, Piaget et Vacheron Constantin.

    Dans un discours de lutte des classes primaire, il exprime son dégoût pour ces produits issus de la haute horlogerie, réservés aux « riches ».

    Pour ma part, je suis très fier que Genève puisse compter dans son tissu économique des entreprises dont les racines sont profondément ancrées dans notre canton, qui assurent de nombreux emplois qualifiés et participent au rayonnement international de Genève.

    Pour prendre l’exemple de Vacheron Constantin, spécifiquement visée par M. Ducommun, cette entreprise a été fondée en 1755 et représente la plus ancienne manufacture horlogère du monde, avec une activité ininterrompue depuis plus de 255 ans.

    Elle emploie 700 personnes, dont la majeure partie est basée à Genève. Compte tenu de son succès, elle prévoit d’engager encore 300 personnes supplémentaires pour amener ses effectifs à 1'000 personnes environ. Cette croissance est tout simplement remarquable en cette période de crise économique où bon nombre d’entreprises envisagent plutôt de procéder à des licenciements.

    Vacheron Constantin est aussi une entreprise formatrice qui compte de nombreux apprentis dans ses rangs. Elle collabore étroitement avec l’école d’horlogerie de Genève qui a ouvert ses portes en 1824 déjà. Des générations d’horlogers qualifiés sont issues de cet établissement qui est l’expression même du succès éclatant de la formation duale.

    La manufacture précitée fait également partie des promoteurs du « Poinçon de Genève » que le Grand Conseil a instauré en 1886 comme véritable standard d’excellence et qui vient de célébrer ses 125 ans.

    La Chambre de Commerce, d’industrie et des services de Genève (CCIG) ne s’y est d’ailleurs pas trompée et vient de décerner à Vacheron Constantin son prestigieux Prix 2011.

    Par ses propos inconsidérés, M. Ducommun insulte le savoir-faire unique, développé depuis plus de 250 ans à Genève, qui se niche dans chacun des mouvements produits dans les manufactures de haute horlogerie genevoises.

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  • LASI : remplacer une trappe à exclusion par un dispositif de réinsertion professionnelle

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    Auriez-vous l’idée de vous battre pour défendre le minitel, alors qu’internet permet de communiquer mieux et plus rapidement ? C’est pourtant le combat du Comité référendaire, qui s’acharne à exiger le maintien du RCMAS (revenu minimum cantonal d’aide sociale) alors que la révision de la LASI doit permettre de réinsérer plus de personnes, mieux et plus rapidement.

    En un peu plus de 15 années de services, le RMCAS, qui était conçu pour éviter que les personnes en fin de droits ne tombent à l’aide sociale, s’est peu à peu transformé en piège pour ses bénéficiaires. Aujourd’hui, seul un tiers d’entre eux fournit une contre-prestation (souvent peu formatrice, éloignée du marché de l’emploi, et quelquefois même dévalorisante) et la durée de la mesure est de 39 mois en moyenne, contre 21 mois pour une personne à l’aide sociale. En clair, le RMCAS s’est peu à peu mué en trappe à exclusion et à pauvreté.

    C’est fort de ce constat accablant que le Conseil d’Etat a proposé une révision du système. L’idée : remplacer le RMCAS par une révision de la loi sur l’aide sociale individuelle, en la complétant par un volet « insertion ». Par cet ajout, c’est la philosophie du système que l’on change, en passant d’un dispositif qui garantit le minimum vital en s’occupant de manière marginale de l’emploi à un dispositif de formation et de réinsertion professionnelle, qui garantit le minimum vital.

    A priori, il n’existe aucune raison de s’opposer à ce projet plein de bon sens et tourné vers le retour en emploi. Toutefois, contre toute bonne logique, cet objectif ne semble pas faire le poids face aux calculs d’apothicaire des référendaires et de leurs amis. Car selon eux, la révision aboutirait à une diminution des prestations pour les personnes aidées. Rien n’est plus faux. D’une part, les projections démontrent que les prestations sont globalement équivalentes, voire quelquefois plus élevées qu’à l’heure actuelle. D’autre part – et surtout –, la nouvelle loi se donne les moyens de ses ambitions, en augmentant de près de 20 millions l’effort financier de l’Etat. Cet investissement est destiné à mieux définir les besoins des personnes en fin de droits, à leur offrir de nouveaux outils d’insertion et à assurer un meilleur suivi de leur parcours de réinsertion. Peut-on décemment parler de sous-enchère sociale et salariale ? Certainement pas !

    Pour ma part, entre un système qui a montré ses limites en maintenant artificiellement ses bénéficiaires dans un état de dépendance et d’assistanat, et un projet ambitieux, véritablement orienté sur les besoins des personnes aidées, pour leur permettre de retrouver le plus rapidement possible le marché du travail et leur autonomie, mon choix est vite fait. Je voterai OUI à  la révision de la LASI.

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  • Un week-end croquant

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    Tout a commencé vendredi soir au Grand Conseil.

    Pour nous aider à supporter les vociférations de certains députés, notre collègue Antoine Barde nous a apporté deux boîtes de pralinés de chez Hautlé. Les vertus apaisantes du chocolat ont à nouveau fait merveille et s’est donc dans la gaité et l’allégresse que nous avons dégusté les spécialités du célèbre confiseur du Bourg-de-Four.

    Les festivités ont repris dimanche matin par la visite du premier salon international des chocolatiers et du chocolat organisé au Bâtiment des Forces Motrices (BFM).

    C’est sous l’impulsion de la très dynamique Lise Luka que cette manifestation a pu avoir lieu à Genève. Elle a réussi l’exploit, entourée d’une équipe de choc (c’est le cas de le dire), de réunir au BFM la fine fleur de la chocolaterie genevoise et suisse. On pouvait apprécier les spécialités de célébrités locales, telles que la Chocolaterie du Rhône, Favarger, Micheli, Desplanches, Pascoët, j’en passe et des meilleures.

    Conférences, recettes, dégustations, fontaines de chocolat : rien ne manquait pour faire de cet événement une expérience gustative inoubliable.

    Quiconque n’a pas encore eu l’occasion de comparer les différentes sortes de cacao provenant de Java, de Colombie et de la République Dominicaine, ne peut se faire une idée concrète de l’incroyable diversité des saveurs et parfums offerts par ce bienfait de la nature.

    Il ne reste donc plus qu’à espérer que les artisans chocolatiers genevois, qui constituent l’une des fiertés de notre canton, se fédèrent à nouveau l’année prochaine pour nous offrir la seconde édition de ce salon, qui devrait devenir le rendez-vous incontournable des chocolatophiles d’ici et d’ailleurs.

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  • Commerce genevois : dans l'attente d'un signal politique fort

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    Jeudi dernier, j’ai participé à l’événement « Un soir à la Corraterie », organisé par les commerçants de cette rue marchande bien genevoise. La typologie des domaines représentés est intéressante, puisque l’on trouve aussi bien une pharmacie, un opticien, des galeries d’art, une bijouterie bien connue, un magasin de jouets, un magasin de sport, divers cafés et boutiques de vêtements et, enfin, un célèbre fleuriste et une prestigieuse papèterie.

    Bon nombre de ces enseignes ont pignon sur rue depuis fort longtemps.

    Avec le public présent, la discussion portait inévitablement sur la force du franc et sur l’impact ravageur de ce facteur sur le commerce local. C’est donc l’occasion de faire le point sur la situation de ce secteur économique important pour Genève.

    On compte sur le territoire du canton près de 1'800 entreprises actives dans le commerce de détail, qui gèrent plus de 4'000 points de vente. Cette activité assure près de 21'000 postes de travail.

    Ce domaine est couvert par 13 conventions collectives de branche qui concernent environ 17'000 emplois.

    Mais le commerce est avant tout un secteur qui souffre : depuis début août 2011, certains magasins enregistrent des chutes de leur chiffre d’affaire allant de 30% pour le non-alimentaire jusqu’à 40% pour les petits commerces. La force de notre monnaie constitue évidemment la principale cause de cette dégringolade alarmante.

    Face à cette situation grave, dont les conséquences pour l’emploi peuvent s’avérer dévastatrices, les commerçants ont pris des mesures en adaptant leurs prix. L’impact sur les marges est immédiat, puisque les charges fixes demeurent inchangées.

    Les commerçants genevois sont dans l’attente d’un signal clair du Gouvernement pour qu’il limite l’attractivité du tourisme commercial en France voisine, en particulier durant les périodes de fêtes qui s’approchent à grands pas. Bien entendu, l’influence du Conseil d’Etat sur le cours de l’euro est nulle. En revanche, il doit s’engager avec fermeté pour que les nocturnes de fin d’année puissent bel et bien avoir lieu et pour que les magasins qui le souhaitent soient autorisés à ouvrir quelques dimanches durant cette période, conformément à la loi fédérale en vigueur.

    A défaut, il portera une lourde responsabilité en cas d’augmentation du chômage.

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  • Déficit budgétaire: c'est pas moi, c'est lui

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    Lors de la présentation de son budget 2012, le Conseil d’Etat genevois a annoncé un déficit astronomique de 429 millions.
    Par ailleurs, contrairement aux engagements pris dans le plan financier quadriennal, les charges de fonctionnement progressent de 3%, alors que toutes les collectivités publiques autour de nous (à l’exception notable de la Ville de Genève) se serrent la ceinture et que les PME luttent pour leur survie face au franc fort.
    Pour justifier cette augmentation, le Conseil d’Etat avance une multitude de prétextes et affirme que ces hausses sont induites par des éléments sur lesquels il n’a aucune prise. Il évoque en vrac la Confédération, la BNS, le Grand Conseil, l’euro, etc.
    La liste est longue, mais l’argumentation est un peu courte.
    On constate notamment une augmentation sensible du nombre de postes, du montant des subventions accordées et des dépenses générales (+ 6,1% !). Le Gouvernement possède sans conteste une marge de manœuvre sur ces différents éléments. Mais il a renoncé à procéder aux arbitrages nécessaires, laissant le soin au Grand Conseil de décider à sa place.
    L’augmentation de la dette constitue une autre source de préoccupation Elle s’accroît de plusieurs centaines de millions pour atteindre 11,4 milliards. On relèvera à ce propos que, pendant que la cigale genevoise ne parvient pas à endiguer cette dette, la fourmi vaudoise a réduit son endettement de manière spectaculaire puisqu’il a passé sous les 2 milliards.
    Dans son exposé des motifs, le Conseil d’Etat évoque en des termes alambiqués des mesures à prendre à partir de 2012 pour résorber le déficit structurel estimé à 150 millions. Il est question d’augmentation de recettes et de réduction de charges. Le but est de retrouver l’équilibre financier en 2014.
    Dans cette perspective, il faudra s’opposer avec la plus grande fermeté à toute hausse d’impôt. En effet, les personnes physiques sont déjà mal loties à Genève en comparaison intercantonale et il serait déraisonnable d’augmenter l’imposition des entreprises qui se trouvent dans une situation très délicate compte tenu de la force du franc.
    Pour finir sur une note positive, on relèvera avec satisfaction le niveau élevé des investissements. Notre canton souffre d’un retard important en matière d’infrastructures, notamment dans les transports publics et privés.
    De même, il conviendra de soutenir l’accroissement des moyens dédiés à la sécurité et à la Justice. On sait que l’insécurité constitue un problème majeur à Genève et il faut par conséquent tout mettre en œuvre pour combattre ce fléau.
    La commission des finances et le Grand Conseil auront donc fort à faire pour opérer les choix que le Gouvernement a esquivés et il faudra travailler en vue de trouver un consensus acceptable qui s’intègre dans les limites fixées par le plan financier quadriennal.

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  • Décroissance économique - croissance étatique

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    Dans un article édifiant paru dans la Tribune de Genève du 16 septembre 2011, le Président du PS, René Longet, rappelle le credo économique de son parti :

    Il faut viser la décroissance en refusant l’implantation à Genève de sociétés multinationales.

    Par ailleurs, selon lui, le salut du canton passerait par la création d’un fonds public « largement doté » qui financerait un « vaste programme d’assainissement des bâtiments et de soutien aux énergies renouvelables ».

    C’est là que, dans sa stratégie, M. Longet, veut « chercher de nouveaux équilibres ».

    Il ne s’agit en tous cas pas d’une référence à l’équilibre des finances publiques.

    En effet, même si l’on voulait, contre toute bonne logique, soutenir le principe d’un fonds cantonal mammouth, on voit mal comment il pourrait être « largement doté » si la politique du PS visant à exclure les multinationales venait à être appliquée. Les recettes fiscales issues de ces centaines d’entreprises et de leurs dizaines de milliers de collaboratrices et collaborateurs disparaitraient, tout comme celles versées par les personnes au bénéfice du forfait fiscal que M. Longet, dans son article, veut aussi chasser du canton.

    Le départ de ces contribuables porterait un tort considérable à Genève. Il est donc irresponsable de le réclamer.

    Le Président du PS fait aussi l’apologie des cleantechs. Le développement à Genève de cette activité prometteuse doit bien entendu être favorisé. Mais, en l’état, il n’en est qu’à ses balbutiements et n’est pas encore une source importante d’emplois.

    Au passage, on relèvera que ni la Confédération, ni le canton, n’ont attendu le visionnaire M. Longet pour considérer ce secteur comme prioritaire. A Genève, ce domaine compte parmi les points forts du programme de législature établi par le Conseil d’Etat, sous l’impulsion du chef du département de l’économie.

    Au lieu de tirer des plans sur la comète, M. Longet serait mieux inspiré de lutter pour le maintien à Genève des emplois déjà existants, dans une période économiquement chahutée. Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras…

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  • Joindre l'utile au sublime

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    La Fondation Dr Henri Dubois-Ferrière Dinu Lipatti se consacre exclusivement, depuis sa création en 1970, à soutenir la lutte contre la leucémie et les autres maladies du sang.

    Elle a réussi l’exploit de réunir hier à Genève, le temps d’une soirée de gala, le célèbre orchestre du Gewandhaus de Leipzig et la prodigieuse pianiste portugaise Maria-Joao Pires. Le premier est l’un des plus anciens orchestres symphoniques du monde, puisque ses origines remontent à 1743. La seconde jouait déjà les concertos de Mozart en public à l’âge de 7 ans.

    Le public du Victoria Hall est resté tétanisé d’émotion à l’écoute du Concerto pour piano et orchestre n° 3 de Beethoven. Même les habituels toussotements s’étaient tus.

    Merci pour ce moment d’exception !

    Tout propos supplémentaire constituerait une fausse note.

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  • Blocage des avoirs grecs : le PS poursuit son Odyssée contre la place financière

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    Le groupe socialiste au Grand Conseil a déposé le 29 août 2011 une proposition de Résolution invitant le Conseil d’Etat genevois à intervenir auprès du Conseil fédéral pour que celui-ci :

    •    gèle immédiatement tous les avoirs placés par des citoyens ou entreprises grecs dans les banques exerçant en Suisse ;
    •    transmette au gouvernement grec la liste des déposants et les montants déposés ;
    •    reste à la disposition du gouvernement grec pour prélever à la source et reverser un impôt et des amendes dont les montants auront été définis par celui-ci et permettant de contribuer à une répartition plus équitable des efforts entre les citoyens grecs pour réduire la dette de cet Etat.

    Le groupe socialiste s’en prend violemment aux banques suisses en les accusant d’avoir des pratiques « pouvant s’apparenter à du recel ».

    Dans leur exposé des motifs, les socialistes escamotent deux éléments importants. Premièrement, jusqu’à nouvel ordre, la Confédération helvétique reste un Etat de droit dont la Constitution et la législation prévoient la protection de la sphère privée, notamment financière. La transmission sauvage de données à laquelle aspire le PS n’est pas compatible avec ces principes fondamentaux. Par ailleurs, la Suisse et la Grèce sont liées par une Convention de double imposition (CDI) qui permet une collaboration en cas de soustraction et de fraude fiscale. Athènes est donc légitimée à déposer des requêtes dans ce but si elle l’estime utile et fondé. Pour ce motif, la Résolution évoquée ci-dessus poursuit un but illégal.

    En second lieu, le PS passe sous silence les raisons profondes de la situation financière de la Grèce. Ce pays figure au 78ème rang dans le palmarès de la corruption établi en 2010 par l’ONG « Transparency International », derrière la Colombie, la Chine et Vanuatu. La Grèce est l’un des pires élèves européens en matière de contrôle de son économie au noir qui est évaluée à 26% environ. Ce pays consacre entre 3,5 et 4% de ses revenus à des dépenses militaires, qui sont les plus élevées de l’Europe de l’Ouest. On pourrait aussi évoquer le fait que la Grèce est fortement soupçonnée d’avoir fait preuve d’une créativité remarquable pour masquer aux yeux de Bruxelles la réalité de son endettement abyssal.

    On voit bien que le PS s’intéresse en réalité peu au sort de la Grèce. Ce qu’il vise, c’est l’affaiblissement de la place financière genevoise. Ce dénigrement systématique s’inscrit dans une longue tradition.

    On se souviendra des attaques incessantes de Jean Ziegler contre les banquiers helvétiques. La crédibilité de cet ancien conseiller national socialiste s’est toutefois effondrée en même temps que le régime dictatorial de son ami personnel Kadhafi. Au demeurant, il est piquant de constater que les milliards d’avoirs libyens bloqués à travers le monde se trouvent avant tout aux Etats-Unis (USD 31 milliards), au Royaume-Uni (USD 13,6 milliards) et en France (7,6 milliards d’euros).

    On se souviendra aussi qu’en février 2010, le Conseiller national Carlo Sommaruga prônait une restructuration drastique du secteur bancaire, en citant pour exemple l’industrie horlogère (voir TdG du 11 février 2010). Pour rappel, face aux bouleversements technologiques, l’horlogerie suisse a passé de 90'000 emplois en 1973 à 30'000 en 1984, soit une diminution de 66% des postes de travail. On voit le sort que l’élu genevois entend réserver au premier secteur économique du canton dont il est issu.

    N’y a-t-il personne, parmi les nombreux sympathisants socialistes issus de la fonction publique et du secteur subventionné à Genève pour rappeler aux dirigeants du parti, enfermés dans leur Olympe dogmatique, que la place financière et ses 35'000 emplois contribuent pour plus de 20% au PIB genevois et génèrent près de 25% des recettes fiscales du canton et des communes ? Sans cette prospérité, le paiement des salaires de toute cette population émargeant au budget de l’Etat ne serait tout simplement plus assuré.

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  • La Maison de la Paix : un projet nécessaire pour Genève

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    Lors de sa session de fin juin 2011, le Grand Conseil a adopté le projet de loi 10785 dont je suis le rapporteur. Ce texte s’inscrit dans le cadre de la réalisation de la Maison de la Paix pilotée par l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID).

    Cette loi porte uniquement sur le volet foncier du projet et prévoit la vente par l’Etat de Genève d’un terrain à la Fondation Hans Wilsdorf, étant précisé que cette dernière accordera ensuite un droit de superficie d’une durée de 100 ans à IHEID pour la construction d’un centre essentiel pour le développement de la Genève internationale.

    Ce projet de Maison de la Paix a été imaginé pour créer un nouveau lieu et un campus favorisant les échanges et les recherches à vocation internationale.

    Par ailleurs, ces locaux abriteront également, au-delà de IHEID, trois autres centres soutenus par la Confédération, à savoir le Centre de politique de sécurité, le Centre international de déminage humanitaire et le Centre pour le contrôle démocratique des forces armées.

    Cela permettra par conséquent de réunir sur le même site divers organismes oeuvrant pour la promotion de la paix dans le monde.

    Il est remarquable d’avoir pu fédérer autour de ce thème la Confédération, le canton de Genève, IHEID et la Fondation Hans Wilsdorf. Il faut encore y ajouter l’engagement important d’un donateur privé en vue de la réalisation de logements pour étudiants.

    Cet exemple de partenariat public privé (PPP) aurait dû recueillir une approbation unanime et enthousiaste du Grand Conseil.  Mais c’était sans compter la réticence viscérale de certains politiciens de gauche face à l’aliénation de biens fonciers par l’Etat et à la collaboration entre le secteur public et le secteur privé. Heureusement, ces quelques voix dissidentes ne sont pas parvenues à freiner la dynamique positive qui sous-tend cette réalisation, qui doit tracer la voie pour d’autres projets d’envergure indispensables au rayonnement de Genève.

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  • La poule aux oeufs d'or ou le coq déplumé ?

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    Comme beaucoup de Genevois, je suis avec intérêt le débat qui fait actuellement rage au sujet du modèle de croissance du canton.
    En tant que membre de la Commission des finances du Grand conseil, j’ai pu constater que si l’Etat a pu clôturer son exercice 2010 par un excédent de recettes de CHF 273 millions, c’est grâce à une économie genevoise extrêmement dynamique, portée en particulier par les entreprises exportatrices ainsi que par les sociétés multinationales et de « trading » de matières premières. C’est à elles que l’on doit le privilège d’avoir pu passer la crise sans trop d’encombres et de connaître une croissance enviée et enviable. En 2010, la valeur des exportations genevoises a bondi de 23,4% sur une année, pour atteindre 13,6 milliards de francs, un niveau voisin du record de 2008.
    Or, ce sont précisément ces entreprises que, dans son programme économique, le parti socialiste veut bouter hors du canton.
    Ce parti est maintenant rejoint dans son effort par l’élu savoyard Antoine Vielliard, conseiller général du canton de Saint-Julien, qui, dans un récent billet publié sur son blog de la Tribune de Genève, affirme qu’ « il est temps de passer à un autre modèle de croissance ». Il s’en prend au passage aux multinationales ainsi qu’à la révision courageuse et ambitieuse du plan directeur cantonal présentée par le Président du Conseil d’Etat Mark Muller. Ce dernier met à juste titre en garde les Genevois contre « des réactions d’enfants gâtés » et appelle à veiller « à ne pas tuer la poule aux œufs d’or » (voir TdG du 20 juillet).
    J’avoue que je suis un partisan inconditionnel de la construction d’une agglomération franco-valdo-genevoise et de la libre circulation des personnes, qui sont synonymes de prospérité pour notre canton.
    Je reste néanmoins légèrement perplexe face aux conseils prodigués par un élu français en matière de croissance économique genevoise.
    En effet, M. Vielliard serait sans doute mieux inspiré de se pencher en priorité sur la situation de son propre pays et sur celle, peu enviable, de l’Union européenne.
    La France, qui est sans contexte une grande nation et dont le coq gaulois est l’emblème, doit faire face à des déficits publics abyssaux, alors que tant la Suisse que le canton de Genève ont réussi l’exploit de dégager des excédents de revenus durant la crise. De plus, l’Hexagone souffre d’un taux d’endettement par rapport au PIB (83,2% en 2010) qui atteint plus du double de celui de la Suisse (38,3%). En outre, notre grand voisin de l’Ouest est victime d’un chômage endémique dont le taux (9,2% fin 2010) est un multiple de celui qui touche notre pays (3,8%). Ce taux dépasse même largement celui du canton de Genève, qui détient déjà malheureusement un triste record au sein de la Confédération (6,3% en décembre 2010).
    Dans l’Union européenne, la situation est encore bien pire. Face à un endettement devenu insupportable (plus de 170% du PIB en Grèce, contre moins de 40% en Suisse), l’UE doit voler au secours d’Athènes qui est au bord du défaut de paiement. Ce second plan d’aide se monte à 158 milliards d’euros et prévoit également un « plan Marshall » pour relancer la croissance grecque. Au Portugal et en Irlande, on n’est pas loin du gouffre.
    Pendant ce temps, à Genève et à Saint-Julien, certains font la fine bouche par rapport à une croissance économique dont notre canton devrait au contraire se féliciter, puisqu’elle permet notamment d’assurer le train de vie d’un Etat gourmand.
    Le dernier mot reviendra à notre Ministre des finances David Hiler qui déclarait ce printemps : « la décroissance, c’est la mort de l’Etat social » (TdG du 11 mai 2011).

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  • Les banques étrangères en Suisse: un indicateur avancé

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    L’Association des banques étrangères en Suisse (ABES) vient de tenir son assemblée générale annuelle à Genève. Notre canton doit se féliciter d’avoir pu accueillir sur son sol cet événement organisé sans tapage par un groupe de banques qui représente près de la moitié des établissements domiciliés chez nous et qui assure environ 9'000 emplois à haute valeur ajoutée ainsi que des recettes fiscales substantielles.
    La présence de ces banques, en général des multinationales, permet aussi à Genève d’occuper un enviable et envié 9ème rang dans le « Top 20 » des places financières globales établi par la City of London.
    Les établissements en question ne sont pas seulement actifs dans la gestion de fortune privée et institutionnelle, ils constituent également les principaux acteurs dans le domaine du financement du négoce de matières premières. Les grandes banques françaises disposent notamment d’un savoir faire unique dans cette spécialité.
    Le développement de ce segment d’activité spécifique est sans aucun doute lié à la présence dans le canton de plus de 400 sociétés de « trading » et de leurs 8'000 collaboratrices et collaborateurs qui traitent 75% des exportations de pétrole russe, 60% des exportations de céréales russes et ukrainiennes ainsi que 10% des exportations mondiales d’acier, pour ne citer que quelques chiffres.
    Or, cette communauté est fragile dans la mesure où sa présence dépend largement des conditions-cadre qui lui sont offertes par le droit fédéral et cantonal. De même, les infrastructures cantonales (en particulier l’aéroport), la sécurité, le logement et les écoles sont autant de facteurs déterminants pour le maintien de leur présence à Genève. De par sa dimension résolument internationale, ce petit monde n’a pas forcément le même attachement à notre canton que des entreprises ou des banques dont les racines genevoises remontent, pour certaines d’entre elles, à plusieurs siècles.
    Ainsi, si la situation venait à se dégrader de manière trop marquée quant à l’un ou l’autre des critères évoqués ci-dessus, cela pourrait signifier le départ irréversible de certaines de ces établissements ou entreprises et entrainer des problèmes majeurs à Genève en termes d’emplois et de recettes fiscales. Les banques étrangères représentent ainsi un indicateur avancé pour l’attractivité de notre canton. Il ne faudra donc pas négliger les signaux qu’elles pourraient délivrer lors des mois ou années à venir.
    Dans ce contexte, on peut légitimement se demander si le message hostile aux multinationales publié récemment sur son blog par la Conseillère administrative socialiste Sandrine Salerno est opportun… 

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  • Alma mater: la sérénité retrouvée

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    Le latin étant de nouveau à la mode grâce à une Résolution du Grand Conseil, mes lecteurs ne m’en voudront pas d’utiliser l’expression latine d’alma mater pour désigner notre Université (UNIGE).
    Cette institution a défrayé la chronique il y a quelques années suite à d’importants problèmes de gestion. La reprise en main par les recteurs Jacques Weber puis Jean-Dominique Vassali a permis de redresser la barre de ce paquebot qui emploie actuellement environ 5'500 collaboratrices et collaborateurs répartis sur plus de 60 sites.
    L’année 2009 a notamment permis de redorer le blason de l’UNIGE de manière spectaculaire dans le cadre des festivités organisées à l’occasion du 450ème anniversaire de sa fondation.
    Cette dynamique positive s’est poursuivie depuis lors et cela explique sans doute pourquoi l’Université de Genève occupe des places enviables dans les divers classements internationaux et parvient à attirer pour plus de CHF 150 millions de fonds externes pour ses projets, soit plus que l’EPFL.
    Cela explique aussi pourquoi les relations avec le monde politique et, en particulier, avec la commission des finances du Grand Conseil, qui se penche sur le budget de cette entité autonome, se sont grandement améliorées. Certains de mes collègues se souviendront de séances, dirons-nous, plutôt houleuses.
    Aujourd’hui, on ne parle plus de notes de frais litigieuses, mais de l’obtention de prix prestigieux en mathématique et de découverte de nouvelles planètes en astrophysique.
    Il n’est plus question d’audit de gestion à charge, mais de convention d’objectifs constructive.
    En rendant hommage hier aux vice-recteurs Anik de Ribeaupierre et Pierre Spierer, le recteur Vassali a rappelé le chemin parcouru, en se félicitant notamment de l’adoption de la nouvelle loi sur l’Université qui a permis un grand bond en avant.
    Avec sa sublime perspective sur le Fort de l’Ecluse, le Domaine des Bossons à Peissy se prêtait admirablement à cet événement organisé par le Rectorat pour célébrer la sérénité retrouvée.

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  • Dîner en blanc

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    Dans son édition du 24 juin 2011, la Tribune de Genève consacre une pleine page à la problématique de l’accueil des expatriés dans notre canton.

    Pour notre République, cette population représente un atout majeur, qu’elle soit active dans le monde des multinationales ou dans celui des organisations qui gravitent autour de l’ONU, sans oublier les multiples ONG qui ont choisit de s’établir chez nous. Tous ces acteurs contribuent de manière déterminante au rayonnement de notre cité qui, sans eux, aurait probablement l’importance d’une insignifiante ville de province.

    La Tribune donne notamment la parole au Délégué cantonal à la Genève internationale ainsi qu’au Directeur du Centre d’accueil Genève internationale (CAGI) qui ne ménagent pas leurs efforts afin de rendre notre ville plus attrayante pour cette communauté étrangère, malgré les vicissitudes liées aux problèmes de logement et de sécurité.

    L’engagement de la Fondation pour Genève mérite également une mention particulière dans ce contexte. Cet organisme privé, créé en 1976, a pour but statutaire de contribuer au rayonnement de Genève tant en Suisse qu’ailleurs dans le monde.

    Cette Fondation chapeaute, d’une part, le Club diplomatique qui organise des rencontres entre les communautés internationales et locales et, d’autre part, le Cercle des conjoints qui offre un accueil personnalisé aux conjoints d’expatriés issus des milieux diplomatiques et privés.
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    Ce dernier a organisé le 26 juin un dîner au blanc au Parc de la Grange pour réunir les membres de la communauté internationale et les Genevois. Cet immense pique-nique, dans un lieu idyllique, a connu un vif succès. C’est grâce à ce type d’initiatives que Genève pourra démentir sa réputation de ville fermée et ennuyeuse, colportée par certains médias anglo-saxons, jaloux de notre succès.

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  • Lutte contre le cancer du sein : prévention, soins et recherche clinique aux HUG

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    Pour un politicien, qu’il s’engage au niveau communal, cantonal ou fédéral, il est essentiel d’aller sur le terrain pour constater « de visu » la mise en pratique des politiques publiques, d’autant plus lorsque les montants investis par la collectivité sont importants, ce qui est le cas en matière hospitalière.

    Dans le domaine de la santé, le Département compétent dirigé par M. Unger a clairement placé la lutte contre les différentes formes de cancers au centre de ses préoccupations.

    En toute bonne logique, cette priorité est concrétisée aux HUG. Preuve en est l’inauguration ce matin du « Centre du sein » à la Maternité.
    A cette occasion, le Directeur général Bernard Gruson a expliqué que la création de ce centre constitue une profonde mutation dans l’hôpital, dans la mesure où, par le passé, on réunissait les patientes autour des spécialistes et que le but visé en l’occurrence est, au contraire, de rassembler les spécialistes autour des patientes.

    Cette volonté de placer les patientes au centre du dispositif se retrouve jusque dans les détails des salles de consultation et d’attente, qui sont conçues de manière moins froides et anonymes que dans d’autres secteurs hospitaliers. L’accent mis sur l’accueil a été résumé ainsi par l’un des intervenants : « un cancer constitue toujours une urgence psychologique et sociale ».

    L’aspect pluridisciplinaire de ce centre a également été mis en avant, dans la mesure où il ne s’agit pas seulement d’améliorer l’itinéraire de soin, mais aussi de promouvoir la formation continue et la recherche clinique.

    La prévention n’a pas non plus été oubliée puisque la collaboration avec la Fondation genevoise pour le dépistage du cancer du sein est déjà étroite et devrait encore s’intensifier.

    En sortant de cette cérémonie inaugurale, même en n’étant pas spécialiste du domaine, on avait le sentiment d’avoir vécu un moment important dans la lutte contre le cancer du sein et d’être face à un programme structuré et cohérent.

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  • Bol d'Or

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    La 73ème édition du Bol d’Or s’est déroulée ce week-end et, pour la première fois depuis longtemps, le vent était au rendez-vous. Ces conditions ont permis à Alinghi, barré par Ernesto Bertarelli, de remporter cette épreuve mythique, en réalisant le troisième meilleur chronomètre de l’histoire.

    Le but du présent billet n’est pas de m’attarder sur les exploits des bêtes de course que sont les D35 ou les M2. On relèvera seulement qu’il est stupéfiant de les voir voler sur les flots du Léman et se livrer des combats de titans. On soulignera aussi que leur présence et celle de barreurs de renommée mondiale contribuent au rayonnement de cette course au-delà de nos frontières.

    Non, il s’agit plutôt ici de rendre hommage à la cohorte des navigateurs anonymes qui passent la bouée du Bouveret, alors que les multicoques sont déjà de retour à bon port. Il fallait avoir du courage pour oser affronter le gros temps qui pesait sur le lac et qui allait se déchainer à plusieurs reprises sous forme de grains mémorables.

    C’est le nombre de participants, environ 500, qui donne à cette épreuve sa véritable dimension. En effet, il s’agit d’une des plus importantes régates du monde à se dérouler sur un lac. Avec un tel nombre de participants, le Bol d’Or prend un caractère véritablement populaire. Le record de participation a été atteint en 1990 avec 684 concurrents sur la ligne de départ. De même, de très nombreux spectateurs suivent les exploits des équipages depuis les berges.

    Si cette régate a pu passer de 50 bateaux en 1950 à plus de 500 aujourd’hui, c’est aussi grâce au soutien de sponsors locaux. Or, on a pu entendre récemment ici et là, que les mécènes genevois seraient trop élitistes et ne s’intéresseraient qu’à la culture. L’engagement de Mirabaud & Cie en faveur du Bol d’Or depuis plusieurs années démontre de manière éclatante que des entrepreneurs genevois se mouillent avec passion pour les sports nautiques !

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