02/05/2011

Déclassement des "Cherpines" : pour une croissance raisonnable et raisonnée

Les référendaires opposés au changement de zone pour la construction de 3'000 logements aux Cherpines sont des partisans déclarés de la décroissance. Ils regrettent que notre canton bénéficie d’une forte attractivité pour les entreprises et que notre économie soit solide, voire florissante.

Cette situation, que la plupart des autres régions du monde nous envie en cette période de sortie de crise, implique que l’on puisse loger sur notre territoire les collaboratrices et collaborateurs occupant des emplois souvent qualifiés et à haute valeur ajoutées.
S’ils plaident pour la décroissance économique et s’en prennent souvent aux sociétés multinationales et à leurs employés, les référendaires n’appliquent pas la même idéologie en ce qui concerne le train de vie de l’Etat. En effet, on ne les entend pas militer pour une décroissance budgétaire.

Cette asymétrie représente un danger majeur pour l’équilibre des finances étatiques.

Les référendaires devront nous expliquer comment ils entendent financer les charges colossales du canton, qui dépassent les 7,5 milliards en 2010. Plus soucieux de la création d’un utopique « agro-quartier » autogéré aux Cherpines, ils ne se préoccupent pas de savoir qui finance l’éducation, l’hôpital, ainsi que l’ensemble des prestations sociales et des subventions.

Il serait bon de leur rappeler que les entreprises ont rapporté largement plus de 1 milliard d’impôt dans les caisses de l’Etat en 2010, sans compter la contribution de leurs employés. De plus, en 2010 toujours, ce sont précisément les entreprises exportatrices, ainsi que les sociétés multinationales et de trading qui ont fait preuve du plus grand dynamisme.

Avant de vouloir bouter hors du canton ces entreprises, leurs collaborateurs et leurs impôts au nom de la décroissance, les référendaires seraient bien inspirés de faire preuve d’un sens plus développé des responsabilités.

Mais les Genevoises et les Genevois sauront résister à ces sirènes irresponsables en se prononçant en faveur du déclassement des Cherpines, gage d’une croissance raisonnable et raisonnée de notre canton.

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27/04/2011

Déclassement des "Cherpines" : il y a urgence!

Les jeunes Verts ont exprimé aujourd’hui leur soutien au référendum lancé contre le déclassement de la zone agricole des Cherpines (voir le site internet de la « Tribune de Genève). Ils font feu de tout bois pour tenter de motiver leur opposition à la construction de logements à cet endroit : il faut à tout prix sauver les terrains agricoles, le projet est mauvais, il faut construire ailleurs, notamment en Ville et dans la première couronne urbaine etc.

Chacun de ces arguments peut être réfuter sans peine, mais je m’attarderai plus particulièrement sur celui qui voudrait faire croire que construire « ailleurs » serait la solution miracle à tous les problèmes de logements dans le canton.

Certains opposants tentent de convaincre la population genevoise qu’il n’y a aucune urgence à déclasser ce périmètre des Cherpines puisque d’autres terrains sont en attente de développement, « ailleurs ».

Ils pensent en particulier aux Vergers à Meyrin, à la Chapelle-les Sciers à Plan-les-Ouates. Il faut refuser ce raisonnement trompeur et fallacieux.

Le Plan directeur cantonal, élaboré de manière concertée, identifie les périmètres dont les affectations devraient changer afin de répondre aux besoins de la population genevoise. Ce faisant, il protège efficacement la zone agricole.

Les périmètres d’ores et déjà déclassés font tous l’objet de procédures visant à une mise en œuvre la plus rapide possible de constructions de logements. Malheureusement, il est avéré que le carcan législatif genevois est extrêmement important et que les projets en question font l’objet de recours, à chaque stade de la procédure. Tout développement nécessite donc au minimum une dizaine d’années avant que les premiers logements ne soient créés.

Refuser le déclassement du périmètre des Cherpines serait donc irresponsable du point de vue de la planification !

En effet, compte tenu du temps considérable nécessaire pour concrétiser le moindre projet, il est essentiel de déclasser, immédiatement, afin que la production de logements ne soit pas stoppée nette. Pour les jeunes Verts, le terme « ailleurs » signifie donc plutôt « jamais ».

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