17/11/2011

Haute horlogerie : remettre les pendules à l’heure

Le dernier blog de Michel Ducommun, ancien Président du Cartel intersyndical de la Fonction publique, m’a laissé sans voix. Il s’insurge contre le succès rencontré par le groupe horloger Richemont et par ses fleurons, que sont notamment Cartier, Piaget et Vacheron Constantin.

Dans un discours de lutte des classes primaire, il exprime son dégoût pour ces produits issus de la haute horlogerie, réservés aux « riches ».

Pour ma part, je suis très fier que Genève puisse compter dans son tissu économique des entreprises dont les racines sont profondément ancrées dans notre canton, qui assurent de nombreux emplois qualifiés et participent au rayonnement international de Genève.

Pour prendre l’exemple de Vacheron Constantin, spécifiquement visée par M. Ducommun, cette entreprise a été fondée en 1755 et représente la plus ancienne manufacture horlogère du monde, avec une activité ininterrompue depuis plus de 255 ans.

Elle emploie 700 personnes, dont la majeure partie est basée à Genève. Compte tenu de son succès, elle prévoit d’engager encore 300 personnes supplémentaires pour amener ses effectifs à 1'000 personnes environ. Cette croissance est tout simplement remarquable en cette période de crise économique où bon nombre d’entreprises envisagent plutôt de procéder à des licenciements.

Vacheron Constantin est aussi une entreprise formatrice qui compte de nombreux apprentis dans ses rangs. Elle collabore étroitement avec l’école d’horlogerie de Genève qui a ouvert ses portes en 1824 déjà. Des générations d’horlogers qualifiés sont issues de cet établissement qui est l’expression même du succès éclatant de la formation duale.

La manufacture précitée fait également partie des promoteurs du « Poinçon de Genève » que le Grand Conseil a instauré en 1886 comme véritable standard d’excellence et qui vient de célébrer ses 125 ans.

La Chambre de Commerce, d’industrie et des services de Genève (CCIG) ne s’y est d’ailleurs pas trompée et vient de décerner à Vacheron Constantin son prestigieux Prix 2011.

Par ses propos inconsidérés, M. Ducommun insulte le savoir-faire unique, développé depuis plus de 250 ans à Genève, qui se niche dans chacun des mouvements produits dans les manufactures de haute horlogerie genevoises.

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14/11/2011

LASI : remplacer une trappe à exclusion par un dispositif de réinsertion professionnelle

Auriez-vous l’idée de vous battre pour défendre le minitel, alors qu’internet permet de communiquer mieux et plus rapidement ? C’est pourtant le combat du Comité référendaire, qui s’acharne à exiger le maintien du RCMAS (revenu minimum cantonal d’aide sociale) alors que la révision de la LASI doit permettre de réinsérer plus de personnes, mieux et plus rapidement.

En un peu plus de 15 années de services, le RMCAS, qui était conçu pour éviter que les personnes en fin de droits ne tombent à l’aide sociale, s’est peu à peu transformé en piège pour ses bénéficiaires. Aujourd’hui, seul un tiers d’entre eux fournit une contre-prestation (souvent peu formatrice, éloignée du marché de l’emploi, et quelquefois même dévalorisante) et la durée de la mesure est de 39 mois en moyenne, contre 21 mois pour une personne à l’aide sociale. En clair, le RMCAS s’est peu à peu mué en trappe à exclusion et à pauvreté.

C’est fort de ce constat accablant que le Conseil d’Etat a proposé une révision du système. L’idée : remplacer le RMCAS par une révision de la loi sur l’aide sociale individuelle, en la complétant par un volet « insertion ». Par cet ajout, c’est la philosophie du système que l’on change, en passant d’un dispositif qui garantit le minimum vital en s’occupant de manière marginale de l’emploi à un dispositif de formation et de réinsertion professionnelle, qui garantit le minimum vital.

A priori, il n’existe aucune raison de s’opposer à ce projet plein de bon sens et tourné vers le retour en emploi. Toutefois, contre toute bonne logique, cet objectif ne semble pas faire le poids face aux calculs d’apothicaire des référendaires et de leurs amis. Car selon eux, la révision aboutirait à une diminution des prestations pour les personnes aidées. Rien n’est plus faux. D’une part, les projections démontrent que les prestations sont globalement équivalentes, voire quelquefois plus élevées qu’à l’heure actuelle. D’autre part – et surtout –, la nouvelle loi se donne les moyens de ses ambitions, en augmentant de près de 20 millions l’effort financier de l’Etat. Cet investissement est destiné à mieux définir les besoins des personnes en fin de droits, à leur offrir de nouveaux outils d’insertion et à assurer un meilleur suivi de leur parcours de réinsertion. Peut-on décemment parler de sous-enchère sociale et salariale ? Certainement pas !

Pour ma part, entre un système qui a montré ses limites en maintenant artificiellement ses bénéficiaires dans un état de dépendance et d’assistanat, et un projet ambitieux, véritablement orienté sur les besoins des personnes aidées, pour leur permettre de retrouver le plus rapidement possible le marché du travail et leur autonomie, mon choix est vite fait. Je voterai OUI à  la révision de la LASI.

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17/10/2011

Un week-end croquant

Tout a commencé vendredi soir au Grand Conseil.

Pour nous aider à supporter les vociférations de certains députés, notre collègue Antoine Barde nous a apporté deux boîtes de pralinés de chez Hautlé. Les vertus apaisantes du chocolat ont à nouveau fait merveille et s’est donc dans la gaité et l’allégresse que nous avons dégusté les spécialités du célèbre confiseur du Bourg-de-Four.

Les festivités ont repris dimanche matin par la visite du premier salon international des chocolatiers et du chocolat organisé au Bâtiment des Forces Motrices (BFM).

C’est sous l’impulsion de la très dynamique Lise Luka que cette manifestation a pu avoir lieu à Genève. Elle a réussi l’exploit, entourée d’une équipe de choc (c’est le cas de le dire), de réunir au BFM la fine fleur de la chocolaterie genevoise et suisse. On pouvait apprécier les spécialités de célébrités locales, telles que la Chocolaterie du Rhône, Favarger, Micheli, Desplanches, Pascoët, j’en passe et des meilleures.

Conférences, recettes, dégustations, fontaines de chocolat : rien ne manquait pour faire de cet événement une expérience gustative inoubliable.

Quiconque n’a pas encore eu l’occasion de comparer les différentes sortes de cacao provenant de Java, de Colombie et de la République Dominicaine, ne peut se faire une idée concrète de l’incroyable diversité des saveurs et parfums offerts par ce bienfait de la nature.

Il ne reste donc plus qu’à espérer que les artisans chocolatiers genevois, qui constituent l’une des fiertés de notre canton, se fédèrent à nouveau l’année prochaine pour nous offrir la seconde édition de ce salon, qui devrait devenir le rendez-vous incontournable des chocolatophiles d’ici et d’ailleurs.

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10/10/2011

Commerce genevois : dans l'attente d'un signal politique fort

Jeudi dernier, j’ai participé à l’événement « Un soir à la Corraterie », organisé par les commerçants de cette rue marchande bien genevoise. La typologie des domaines représentés est intéressante, puisque l’on trouve aussi bien une pharmacie, un opticien, des galeries d’art, une bijouterie bien connue, un magasin de jouets, un magasin de sport, divers cafés et boutiques de vêtements et, enfin, un célèbre fleuriste et une prestigieuse papèterie.

Bon nombre de ces enseignes ont pignon sur rue depuis fort longtemps.

Avec le public présent, la discussion portait inévitablement sur la force du franc et sur l’impact ravageur de ce facteur sur le commerce local. C’est donc l’occasion de faire le point sur la situation de ce secteur économique important pour Genève.

On compte sur le territoire du canton près de 1'800 entreprises actives dans le commerce de détail, qui gèrent plus de 4'000 points de vente. Cette activité assure près de 21'000 postes de travail.

Ce domaine est couvert par 13 conventions collectives de branche qui concernent environ 17'000 emplois.

Mais le commerce est avant tout un secteur qui souffre : depuis début août 2011, certains magasins enregistrent des chutes de leur chiffre d’affaire allant de 30% pour le non-alimentaire jusqu’à 40% pour les petits commerces. La force de notre monnaie constitue évidemment la principale cause de cette dégringolade alarmante.

Face à cette situation grave, dont les conséquences pour l’emploi peuvent s’avérer dévastatrices, les commerçants ont pris des mesures en adaptant leurs prix. L’impact sur les marges est immédiat, puisque les charges fixes demeurent inchangées.

Les commerçants genevois sont dans l’attente d’un signal clair du Gouvernement pour qu’il limite l’attractivité du tourisme commercial en France voisine, en particulier durant les périodes de fêtes qui s’approchent à grands pas. Bien entendu, l’influence du Conseil d’Etat sur le cours de l’euro est nulle. En revanche, il doit s’engager avec fermeté pour que les nocturnes de fin d’année puissent bel et bien avoir lieu et pour que les magasins qui le souhaitent soient autorisés à ouvrir quelques dimanches durant cette période, conformément à la loi fédérale en vigueur.

A défaut, il portera une lourde responsabilité en cas d’augmentation du chômage.

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23/09/2011

Déficit budgétaire: c'est pas moi, c'est lui

Lors de la présentation de son budget 2012, le Conseil d’Etat genevois a annoncé un déficit astronomique de 429 millions.
Par ailleurs, contrairement aux engagements pris dans le plan financier quadriennal, les charges de fonctionnement progressent de 3%, alors que toutes les collectivités publiques autour de nous (à l’exception notable de la Ville de Genève) se serrent la ceinture et que les PME luttent pour leur survie face au franc fort.
Pour justifier cette augmentation, le Conseil d’Etat avance une multitude de prétextes et affirme que ces hausses sont induites par des éléments sur lesquels il n’a aucune prise. Il évoque en vrac la Confédération, la BNS, le Grand Conseil, l’euro, etc.
La liste est longue, mais l’argumentation est un peu courte.
On constate notamment une augmentation sensible du nombre de postes, du montant des subventions accordées et des dépenses générales (+ 6,1% !). Le Gouvernement possède sans conteste une marge de manœuvre sur ces différents éléments. Mais il a renoncé à procéder aux arbitrages nécessaires, laissant le soin au Grand Conseil de décider à sa place.
L’augmentation de la dette constitue une autre source de préoccupation Elle s’accroît de plusieurs centaines de millions pour atteindre 11,4 milliards. On relèvera à ce propos que, pendant que la cigale genevoise ne parvient pas à endiguer cette dette, la fourmi vaudoise a réduit son endettement de manière spectaculaire puisqu’il a passé sous les 2 milliards.
Dans son exposé des motifs, le Conseil d’Etat évoque en des termes alambiqués des mesures à prendre à partir de 2012 pour résorber le déficit structurel estimé à 150 millions. Il est question d’augmentation de recettes et de réduction de charges. Le but est de retrouver l’équilibre financier en 2014.
Dans cette perspective, il faudra s’opposer avec la plus grande fermeté à toute hausse d’impôt. En effet, les personnes physiques sont déjà mal loties à Genève en comparaison intercantonale et il serait déraisonnable d’augmenter l’imposition des entreprises qui se trouvent dans une situation très délicate compte tenu de la force du franc.
Pour finir sur une note positive, on relèvera avec satisfaction le niveau élevé des investissements. Notre canton souffre d’un retard important en matière d’infrastructures, notamment dans les transports publics et privés.
De même, il conviendra de soutenir l’accroissement des moyens dédiés à la sécurité et à la Justice. On sait que l’insécurité constitue un problème majeur à Genève et il faut par conséquent tout mettre en œuvre pour combattre ce fléau.
La commission des finances et le Grand Conseil auront donc fort à faire pour opérer les choix que le Gouvernement a esquivés et il faudra travailler en vue de trouver un consensus acceptable qui s’intègre dans les limites fixées par le plan financier quadriennal.

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19/09/2011

Décroissance économique - croissance étatique

Dans un article édifiant paru dans la Tribune de Genève du 16 septembre 2011, le Président du PS, René Longet, rappelle le credo économique de son parti :

Il faut viser la décroissance en refusant l’implantation à Genève de sociétés multinationales.

Par ailleurs, selon lui, le salut du canton passerait par la création d’un fonds public « largement doté » qui financerait un « vaste programme d’assainissement des bâtiments et de soutien aux énergies renouvelables ».

C’est là que, dans sa stratégie, M. Longet, veut « chercher de nouveaux équilibres ».

Il ne s’agit en tous cas pas d’une référence à l’équilibre des finances publiques.

En effet, même si l’on voulait, contre toute bonne logique, soutenir le principe d’un fonds cantonal mammouth, on voit mal comment il pourrait être « largement doté » si la politique du PS visant à exclure les multinationales venait à être appliquée. Les recettes fiscales issues de ces centaines d’entreprises et de leurs dizaines de milliers de collaboratrices et collaborateurs disparaitraient, tout comme celles versées par les personnes au bénéfice du forfait fiscal que M. Longet, dans son article, veut aussi chasser du canton.

Le départ de ces contribuables porterait un tort considérable à Genève. Il est donc irresponsable de le réclamer.

Le Président du PS fait aussi l’apologie des cleantechs. Le développement à Genève de cette activité prometteuse doit bien entendu être favorisé. Mais, en l’état, il n’en est qu’à ses balbutiements et n’est pas encore une source importante d’emplois.

Au passage, on relèvera que ni la Confédération, ni le canton, n’ont attendu le visionnaire M. Longet pour considérer ce secteur comme prioritaire. A Genève, ce domaine compte parmi les points forts du programme de législature établi par le Conseil d’Etat, sous l’impulsion du chef du département de l’économie.

Au lieu de tirer des plans sur la comète, M. Longet serait mieux inspiré de lutter pour le maintien à Genève des emplois déjà existants, dans une période économiquement chahutée. Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras…

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15/09/2011

Joindre l'utile au sublime

La Fondation Dr Henri Dubois-Ferrière Dinu Lipatti se consacre exclusivement, depuis sa création en 1970, à soutenir la lutte contre la leucémie et les autres maladies du sang.

Elle a réussi l’exploit de réunir hier à Genève, le temps d’une soirée de gala, le célèbre orchestre du Gewandhaus de Leipzig et la prodigieuse pianiste portugaise Maria-Joao Pires. Le premier est l’un des plus anciens orchestres symphoniques du monde, puisque ses origines remontent à 1743. La seconde jouait déjà les concertos de Mozart en public à l’âge de 7 ans.

Le public du Victoria Hall est resté tétanisé d’émotion à l’écoute du Concerto pour piano et orchestre n° 3 de Beethoven. Même les habituels toussotements s’étaient tus.

Merci pour ce moment d’exception !

Tout propos supplémentaire constituerait une fausse note.

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05/09/2011

Blocage des avoirs grecs : le PS poursuit son Odyssée contre la place financière

Le groupe socialiste au Grand Conseil a déposé le 29 août 2011 une proposition de Résolution invitant le Conseil d’Etat genevois à intervenir auprès du Conseil fédéral pour que celui-ci :

•    gèle immédiatement tous les avoirs placés par des citoyens ou entreprises grecs dans les banques exerçant en Suisse ;
•    transmette au gouvernement grec la liste des déposants et les montants déposés ;
•    reste à la disposition du gouvernement grec pour prélever à la source et reverser un impôt et des amendes dont les montants auront été définis par celui-ci et permettant de contribuer à une répartition plus équitable des efforts entre les citoyens grecs pour réduire la dette de cet Etat.

Le groupe socialiste s’en prend violemment aux banques suisses en les accusant d’avoir des pratiques « pouvant s’apparenter à du recel ».

Dans leur exposé des motifs, les socialistes escamotent deux éléments importants. Premièrement, jusqu’à nouvel ordre, la Confédération helvétique reste un Etat de droit dont la Constitution et la législation prévoient la protection de la sphère privée, notamment financière. La transmission sauvage de données à laquelle aspire le PS n’est pas compatible avec ces principes fondamentaux. Par ailleurs, la Suisse et la Grèce sont liées par une Convention de double imposition (CDI) qui permet une collaboration en cas de soustraction et de fraude fiscale. Athènes est donc légitimée à déposer des requêtes dans ce but si elle l’estime utile et fondé. Pour ce motif, la Résolution évoquée ci-dessus poursuit un but illégal.

En second lieu, le PS passe sous silence les raisons profondes de la situation financière de la Grèce. Ce pays figure au 78ème rang dans le palmarès de la corruption établi en 2010 par l’ONG « Transparency International », derrière la Colombie, la Chine et Vanuatu. La Grèce est l’un des pires élèves européens en matière de contrôle de son économie au noir qui est évaluée à 26% environ. Ce pays consacre entre 3,5 et 4% de ses revenus à des dépenses militaires, qui sont les plus élevées de l’Europe de l’Ouest. On pourrait aussi évoquer le fait que la Grèce est fortement soupçonnée d’avoir fait preuve d’une créativité remarquable pour masquer aux yeux de Bruxelles la réalité de son endettement abyssal.

On voit bien que le PS s’intéresse en réalité peu au sort de la Grèce. Ce qu’il vise, c’est l’affaiblissement de la place financière genevoise. Ce dénigrement systématique s’inscrit dans une longue tradition.

On se souviendra des attaques incessantes de Jean Ziegler contre les banquiers helvétiques. La crédibilité de cet ancien conseiller national socialiste s’est toutefois effondrée en même temps que le régime dictatorial de son ami personnel Kadhafi. Au demeurant, il est piquant de constater que les milliards d’avoirs libyens bloqués à travers le monde se trouvent avant tout aux Etats-Unis (USD 31 milliards), au Royaume-Uni (USD 13,6 milliards) et en France (7,6 milliards d’euros).

On se souviendra aussi qu’en février 2010, le Conseiller national Carlo Sommaruga prônait une restructuration drastique du secteur bancaire, en citant pour exemple l’industrie horlogère (voir TdG du 11 février 2010). Pour rappel, face aux bouleversements technologiques, l’horlogerie suisse a passé de 90'000 emplois en 1973 à 30'000 en 1984, soit une diminution de 66% des postes de travail. On voit le sort que l’élu genevois entend réserver au premier secteur économique du canton dont il est issu.

N’y a-t-il personne, parmi les nombreux sympathisants socialistes issus de la fonction publique et du secteur subventionné à Genève pour rappeler aux dirigeants du parti, enfermés dans leur Olympe dogmatique, que la place financière et ses 35'000 emplois contribuent pour plus de 20% au PIB genevois et génèrent près de 25% des recettes fiscales du canton et des communes ? Sans cette prospérité, le paiement des salaires de toute cette population émargeant au budget de l’Etat ne serait tout simplement plus assuré.

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02/08/2011

La Maison de la Paix : un projet nécessaire pour Genève

Lors de sa session de fin juin 2011, le Grand Conseil a adopté le projet de loi 10785 dont je suis le rapporteur. Ce texte s’inscrit dans le cadre de la réalisation de la Maison de la Paix pilotée par l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID).

Cette loi porte uniquement sur le volet foncier du projet et prévoit la vente par l’Etat de Genève d’un terrain à la Fondation Hans Wilsdorf, étant précisé que cette dernière accordera ensuite un droit de superficie d’une durée de 100 ans à IHEID pour la construction d’un centre essentiel pour le développement de la Genève internationale.

Ce projet de Maison de la Paix a été imaginé pour créer un nouveau lieu et un campus favorisant les échanges et les recherches à vocation internationale.

Par ailleurs, ces locaux abriteront également, au-delà de IHEID, trois autres centres soutenus par la Confédération, à savoir le Centre de politique de sécurité, le Centre international de déminage humanitaire et le Centre pour le contrôle démocratique des forces armées.

Cela permettra par conséquent de réunir sur le même site divers organismes oeuvrant pour la promotion de la paix dans le monde.

Il est remarquable d’avoir pu fédérer autour de ce thème la Confédération, le canton de Genève, IHEID et la Fondation Hans Wilsdorf. Il faut encore y ajouter l’engagement important d’un donateur privé en vue de la réalisation de logements pour étudiants.

Cet exemple de partenariat public privé (PPP) aurait dû recueillir une approbation unanime et enthousiaste du Grand Conseil.  Mais c’était sans compter la réticence viscérale de certains politiciens de gauche face à l’aliénation de biens fonciers par l’Etat et à la collaboration entre le secteur public et le secteur privé. Heureusement, ces quelques voix dissidentes ne sont pas parvenues à freiner la dynamique positive qui sous-tend cette réalisation, qui doit tracer la voie pour d’autres projets d’envergure indispensables au rayonnement de Genève.

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22/07/2011

La poule aux oeufs d'or ou le coq déplumé ?

Comme beaucoup de Genevois, je suis avec intérêt le débat qui fait actuellement rage au sujet du modèle de croissance du canton.
En tant que membre de la Commission des finances du Grand conseil, j’ai pu constater que si l’Etat a pu clôturer son exercice 2010 par un excédent de recettes de CHF 273 millions, c’est grâce à une économie genevoise extrêmement dynamique, portée en particulier par les entreprises exportatrices ainsi que par les sociétés multinationales et de « trading » de matières premières. C’est à elles que l’on doit le privilège d’avoir pu passer la crise sans trop d’encombres et de connaître une croissance enviée et enviable. En 2010, la valeur des exportations genevoises a bondi de 23,4% sur une année, pour atteindre 13,6 milliards de francs, un niveau voisin du record de 2008.
Or, ce sont précisément ces entreprises que, dans son programme économique, le parti socialiste veut bouter hors du canton.
Ce parti est maintenant rejoint dans son effort par l’élu savoyard Antoine Vielliard, conseiller général du canton de Saint-Julien, qui, dans un récent billet publié sur son blog de la Tribune de Genève, affirme qu’ « il est temps de passer à un autre modèle de croissance ». Il s’en prend au passage aux multinationales ainsi qu’à la révision courageuse et ambitieuse du plan directeur cantonal présentée par le Président du Conseil d’Etat Mark Muller. Ce dernier met à juste titre en garde les Genevois contre « des réactions d’enfants gâtés » et appelle à veiller « à ne pas tuer la poule aux œufs d’or » (voir TdG du 20 juillet).
J’avoue que je suis un partisan inconditionnel de la construction d’une agglomération franco-valdo-genevoise et de la libre circulation des personnes, qui sont synonymes de prospérité pour notre canton.
Je reste néanmoins légèrement perplexe face aux conseils prodigués par un élu français en matière de croissance économique genevoise.
En effet, M. Vielliard serait sans doute mieux inspiré de se pencher en priorité sur la situation de son propre pays et sur celle, peu enviable, de l’Union européenne.
La France, qui est sans contexte une grande nation et dont le coq gaulois est l’emblème, doit faire face à des déficits publics abyssaux, alors que tant la Suisse que le canton de Genève ont réussi l’exploit de dégager des excédents de revenus durant la crise. De plus, l’Hexagone souffre d’un taux d’endettement par rapport au PIB (83,2% en 2010) qui atteint plus du double de celui de la Suisse (38,3%). En outre, notre grand voisin de l’Ouest est victime d’un chômage endémique dont le taux (9,2% fin 2010) est un multiple de celui qui touche notre pays (3,8%). Ce taux dépasse même largement celui du canton de Genève, qui détient déjà malheureusement un triste record au sein de la Confédération (6,3% en décembre 2010).
Dans l’Union européenne, la situation est encore bien pire. Face à un endettement devenu insupportable (plus de 170% du PIB en Grèce, contre moins de 40% en Suisse), l’UE doit voler au secours d’Athènes qui est au bord du défaut de paiement. Ce second plan d’aide se monte à 158 milliards d’euros et prévoit également un « plan Marshall » pour relancer la croissance grecque. Au Portugal et en Irlande, on n’est pas loin du gouffre.
Pendant ce temps, à Genève et à Saint-Julien, certains font la fine bouche par rapport à une croissance économique dont notre canton devrait au contraire se féliciter, puisqu’elle permet notamment d’assurer le train de vie d’un Etat gourmand.
Le dernier mot reviendra à notre Ministre des finances David Hiler qui déclarait ce printemps : « la décroissance, c’est la mort de l’Etat social » (TdG du 11 mai 2011).

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11/07/2011

Les banques étrangères en Suisse: un indicateur avancé

L’Association des banques étrangères en Suisse (ABES) vient de tenir son assemblée générale annuelle à Genève. Notre canton doit se féliciter d’avoir pu accueillir sur son sol cet événement organisé sans tapage par un groupe de banques qui représente près de la moitié des établissements domiciliés chez nous et qui assure environ 9'000 emplois à haute valeur ajoutée ainsi que des recettes fiscales substantielles.
La présence de ces banques, en général des multinationales, permet aussi à Genève d’occuper un enviable et envié 9ème rang dans le « Top 20 » des places financières globales établi par la City of London.
Les établissements en question ne sont pas seulement actifs dans la gestion de fortune privée et institutionnelle, ils constituent également les principaux acteurs dans le domaine du financement du négoce de matières premières. Les grandes banques françaises disposent notamment d’un savoir faire unique dans cette spécialité.
Le développement de ce segment d’activité spécifique est sans aucun doute lié à la présence dans le canton de plus de 400 sociétés de « trading » et de leurs 8'000 collaboratrices et collaborateurs qui traitent 75% des exportations de pétrole russe, 60% des exportations de céréales russes et ukrainiennes ainsi que 10% des exportations mondiales d’acier, pour ne citer que quelques chiffres.
Or, cette communauté est fragile dans la mesure où sa présence dépend largement des conditions-cadre qui lui sont offertes par le droit fédéral et cantonal. De même, les infrastructures cantonales (en particulier l’aéroport), la sécurité, le logement et les écoles sont autant de facteurs déterminants pour le maintien de leur présence à Genève. De par sa dimension résolument internationale, ce petit monde n’a pas forcément le même attachement à notre canton que des entreprises ou des banques dont les racines genevoises remontent, pour certaines d’entre elles, à plusieurs siècles.
Ainsi, si la situation venait à se dégrader de manière trop marquée quant à l’un ou l’autre des critères évoqués ci-dessus, cela pourrait signifier le départ irréversible de certaines de ces établissements ou entreprises et entrainer des problèmes majeurs à Genève en termes d’emplois et de recettes fiscales. Les banques étrangères représentent ainsi un indicateur avancé pour l’attractivité de notre canton. Il ne faudra donc pas négliger les signaux qu’elles pourraient délivrer lors des mois ou années à venir.
Dans ce contexte, on peut légitimement se demander si le message hostile aux multinationales publié récemment sur son blog par la Conseillère administrative socialiste Sandrine Salerno est opportun… 

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07/07/2011

Alma mater: la sérénité retrouvée

Le latin étant de nouveau à la mode grâce à une Résolution du Grand Conseil, mes lecteurs ne m’en voudront pas d’utiliser l’expression latine d’alma mater pour désigner notre Université (UNIGE).
Cette institution a défrayé la chronique il y a quelques années suite à d’importants problèmes de gestion. La reprise en main par les recteurs Jacques Weber puis Jean-Dominique Vassali a permis de redresser la barre de ce paquebot qui emploie actuellement environ 5'500 collaboratrices et collaborateurs répartis sur plus de 60 sites.
L’année 2009 a notamment permis de redorer le blason de l’UNIGE de manière spectaculaire dans le cadre des festivités organisées à l’occasion du 450ème anniversaire de sa fondation.
Cette dynamique positive s’est poursuivie depuis lors et cela explique sans doute pourquoi l’Université de Genève occupe des places enviables dans les divers classements internationaux et parvient à attirer pour plus de CHF 150 millions de fonds externes pour ses projets, soit plus que l’EPFL.
Cela explique aussi pourquoi les relations avec le monde politique et, en particulier, avec la commission des finances du Grand Conseil, qui se penche sur le budget de cette entité autonome, se sont grandement améliorées. Certains de mes collègues se souviendront de séances, dirons-nous, plutôt houleuses.
Aujourd’hui, on ne parle plus de notes de frais litigieuses, mais de l’obtention de prix prestigieux en mathématique et de découverte de nouvelles planètes en astrophysique.
Il n’est plus question d’audit de gestion à charge, mais de convention d’objectifs constructive.
En rendant hommage hier aux vice-recteurs Anik de Ribeaupierre et Pierre Spierer, le recteur Vassali a rappelé le chemin parcouru, en se félicitant notamment de l’adoption de la nouvelle loi sur l’Université qui a permis un grand bond en avant.
Avec sa sublime perspective sur le Fort de l’Ecluse, le Domaine des Bossons à Peissy se prêtait admirablement à cet événement organisé par le Rectorat pour célébrer la sérénité retrouvée.

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28/06/2011

Dîner en blanc

Dans son édition du 24 juin 2011, la Tribune de Genève consacre une pleine page à la problématique de l’accueil des expatriés dans notre canton.

Pour notre République, cette population représente un atout majeur, qu’elle soit active dans le monde des multinationales ou dans celui des organisations qui gravitent autour de l’ONU, sans oublier les multiples ONG qui ont choisit de s’établir chez nous. Tous ces acteurs contribuent de manière déterminante au rayonnement de notre cité qui, sans eux, aurait probablement l’importance d’une insignifiante ville de province.

La Tribune donne notamment la parole au Délégué cantonal à la Genève internationale ainsi qu’au Directeur du Centre d’accueil Genève internationale (CAGI) qui ne ménagent pas leurs efforts afin de rendre notre ville plus attrayante pour cette communauté étrangère, malgré les vicissitudes liées aux problèmes de logement et de sécurité.

L’engagement de la Fondation pour Genève mérite également une mention particulière dans ce contexte. Cet organisme privé, créé en 1976, a pour but statutaire de contribuer au rayonnement de Genève tant en Suisse qu’ailleurs dans le monde.

Cette Fondation chapeaute, d’une part, le Club diplomatique qui organise des rencontres entre les communautés internationales et locales et, d’autre part, le Cercle des conjoints qui offre un accueil personnalisé aux conjoints d’expatriés issus des milieux diplomatiques et privés.
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Ce dernier a organisé le 26 juin un dîner au blanc au Parc de la Grange pour réunir les membres de la communauté internationale et les Genevois. Cet immense pique-nique, dans un lieu idyllique, a connu un vif succès. C’est grâce à ce type d’initiatives que Genève pourra démentir sa réputation de ville fermée et ennuyeuse, colportée par certains médias anglo-saxons, jaloux de notre succès.

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22/06/2011

Lutte contre le cancer du sein : prévention, soins et recherche clinique aux HUG

Pour un politicien, qu’il s’engage au niveau communal, cantonal ou fédéral, il est essentiel d’aller sur le terrain pour constater « de visu » la mise en pratique des politiques publiques, d’autant plus lorsque les montants investis par la collectivité sont importants, ce qui est le cas en matière hospitalière.

Dans le domaine de la santé, le Département compétent dirigé par M. Unger a clairement placé la lutte contre les différentes formes de cancers au centre de ses préoccupations.

En toute bonne logique, cette priorité est concrétisée aux HUG. Preuve en est l’inauguration ce matin du « Centre du sein » à la Maternité.
A cette occasion, le Directeur général Bernard Gruson a expliqué que la création de ce centre constitue une profonde mutation dans l’hôpital, dans la mesure où, par le passé, on réunissait les patientes autour des spécialistes et que le but visé en l’occurrence est, au contraire, de rassembler les spécialistes autour des patientes.

Cette volonté de placer les patientes au centre du dispositif se retrouve jusque dans les détails des salles de consultation et d’attente, qui sont conçues de manière moins froides et anonymes que dans d’autres secteurs hospitaliers. L’accent mis sur l’accueil a été résumé ainsi par l’un des intervenants : « un cancer constitue toujours une urgence psychologique et sociale ».

L’aspect pluridisciplinaire de ce centre a également été mis en avant, dans la mesure où il ne s’agit pas seulement d’améliorer l’itinéraire de soin, mais aussi de promouvoir la formation continue et la recherche clinique.

La prévention n’a pas non plus été oubliée puisque la collaboration avec la Fondation genevoise pour le dépistage du cancer du sein est déjà étroite et devrait encore s’intensifier.

En sortant de cette cérémonie inaugurale, même en n’étant pas spécialiste du domaine, on avait le sentiment d’avoir vécu un moment important dans la lutte contre le cancer du sein et d’être face à un programme structuré et cohérent.

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20/06/2011

Bol d'Or

La 73ème édition du Bol d’Or s’est déroulée ce week-end et, pour la première fois depuis longtemps, le vent était au rendez-vous. Ces conditions ont permis à Alinghi, barré par Ernesto Bertarelli, de remporter cette épreuve mythique, en réalisant le troisième meilleur chronomètre de l’histoire.

Le but du présent billet n’est pas de m’attarder sur les exploits des bêtes de course que sont les D35 ou les M2. On relèvera seulement qu’il est stupéfiant de les voir voler sur les flots du Léman et se livrer des combats de titans. On soulignera aussi que leur présence et celle de barreurs de renommée mondiale contribuent au rayonnement de cette course au-delà de nos frontières.

Non, il s’agit plutôt ici de rendre hommage à la cohorte des navigateurs anonymes qui passent la bouée du Bouveret, alors que les multicoques sont déjà de retour à bon port. Il fallait avoir du courage pour oser affronter le gros temps qui pesait sur le lac et qui allait se déchainer à plusieurs reprises sous forme de grains mémorables.

C’est le nombre de participants, environ 500, qui donne à cette épreuve sa véritable dimension. En effet, il s’agit d’une des plus importantes régates du monde à se dérouler sur un lac. Avec un tel nombre de participants, le Bol d’Or prend un caractère véritablement populaire. Le record de participation a été atteint en 1990 avec 684 concurrents sur la ligne de départ. De même, de très nombreux spectateurs suivent les exploits des équipages depuis les berges.

Si cette régate a pu passer de 50 bateaux en 1950 à plus de 500 aujourd’hui, c’est aussi grâce au soutien de sponsors locaux. Or, on a pu entendre récemment ici et là, que les mécènes genevois seraient trop élitistes et ne s’intéresseraient qu’à la culture. L’engagement de Mirabaud & Cie en faveur du Bol d’Or depuis plusieurs années démontre de manière éclatante que des entrepreneurs genevois se mouillent avec passion pour les sports nautiques !

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06/06/2011

Retour à une économie planifiée?

C’est avec intérêt que j’ai pris connaissance du « Manifeste syndical pour une autre politique cantonale en matière de chômage » publié par la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS).

On peut notamment y lire que la politique économique dominante à Genève vise à favoriser un « secteur bancaire déjà hypertrophié ».

Il est vrai que la place financière genevoise assure environ 34'000 emplois, 20% du produit intérieur brut et 1 milliard de recettes fiscales. De plus, ce secteur économique a plutôt bien résisté à la crise qui a secoué la planète entière et n’a, jusqu’à présent, pas procédé à des vagues de licenciements, contrairement à ce que l’on a pu constater à Londres ou à New-York.

Fin avril 2011, le nombre de chômeurs issus du domaine financier était de 623 personnes, soit 4,5% du total des chômeurs à Genève, en baisse de 25,5% par rapport à avril 2010.

Chaque chômeur est un chômeur de trop. Mais dans ce domaine, la place financière genevoise n’a en l’état pas à rougir.

Pourtant, la CGAS veut rompre avec « la prédominance d’un secteur financier local hypertrophié ». Pour ce faire, le manifeste propose un projet intitulé « une politique volontariste de création d’emplois » qui passe par une politique de réindustrialisation durable financée par un fonds pour l’emploi.

Dans leur réflexion, les syndicats omettent tout d’abord de mentionner que notre canton peut déjà s’enorgueillir d’un secteur industriel de pointe et non subventionné. L’Union industrielle genevoise, qui a récemment fêté son 100ème anniversaire, compte en effet parmi ces membres de nombreux fleurons, notamment dans la mécatronique.

En second lieu, les syndicats se gardent bien de dire combien coûteraient les mesures qu’ils préconisent, mais ils précisent toutefois que le fonds en question « pourrait être financé soit par une taxe sur les entreprises, soit pas des investissements des caisses de pension ».

En clair, la CGAS souhaite remplacer la place financière par un secteur industriel subventionné à travers une augmentation de l’imposition des entreprises et une ponction sur le deuxième pilier.

La perspective d’une telle économie planifiée selon le système soviétique fait rêver !

09:25 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

26/05/2011

A la santé des caves ouvertes!

A la veille de l’édition 2011 des « Caves ouvertes », j’ai déposé mon rapport sur le Projet de loi 10805 qui vise à faciliter la vie des producteurs de vin du canton et à diminuer la bureaucratie.

En substance, ce texte prévoit de ne plus soumettre les producteurs en question à autorisation pour la vente à l’emporter des boissons alcoolisées issues de leur récolte et vendues sur l’exploitation et sur les marchés. Par conséquent, les émoluments précédemment perçus pour la délivrance des autorisations seront supprimés.

Bien entendu, l’ensemble des autres règles applicables au commerce du vin, en particulier les normes de protection des mineurs, reste pleinement applicable.

Il est ressorti des travaux de la commission de l’économie du Grand conseil que les cantons de Genève et du Jura sont les seuls en Suisse romande à ne pas prévoir dans leur législation une exception à l’obligation d’autorisation pour leurs producteurs de vin (comme à Neuchâtel, Fribourg et Vaud) ou plus largement pour les producteurs de boissons fermentées (comme en Valais).

Sur le fond, on ne voit pas quelle raison pourrait encore justifier le maintien d’un régime d’autorisation pour les producteurs genevois en ce qui concerne la vente à l’emporter, alors que le secteur de la viticulture a connu une évolution impressionnante et que des vignerons du canton sont récompensés lors des plus prestigieux concours suisses et internationaux. Genève possède d’ailleurs le troisième vignoble du pays, ainsi que la densité viticole la plus forte.

Lors de son audition, le représentant de l’Interprofession du vignoble et des vins de Genève a d’ailleurs salué cette évolution législative et a souligné le fait que cette amélioration pourrait toucher une centaine de producteurs locaux.

On peut donc espérer que le Grand Conseil réservera bon accueil à ce projet qui s’inscrit parfaitement dans l’esprit de la Loi sur la promotion de l’agriculture, qui est l’expression d’un attachement collectif croissant à une agriculture de proximité moderne, accessible, diversifiée et respectueuse de l’environnement.

Santé !

14:14 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

23/05/2011

Place financière : certaines vérités sont bonnes à dire (et à répéter)

Dans son éditorial du 20 mai, Roland Rossier de la Tribune de Genève se félicite du fait que les négociations avec l’Allemagne et l’Angleterre soient à bout touchant en ce qui concerne l’introduction d’un impôt libératoire à la source (projet « Rubik »). Ce même journaliste rappelle que la place financière suisse représente 125'000 postes de travail et qu’à Genève, les banques emploient à elles seules plus de 20'000 personnes
Si l’on ajoute à ce dernier chiffre les personnes actives dans les nombreux domaines du secteur financier au sens large dans notre canton (gestionnaires de fortunes, assurances, fiduciaires, avocats, etc.) on arrive à un total d’environ 35'000 emplois. La place financière est donc le premier employeur privé du canton.

Sa contribution au produit intérieur brut (PIB) cantonal est tout aussi considérable puisqu’elle avoisine les 20%.

Enfin, l’impact fiscal de cette branche économique est vital pour les finances publiques du canton et des communes. Selon les chiffres 2007, la place financière représentait 40,7% de l’impôt sur le bénéfice des personnes morales et 39,7% de l’impôt de base sur le capital. Par ailleurs, 61,8% de la taxe professionnelle communale en Ville de Genève étaient assurés en 2010 par le secteur financier. Il n’est pas exagéré d’affirmer que la contribution globale de cette industrie, de ses collaboratrices et collaborateurs doit s’approcher du milliard par année en termes de recettes fiscales.

1 milliard, c’est grosso modo le montant de la subvention accordée bon an mal an par notre canton à l’Hôpital et à l’Université réunis.

En cette année électorale, il est de bon ton chez certains politiciens genevois d’accuser la place financière de tous les maux. Or, la réalité chiffrée décrite ci-dessus devrait plutôt inciter ces représentants de la population genevoise à s’engager à Berne pour un cadre légal compétitif permettant au secteur bancaire et financier de maintenir et développer dans notre canton ces emplois à haute valeur ajoutée, ces compétences uniques et ces recettes fiscales conséquentes. D’autres places concurrentes seraient ravies de s’approprier ces atouts.

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18/05/2011

MIR : une vocation internationale

Que mes lecteurs se rassurent, cet article ne sera pas consacré à la station orbitale Mir lancée par l’Union soviétique en 1986 et dont la carrière s’est achevée en 2001 dans les eaux du Pacific Sud.

Non, ce billet concerne le Musée International de la Réforme (MIR) qui compte parmi les institutions culturelles les plus dynamiques de notre canton et qui participe au rayonnement de Genève à travers le monde. Pour rappel, le MIR a reçu en 2007 le Prix du musée du Conseil de l’Europe pour sa contribution remarquable à la connaissance du patrimoine culturel européen.

Les manifestations organisées par le MIR autour du 500ème anniversaire de la naissance de Calvin en 2009 ont eu un écho bien au-delà de la Suisse et de l’Europe et des visiteurs du monde entier se sont rendus en pèlerinage à Genève à cette occasion.

Fort de cette réputation internationale, le MIR a vécu le 16 mai 2011 un événement exceptionnel : une délégation tchèque de haut niveau a remis au musée un fac-similé de la lettre de doléance des nobles tchèques et moraves de 1415. Par cet écrit, les signataires ont dénoncé l’exécution arbitraire du réformateur Jean Huss lors du concile de Constance.

Les personnes présentes à cette cérémonie ont pu entendre le Président du Conseil d’Etat genevois Mark Müller prononcer une partie de son discours en langue tchèque. Il a rappelé les nombreux liens historiques unissant la République Tchèque et la Suisse.

L’émotion était palpable lorsque l’assistance s’est souvenue de l’accueil par notre pays des réfugiés tchèques suite à la répression sanglante du Printemps de Prague en 1968.

C’est à travers de telles célébrations que Genève renforce sa vocation de ville internationale et il faut se féliciter du rôle joué par le MIR dans cet effort commun.

11:13 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

09/05/2011

Plaidoyer pour le partenariat public privé (PPP)

La semaine écoulée a été marquée par deux événements remarquables dans le domaine du partenariat public privé à Genève.
Tout d’abord, on a pu assister à l’ouverture de l’exposition au musée Rath intitulée « Les sujets de l’abstraction » qui présente 101 chefs-d’œuvre de la collection rassemblée par la Fondation Gandur pour l’Art. Il faut se féliciter de cette fructueuse collaboration entre un mécène, Jean-Claude Gandur, et une collectivité publique, la Ville de Genève.

Par ailleurs, vendredi soir, le comité « minor » de la Fondation Dr Henri Dubois-Ferrière Dinu Lipatti, composé d’une vingtaine de jeunes issus de différents horizons, a réuni près de 700 personnes à la salle Pitoëff dans le but de récolter des fonds en faveur de l’avancée thérapeutique dans les cancers et autres maladies du sang de l’enfant et de l’adolescent. Il s’agit prioritairement de soutenir le développement d’une plateforme de recherche de l’Unité d’Onco-Hématologie Pédiatrique des Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG). La fondation précitée collabore sur d’autres projets avec les HUG. Elle contribue notamment à un programme visant à développer de nouveaux médicaments en les testant cliniquement au stade initial de recherche. Cette initiative représente un réel espoir pour les patients atteints de leucémie ou de cancer, en échec avec tous les traitements actuellement disponibles sur le marché.

En matière de partenariat public privé, les HUG sont d’ailleurs à la pointe et ont su tisser des liens étroits avec de nombreuses fondations actives à Genève.

On trouve aussi de telles synergies dans l’enseignement universitaire. Ainsi, le très dynamique Institut des hautes études internationales et du développement (IUHEID) a su mobiliser des entreprises et des privés pour soutenir des projets, des chaires d’enseignement et des bourses d’études.

Dans le domaine social, on constate la même volonté de rassembler les énergies privées et étatiques, en particulier dans la prise en charge du handicap. On peut citer ici l’engagement de la Fondation Clair-Bois ou encore les différents partenariats mis sur pied par la SGIPA.

Enfin, la Genève internationale n’est pas en reste : la Fondation pour Genève joue ainsi un rôle essentiel pour le rayonnement de Genève et l’accueil des internationaux et de leur conjoint.

Cette liste ne se veut en aucune manière exhaustive mais fournit quelques exemples dans lesquels l’esprit d’entreprise du privé s’allie à la force étatique pour réaliser des projets en faveur de la collectivité. Les nombreuses fondations et associations que je n’ai pas citées ici voudront bien me pardonner.

Le propos est avant tout de saluer la richesse de ces interactions entre le privé et le public dont Genève est le creuset. Nos autorités doivent tout mettre en œuvre pour favoriser cette alchimie et l’étendre à des domaines où elle est encore malheureusement absente. On peut penser à cet égard au développement des grandes infrastructures, voire même à la construction de logements, dont Genève a si cruellement besoin. On pourrait ainsi assurer le développement et le financement de grands projets, sans forcément aggraver l’endettement du canton.

09:36 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook