06/11/2012

Les places financières asiatiques passent à l'offensive... et la Suisse ?

Divers membres du Conseil fédéral voyagent en ce moment en Asie : Mme Widmer-Schlumpf va participer, au Laos, au sommet du Forum Europe-Asie, M. Burkhalter a inauguré une nouvelle ambassade en Birmanie et M. Schneider-Ammann est aussi dans la région. C’est bien, car cette partie du monde est devenue un moteur de croissance. La démarche n’en demeure pas moins purement institutionnelle.
Les autorités de Hong Kong sont plus pragmatiques. Le 13 novembre, une délégation de très haut niveau, viendra à Genève pour faire la promotion de sa place financière auprès de la communauté bancaire locale.
Pour rappel, Hong-Kong compte parmi les concurrents les plus acharnés de la Suisse dans ce domaine et pointe en troisième position dans l'index des places financières globales publié en septembre 2012. Genève figure au 9ème rang.
Une bonne âme pourrait-elle m'indiquer quand nos autorités fédérales, FINMA y compris, se sont rendues en Asie pour vanter l'excellence de notre place financière helvétique, notamment dans le domaine de la gestion de fortune ?
Comme le rappelle le Conseiller national Christian Lüscher dans une interpellation de juin 2012, la compétitivité du secteur bancaire suisse ne semble pas faire partie des priorités de l'autorité de surveillance. Christian Lüscher cite notamment les propos tenus par le directeur de la FINMA lors d'une conférence de presse de mars 2012 : "notre tâche n'est pas de promouvoir la compétitivité internationale de ce secteur".
Le conseiller national en question souligne également qu'à Singapour, autre concurrent majeur de la Suisse (4ème dans l'index des places financières globales), une unité de l'autorité de surveillance (MAS) se consacre à la promotion de cette branche économique en pleine expansion.
Dans sa réponse du 29 août 2012 à l'interpellation Lüscher, le Conseil fédéral se montre très laconique et estime que tout va très bien en la matière.
Malheureusement, dans le cadre de sa stratégie de conformité fiscale "Weissgeldstrategie", notre Gouvernement planche, sous la conduite de la Présidente de la Confédération, sur des mesures qui pourraient porter un tort considérable à l'attractivité de la place financière suisse en comparaison internationale.
Rien n’est encore fait, mais on évoque  l'obligation pour les banques d'obtenir des clients une auto-déclaration de conformité fiscale à partir d'un certain montant en compte (il est question de CHF 20'000.- à 30'000.-).
Une telle auto-déclaration n'est appliquée nulle part ailleurs au monde, et en tous cas pas à Hong-Kong ou Singapour,  et ne constitue par un standard international.
Les places financières asiatiques doivent observer avec délectation ces projets qui, s'ils venaient à se concrétiser, ne feraient que renforcer leur positionnement au détriment de la Suisse.
En tout état, lorsque l'on considère l'évolution du secteur de la banque d'affaires au vu des mesures annoncées récemment par UBS (10'000 suppressions d'emplois d'ici 2015), il apparaît que l'activité de gestion de fortune devient plus vitale que jamais pour la Suisse. Il faut donc impérativement se garder de faire cavalier seul et d'introduire des normes susceptibles de constituer un désavantage compétitif en comparaison internationale. Il en va du maintien de milliers d'emplois dans notre pays.
A défaut, la tournée promotionnelle de Hong-Kong en Suisse risque de s'avérer malheureusement très fructueuse, au-delà de toute espérance.

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01/11/2012

Le Jour d'après

Conscient de ses responsabilités, le Grand Conseil a adopté à une écrasante majorité un plan de sauvetage pour les caisses de pensions étatiques en perdition, fruit d’un consensus raisonnable obtenu après d’âpres négociations.

Un syndicat minoritaire a décidé de lancer un référendum contre ce projet.

Hier, le comité référendaire a déposé plus de 9’000 signatures à la Chancellerie d’Etat.

Dorénavant,

-    tout manque de détermination dans la recherche de l’équilibre budgétaire à travers des diminutions de dépenses ;

-    à l’inverse, toute revendication susceptible de péjorer encore la situation financière du canton (à l’exception de celles touchant les domaines prioritaires de la sécurité et de la Justice) ;

-    toute proposition de hausse d’impôts,

aura pour conséquence automatique de grossir le flot déjà grondant des opposants à ce coûteux sauvetage, au risque de conduire à un cataclysme lors de la votation prévue le 3 mars 2013, quels que soient les mots d’ordre du Conseil d’Etat et des partis politiques.

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18/10/2012

La notation du canton repose sur un tonneau de poudre !

Alors que l’Europe traverse une grave crise de la dette et que la notion de rating revêt une importance non négligeable pour les entités publiques lorsqu’elles doivent trouver des capitaux pour se financer, on ne peut rester insensible à l’évolution de la notation du canton, dont la fixation est confiée à Standard & Poor’s.
Dans son rapport du 23 juillet 2012, qui est passé largement inaperçu, cette agence de notation a confirmé la note à long terme « AA -» en soulignant que cette analyse est « contrainte par la sensibilité du budget cantonal aux cycles économiques, un endettement consolidé élevé et des engagements au titre des caisses de pensions publiques jugés très importants ».
Par ailleurs, l’appréciation de Standard & Poor’s tient compte de l’anticipation « selon laquelle la réforme des caisses de pensions publiques sera adoptée par le Grand Conseil avant fin 2012, selon le nouveau projet adopté et communiqué en juin 2012 par la Commission des Finances du Grand Conseil ».
De ce point de vue, le lancement du référendum contre la fusion de la CIA et de la CEH par un syndicat minoritaire est préoccupant. Un échec de la réforme votée par le Parlement sur la base d’un compromis raisonnable risquerait de conduire à une liquidation pure et simple de ces caisses et à une péjoration de la notation du canton, à un moment où ce dernier voit sa dette s’accroître encore pour atteindre le montant abyssal de CHF 11,5 milliards.
Le cocktail composé d’un refus par le peuple du sauvetage des caisses de pension, d’une augmentation de la dette, d’une dégradation de la notation et d’une augmentation des taux d’intérêts pourrait s’avérer explosif !

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04/10/2012

L'arbre qui cache la forêt

Certains propriétaires privés du canton ont reçu récemment un courrier du Département de l’intérieur, de la mobilité et du territoire (DIM) annonçant la venue d’un mandataire en charge de « visiter des arbres sur différents lieux publics et privés du territoire cantonal » afin de mettre à jour le relevé des  « arbres remarquables » datant de 1974-1976.
En ma modeste qualité de contribuable et de député, je m’interroge.
Alors que le canton s’enfonce dans les chiffres rouges et que l’on nous présente un budget déficitaire à hauteur de CHF 280 millions pour 2013.
Alors qu’on nous annonce la création de 260 postes dans le petit Etat en 2013.
Alors que la dette du canton prend des proportions monstrueuses et va bientôt dépasser les 12 milliards.
Alors que les contribuables vont devoir cracher au bassinet à hauteur de 100 à 150 millions par années pendant 40 ans pour sauver des caisses de pension étatiques au bord du gouffre.
Alors que le PS réclame à cor et à cri des augmentations d’impôts pour couvrir ces montants gigantesques.
Est-il encore raisonnable de consacrer des deniers de l’Etat à la « visite des arbres », même si ces derniers apprécient sans doute à leur juste valeur ces marques de civilité ?

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25/09/2012

Droiture

Il est des moments privilégiés dans la vie et la remise du prix de la Fondation pour Genève à Mme Ruth Dreifuss lundi soir en fait sans conteste partie.
Au-delà de tout clivage politique, l’assemblée réunie au Victoria Hall a rendu un hommage aussi vibrant qu’unanime à cette grande Dame qui a contribué de manière déterminante aux traditions d’accueil et d’ouverture de Genève sur le monde.
Mme Dreifuss a d’abord retracé sa vie de militante politique et syndicale, qui l’a conduite à devenir la première Présidente de la Confédération, avant de s’attarder sur son engagement extraordinaire en faveur de la lutte contre le Sida, la drogue et la peine de mort. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’elle a intitulé son exposé engagé : « Sida, drogue violence : agir…et ne pas nuire ».
La laudatio de Robert Badinter, ancien Garde des Sceaux français, a atteint un niveau extraordinaire, tant à la forme qu’au fond. Il a conclu ses propos en déclarant que si un seul mot devrait figurer sur l’oriflamme de Ruth Dreifuss, ce serait le terme « Droiture ».
Enfin, avec esprit, le Président du Conseil d’Etat, Pierre-François Unger, a évoqué certaines anecdotes au sujet de la vie de Mme Dreifuss, adepte de la lecture et du tricot. Il a notamment raconté comment, à l’âge de 14 ans, Ruth Dreifuss avait fui de son école pour aller écouter à Genève une intervention de Pierre Mendes-France au sujet de la décolonisation qui battait son plein à l’époque. Il a également souligné que, malgré tout le débat suscité par l’assurance maladie, Mme Dreifuss avait permis un accès aux soins médicaux pour tous.
La Fondation pour Genève a démontré une fois de plus qu’elle savait récompenser des personnalités de premier plan, qui font rayonner notre canton au-delà de ses 282 km2.

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18/09/2012

Enorme !

Le Député socialiste Roger Deneys a provoqué l'hilarité générale lors du débat au Grand Conseil du samedi  15 septembre en déclarant : "les socialistes n'ont jamais été opposés à la baisse d'impôts".
Un peu d'archéologie fiscale permettra de démontrer l'énormité de ces propos.
Le PS genevois s'est tout d'abord opposé avec véhémence à la baisse d'impôt de 12% votée par le peuple en 1999.
Quelques années plus tard, en 2004, nos amis socialistes ont lutté contre la suppression des droits de succession, plébiscitée par les Genevois. Dans ce domaine, le PS soutient d'ailleurs actuellement une initiative fédérale inique qui prévoit l'introduction d'un impôt sur les successions fédéral à hauteur de 20%.
Plus récemment, en 2009, les camarades sont montés aux barricades, seuls contre tous, pour fustiger la baisse d'impôt accordée à la classe moyenne et aux familles (déduction pour frais de garde, introduction du splitting intégral pour les couples mariés, etc.). Ici non plus, la population ne les a pas suivis.
Si  l'on regarde vers l'avenir, la fringale fiscale du PS semble insatiable. Certains de ses adeptes ont déjà annoncé qu'ils réclameraient des hausses d'impôts pour financer les 150 millions annuels nécessaires au sauvetage des caisses de pension de la fonction publique, qui coûtera plus de 6 milliards aux contribuables genevois. Aucune amélioration des prestations n'est prévue en regard de cette nouvelle ponction. Il n'est pas certain que les citoyens du canton se laissent séduire par cette potion amère.
Enfin, les membres les plus éminents du PS ont déclaré urbi et orbi qu'ils feraient tout afin d’empêcher la baisse de l'imposition des personnes morales, pourtant indispensable pour conserver à Genève les multinationales et leurs 75'000 emplois. Pour prouver leur détermination à chasser ces entreprises de notre sol, le PS a lancé l'initiative 150 contre les "cadeaux aux multinationales" sous forme d'allègements fiscaux. Dans cette démarche, les stratèges socialistes ont malheureusement perdu du vue que ces allègements profitaient avant tout à des PME locales en difficulté et étaient destinés à sauver des postes de travail.
Ce rapide florilège démontre que M. Deneys a perdu une bonne occasion de se taire.... ou peut-être que non. En fait, je remercie plutôt mon estimé confrère d'avoir égayé un samedi matin passé au Grand Conseil à lutter contre des hausses d'impôts soutenues.... par le PS.

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13/09/2012

"Economiquement insoutenable"

La TdG du 13 septembre donne deux fois la parole au Conseil national socialiste genevois Carlo Sommaruga. Dans la rubrique « L’invité », il considère que l’initiative « sécurité du logement à la retraite » serait économiquement insoutenable et aurait des conséquences néfastes pour les caisses de l’Etat. On voit que, lorsqu’il s’agit de limiter l’accès à la propriété immobilière, M. Sommaruga se préoccupe soudain de ce qu’il considère être les intérêts économiques du pays.

En revanche, deux pages plus loin, le même Carlo Sommaruga déclare « qu’il faut introduire de toute urgence l’échange automatique des informations bancaires ». Ainsi, quand il peut intervenir pour affaiblir la place financière, dans la droite ligne du programme économique du PS genevois, cet élu national ne se soucie plus le moins du monde de la santé économique de son canton. En effet, le passage « en toute urgence » à l’échange automatique d’informations aurait des conséquences désastreuses sur les 35'000 emplois de l’industrie financière à Genève et serait « économiquement insoutenable ». Les caisses du canton en souffriraient de manière dramatique. Le Conseiller d’Etat David Hiler n’a pas dit autre chose lors d’une récente émission « Infrarouge » en plaidant pour l’adoption des accords « Rubik » prévoyant l’introduction d’un impôt libératoire à la source afin de régler les problèmes du passé et partir sur une base saine pour l’avenir.

Une fois encore, on peut regretter que M. Sommaruga veuille prêter main forte aux Etats étrangers qui entendent imposer à la Suisse l’échange automatique d’informations fiscales et s’oppose aux accords « Rubik » qui constituent pourtant une solution raisonnable pour régler dans la durée des litiges fiscaux, dans l’intérêt bien compris de l’économie, de l’emploi et des finances du canton.

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13/08/2012

La nouvelle Convention franco-suisse sur les successions: un accord profondément déséquilibré

L’excellent éditorial de David Haeberli dans la TdG des 11 et 12 août donne à réfléchir au politicien local que je suis. En effet, ce journaliste analyse d’un œil critique un nouveau traité signé entre la Suisse et la France en matière d’imposition des successions qui pourrait avoir un impact important sur l’attractivité du canton de Genève. Manifestement, dans les négociations avec l’Hexagone, la Berne fédérale ne s’est pas préoccupée des intérêts des cantons frontaliers, dont le nôtre.

Il apparaît que ce texte constitue un dangereux précédent, dans la mesure où il accorde à la France le droit d’imposer non seulement au domicile du défunt, mais aussi à celui des héritiers, ce qui est fondamentalement contraire aux standards internationaux dans ce domaine.

Cet accord pourrait par conséquent toucher durement non seulement les 155'000 Français résidant en Suisse, mais aussi les 170'000 Suisses résidant en France.

L’attractivité économique de Genève risque donc d’être durablement touchée. En effet, la communauté française est très importante dans notre canton et contribue par son travail à la prospérité de nos entreprises. Ces ressortissants seront peut-être amenés à quitter notre territoire pour des cieux fiscaux plus cléments en emportant avec eux leurs compétences. Par ailleurs, de nombreux citoyens helvétiques sont domiciliés en France voisine, faute d’avoir pu trouver à se loger sur le territoire du canton. Ils seront les premières victimes de cet accord léonin.

A l’heure où l’on cherche à bâtir une région franco-valdo-genevoise dynamique, ce texte tombe au plus mauvais moment et pourrait freiner encore un processus déjà laborieux.

Il faut donc espérer que, dans le cadre de la procédure de ratification, le Conseil d’Etat et les élus fédéraux genevois s’opposeront avec énergie à cette Convention, dont seule la France tirera avantage. Un vide conventionnel est encore préférable à ce texte profondément déséquilibré.

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13/07/2012

Le charme discret du Delaware

Dans un récent article très fouillé, le « New York Times » s’intéresse de près au Delaware, Etat américain bien connu pour l’opacité de ses sociétés. L’enquête débute au 1209 North Orange, adresse qui n’héberge pas moins de 285’000 entités.
Le grand quotidien donne ensuite la parole à de nombreuses personnalités sur ce sujet. Un assistant du Procureur général au Département de la Justice déclare que « cela constitue un énorme problème de justice criminelle. Il est ridiculement facile pour un criminel de créer une société de domicile et d’utiliser le système bancaire, nous devons stopper cela ». Plus loin, un agent qui ouvre des comptes pour des non-Américains précise que « le Delaware est l’Etat qui réclame le moins d’informations. En fait, il n’en réclame aucune. Le Delaware a les sociétés les plus secrètes au monde et les plus faciles à créer ». Même les représentants des Iles Caïmans se plaignent de cette concurrence et le président de la bourse de cette juridiction insulaire indique « qu’il devrait exister un level playing field et que le Delaware devrait être tenu de respecter les mêmes standards que les Caïmans ».
Enfin, un porte-parole de « Tax Justice Network » (une ONG qui s’attaque aussi à la Suisse), déplore que « ce qui est tellement irritant avec le secret aux Etats-Unis c’est qu’il n’y a aucune tentative de documenter qui est le détenteur de la société ».
La suite de l’article est consacrée aux efforts considérables déployés par le Delaware pour éviter de devoir se plier à des exigences plus élevées, malgré les pressions considérables exercées par d’autres Etats américains, dont la Pennsylvanie, qui se plaignent du pillage de leur substrat fiscal.
Pendant ce temps, en Suisse, lors de l’ouverture de comptes, les banques appliquent strictement les principes d’identification fixés de longue date dans la Convention de diligence (CDB), dont l’article 4 prévoit ce qui suit :
Les banques doivent exiger des sociétés de domicile suisses et étrangères :
a)    un extrait du Registre du commerce ou une pièce équivalente en vue de la vérification de leur identité ;
b)    une déclaration, établie sur formulaire A, sur formulaire T ou sur un document au contenu équivalent, par laquelle le cocontractant indique qui est l’ayant droit économique des valeurs patrimoniales.
Y aurait-il deux poids deux mesures en matière d’identification des clients entre le Delaware et la Suisse ?

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05/07/2012

Les socialistes genevois ont-ils honte de leur canton ?

Cette question n’a rien d’iconoclaste lorsque l’on considère les attaques incessantes des leaders du PS genevois contre les secteurs qui font la prospérité et la renommée de notre canton.

On rappellera ici la véritable croisade menée par Sandrine Salerno contre les multinationales et leurs très nombreux emplois. Le dernier épisode en date dans cette longue saga est l’interview édifiante accordée à « L’Illustré » par la Conseillère administrative de la Ville de Genève.

De son côté, la Conseillère aux Etats Liliane Maury-Pasquier a exporté son désamour de la place financière genevoise et de ses 35'000 postes de travail jusque sur les bancs du Conseil de l’Europe.

Enfin, alors que Genève et le Monde entier s’enthousiasment unanimement pour les succès rencontrés par le CERN dans sa quête du boson de Higgs, le Conseiller national Carlo Sommaruga déclare, désabusé, sur Twitter : « c’est vraiment super, on a identifié le boson de Higgs, mais les pauvres seront-ils moins pauvres ? ».

Une chose est certaine, à force de dénigrer un à un tous les pôles d’excellence du canton, le PS parviendra à rendre Genève plus pauvre, en matière d’emplois, de ressources financières et de savoir.

Ce manque d’enthousiasme récurrent, ces lamentations chroniques et ce désenchantement permanent du côté du PS expliquent peut-être en partie l’échec cuisant subi par ce parti lors de l’élection partielle du 17 juin 2012. En effet, Pierre Maudet représente l’exact opposé de cette attitude : son énergie aussi positive que communicative a su convaincre les citoyens genevois.

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03/07/2012

Concerto pour deux grosses caisses (de pension)

Premier mouvement : allegro catastrophico

Consciente de ses responsabilités, la commission des finances a voté à une très large majorité lors de sa séance du 27 juin 2012 le projet de loi prévoyant la fusion et le sauvetage de la CIA et de la CEH,  les deux caisses de pension étatiques. Le nouveau plan prévoit un taux de cotisation de 27%, réparti à raison de 2/3 pour l'Etat et de 1/3 pour les collaborateurs. Le système de primauté des prestations et la garantie de l'Etat sont maintenus. Cet exercice de réanimation de deux caisses en état comateux coûtera près de 7 milliards sur 40 ans, dont 800 millions devront être versés d'un coup. Le reste sera payé à hauteur de 150 millions annuels sur quatre décennies. 13 députés sur 15 ont estimé que cette opération de survie était préférable au cataclysme qu'entrainerait une mise en liquidation de ces caisses de pension. Sans surprise, les deux réfractaires sont issus des rangs socialistes (un refus et une abstention). Ils estiment sans doute que le « sacrifice » demandé à la fonction publique est trop important.

Deuxième mouvement : andante contribuabile

A l’occasion de l’assemblée générale de la Fédération des métiers du bâtiment du 28 juin 2012, organisée dans son Centre de formation flambant neuf à Lancy Pont-Rouge, j’ai eu l’occasion de discuter avec plusieurs patrons de PME actives dans le secteur de la construction. Ils m’ont indiqué que le plan de pension en vigueur dans leur entreprise n’arrivait pas à la cheville de celui offert aux serviteurs de l’Etat. En effet, dans le bâtiment, on parle plutôt d’un taux de cotisation de 11%, réparti à égalité entre l’employeur et l’employé, selon le système de primauté des cotisations et sans aucune garantie. Plusieurs ont exprimé leur perplexité en apprenant les termes prévus par le projet de loi de sauvetage évoqué plus haut.

Troisième mouvement: Allegretto con impôt furioso

Lors du débat en plénière sur les comptes 2011 du canton, la situation dramatique de la CIA et de la CEH a été largement évoquée. Elle constitue un des facteurs majeurs qui hypothèqueront les finances publiques genevoises jusqu’au milieu du 21ème siècle. Du côté des socialistes, le seul remède réside dans une augmentation massive d’impôts pour couvrir au moins ces CHF 150 millions annuels, plus les menues dépenses de fonctionnement supplémentaires prévues par nos amis de Gauche.

Je ne suis pas persuadé que les contribuables genevois, dont les entrepreneurs mentionnés ci-dessus et leurs employés, fassent preuve d’un enthousiasme immodéré pour soutenir une hausse de la fiscalité, déjà prohibitive à Genève en comparaison intercantonale, en vue de combler le déficit abyssal des caisses de pension publiques, alors que ces dernières continueront à garantir à leurs bénéficiaires un plan de pension encore très généreux.

Un mot encore à l’attention des syndicats qui seraient tentés de lancer un référendum contre le projet de loi de fusion de la CIA et de la CEH : la cacophonie qu’ils provoqueraient en cas de succès aurait des conséquences dramatiques pour leurs affiliés.

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14/06/2012

Compétitivité du secteur financier: Hong Kong et Singapour devant la Suisse

Selon le classement du « Top 20 des places financières globales » publié en mars 2012, Hong Kong et Singapour se situent respectivement à la 3ème et à la 4ème place, alors que Zurich et Genève occupent le 6ème  et le 14ème rang.
Mais les places asiatiques ne se reposent pas sur leurs lauriers. En effet, le « Financial Times » nous apprend aujourd’hui que Norman Chan, CEO de la « Hong Kong Monetary Authority » a annoncé aux acteurs de la place financière locale qu’il entendait alléger le cadre réglementaire afin d’améliorer encore la compétitivité de Hong Kong face à sa grande rivale Singapour. Cela passera notamment par un assouplissement des règles de « suitability » pour les clients fortunés, qui seront clairement distingués des clients « retail ».
En Suisse, cette problématique de la compétitivité ne figure malheureusement pas sur la liste des priorités de l’autorité de surveillance. On rappellera en effet que, lors de la conférence de presse annuelle de la FINMA du 27 mars 2012, son directeur a déclaré que « notre tâche n’est pas non plus de promouvoir la compétitivité internationale du secteur ».
Cette vision n’est pas partagée par le PLR qui, sous la plume du Conseiller national Christian Lüscher, vient de déposer une Interpellation au Parlement sous le titre « Renforcement de la compétitivité de la place financière suisse ». Ce texte se réfère au Rapport publié en septembre 2009 par le Conseil fédéral en réponse au postulat Graber dans lequel le Gouvernement définit plusieurs axes stratégiques, dont un est spécifiquement intitulé « Renforcement de la compétitivité internationale du secteur financier ». L’Interpellation du PLR se conclut en ces termes: « Le Conseil fédéral est dès lors prié de dire s’il prend ses distances par rapport aux propos tenus par M. Raaflaub et s’il estime lui aussi qu’il y a lieu de renforcer les dispositions de la LFINMA sur la compétitivité internationale de la place financière suisse ».
Il faut espérer que le Parlement soutiendra cette intervention légitime.

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07/06/2012

Fusion des caisses de pension étatiques : la perplexité d’un député de droite

Alors que la Commission des finances s’apprête à consacrer une journée entière au débat et, espérons-le, au vote du projet de loi visant à fusionner la CIA et la CEH et à renflouer à coup de milliards ces deux caisses en perdition, le député que je suis est pour le moins perplexe.
Pour planter le décor, rappelons que le trou à combler est abyssal puisqu’il atteint près de CHF 7 milliards. Sur ce montant, la coquette somme de CHF 800 millions environ devra être versé d’un coup pour couvrir les rentes actuelles, conformément à la loi.

Rappelons aussi qu’aujourd’hui, le plan de retraite de la fonction publique n’est pas à proprement parler défavorable en comparaison avec certains secteurs de l’économie privée et que, selon les chiffres du Conseil d’Etat, le salaire médian des serviteurs de l’Etat atteint environ CHF 9'000.- par mois, alors qu’il est d’à peu près CHF 6'700.- dans le secteur privé.

Pour combler le découvert de ces caisses, l’effort des contribuables genevois sera donc d’environ CHF 150 millions par année sur 40 ans.
Or, parmi ces aimables contribuables, on trouve non seulement des PME locales, mais également des entreprises actives dans le négoce de matières premières, la banque, l’immobilier ainsi que des personnes physiques travaillant dans ces secteurs et bénéficiant d’un revenu et d’une fortune plus ou moins élevés.

Dans le débat actuel, les représentants du Parti socialiste, dont certains sont affiliés à la CIA, ne comprennent pas que l’on puisse s’interroger sur la méthode de financement de ce monstrueux déficit, mais réclament que les contribuables genevois passent sans sourcilier à la caisse pour sauver ces institutions de prévoyance, en faveur de membres de la fonction publique qui, selon la Gauche, ont déjà fait beaucoup de sacrifices. Si besoin est, ils préconisent encore une hausse d’impôts.

Mais là où le bât blesse, c’est que ces mêmes représentants du PS local s’en prennent en permanence et avec une violence verbale outrancière aux contribuables censés venir au secours de leur électorat fonctionnaire.

On ne compte plus les attaques de Mme Salerno contre les multinationales et leurs méprisables « cols blancs ». Par le biais d’une initiative perfide, le PS entend chasser ces entreprises du canton en allant jusqu’à les traiter de « parasites ».

Le PS veut également débarrasser Genève des personnes bénéficiant du forfait fiscal, qui rapportent bon an mal an entre CHF 100 et 150 millions à l’Etat (soit presque le montant à financer pour les caisses de pension chaque année !).

En parallèle, la Conseillère aux Etats socialiste Liliane Maury-Pasquier signe un manifeste contre la place financière suisse dans le cadre du Conseil de l’Europe. Aurait-elle perdu de vue que ce secteur économique contribue encore à hauteur d’au moins 25% des recettes fiscales du canton et des communes ?

Avec son allié de toujours l’ASLOCA, le même parti socialiste soutient deux initiatives dans lesquelles les milieux de l’immobilier sont globalement considérés comme d’affreux spéculateurs.

Doit-on alors s’étonner que ces milieux économiques (certes honnis du PS, mais qui contribuent tout de même largement à la prospérité des finances cantonales) émettent quelques toussotements lorsque, après avoir été copieusement pris à partie, ils sont ensuite appelés à cracher au bassinet sans broncher ?

Il est temps que le PS ouvre les yeux sur la réalité des entreprises et de l’emploi à Genève et cesse de s’en prendre quotidiennement à certains secteurs créateurs de richesse et de recettes fiscales. A défaut, la poursuite de cette attitude irresponsable risque à terme de faire capoter un plan de sauvetage qui, ne l’oublions jamais, vient en particulier à l’aide d’électeurs et de sympathisants de ce même parti.

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31/05/2012

Le Lions Club Genève s'engage dans la lutte contre l'illettrisme

L'OCDE a mené une étude dans les pays industrialisés au sujet de la problématique de l'illettrisme. Il en ressort qu'entre 13 et 19 % des adultes suisses ont un faible niveau de compétence en lecture et en calcul. Une forte majorité d'entre eux a suivi 8 ou 9 années d' école obligatoire dans notre pays.

Or, une personne illettrée vit des difficultés au quotidien, dans des situations qui paraitraient banales à d'autres. La lecture d'un horaire de bus ou d'un courrier ordinaire peut devenir une véritable épreuve.

L'illettrisme peut déployer ses effets dans plusieurs domaines: il peut provoquer une faible estime de soi, une insertion professionnelle difficile ou empêcher une participation à la vie culturelle et associative.

Face à ce fléau, le Lions Club Genève a décidé de s'engager aux côtés de l'Association Lire et Écrire.  Dans le cadre de la Journée nationale du Lions du 2 juin 2012, le Club précité installera des stands d'information et récoltera des fonds dans cinq centres commerciaux genevois (Migros Lancy/Onex et MParc, Coop Eaux-Vives 2000 et La Praille ainsi que Manor Vésenaz).

Le bénéfice de cette action sociale sera entièrement versé à la section genevoise de l'Association Lire et Écrire. Le produit servira plus particulièrement à l'acquisition d'ordinateurs portables pour des cours de langue dispensés aux personnes victimes d'illettrisme.

Merci par avance de votre soutien !

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29/05/2012

Il fait meilleur être mécène au pays des röstis ou des läckerli qu’à celui de la longeole

En l’espace de 10 jours, j’ai voyagé deux fois en train à travers la Suisse avec ma famille à la découverte de deux villes riches en histoire, en culture et en traditions culinaires : Berne et Bâle.

J’aborderai moins ici les expériences gastronomiques vécues lors de ces escapades (telles qu’elles transparaissent dans le titre de ce papier), que les aspects liés à la nourriture culturelle.

Un élément rapproche intimement la Cité rhénane et la capitale fédérale : je veux parler de l’engagement de personnalités remarquables, Ernst Beyeler à Bâle et le Dr. Maurice Müller ainsi que son épouse à Berne, qui ont fait appel au même architecte, le génial Renzo Piano, pour bâtir deux musées : la Fondation Beyeler et le Centre Paul Klee. La passion artistique et les moyens financiers importants de plusieurs mécènes, alliés à une volonté politique forte, ont permis la réalisation de ces deux lieux désormais mythiques, dont le rayonnement artistique a largement dépassé nos frontières nationales.

Pendant ce temps, à Genève, on pétouille depuis des lustres pour savoir si l’on finira par réaliser l’extension du Musée d’art et d’histoire, telle que projetée par un autre célèbre architecte, Jean Nouvel. Un jour c’est plutôt oui, le lendemain c’est plutôt non. Alors que d’autres villes avancent, réalisent des projets ambitieux, la Cité de Calvin se tâte, consulte, approuve puis se rétracte, au risque de refroidir définitivement l’enthousiasme pourtant bouillonnant du mécène Jean-Claude Gandur, prêt à investir son temps, son argent et sa collection dans cette passionnante aventure. En termes de volonté politique, celle du nouveau Ministre de la culture de la Ville paraît, dirons-nous, tiède. Alors qu’à Bâle ou à Berne, les mécènes sont accueillis à bras ouverts, à Genève, on les soupèse, on les suspecte, on les soupçonne. Et pour finir, savez-vous où M. Gandur risque de se rendre, lassé par les tergiversations provinciales (pour ne pas dire « rupestres ») des Genevois ?

A Bâle !

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25/05/2012

Lutte contre l'évasion fiscale: l'Allemagne prise en flagrant délit de double langage

On se souviendra que le belliqueux Ministre des finances allemand Peer Steinbruck aurait bien voulu envoyer la cavalerie pour mater la Suisse, accusée de tous les maux en matière d’évasion fiscale.
On se souviendra également que des autorités fiscales germaniques n’ont pas hésité à acheter à prix d’or des CD contenant des données bancaires volées pour poursuivre certains de leurs contribuables soupçonnés d’être en délicatesse avec leur fisc local.
On se souviendra enfin que plusieurs Länder allemands dominés par la Gauche, dont celui du Baden-Würtenberg, font la fine bouche lorsqu’il s’agit de ratifier l’accord « Rubik » signé avec la Suisse, afin de régulariser le passé de clients allemands qui n’auraient pas déclarés leurs avoirs. Les politiciens sociaux-démocrates estiment que ce traité constituerait une prime aux fraudeurs.
Dans l’intervalle, on apprend par la « Handelszeitung », que les banques allemandes, en particulier dans le Baden-Würtenberg, accueillent à bras ouverts et en toute impunité des clients suisses qui voudraient échapper à leurs obligations fiscales.
Face à tant d’hypocrisie, la Suisse va-t-elle poursuivre sans sourciller son opération d’auto-flagellation ou va-t-elle enfin réagir pour résister à ces attaques perfides, fondées largement sur des motifs protectionnistes ?

15:33 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

23/05/2012

Multinationales: et si la Gauche genevoise était en train de gagner son pari ?

Le 16 avril 2012, le Conseiller administratif d’extrême-gauche Rémy Pagani s’en prenait frontalement aux multinationales Procter & Gamble et Trafigura en les accusant d’aggraver, par leur seule présence sur sol genevois, la pénurie de logement. Il déclarait contre toute bonne logique que ces entreprises devraient contribuer à l’effort de construction de logements par le biais de leur caisse de pension.
Dans la même veine, au moyen de son initiative 150, le parti socialiste genevois souhaite chasser les multinationales de notre canton en les accusant pêle-mêle d’être des « profiteurs », des « parasites », de pratiquer la « concurrence déloyale » et de provoquer la « crise immobilière ».
Tous ces lecteurs assidus du « Courrier », ne parcourent sans doute que rarement le « Financial Times ». Or, ce grand quotidien britannique nous apprend aujourd’hui que Trafigura a décidé de transférer son siège de Genève à Singapour. Selon le « FT », cet Etat déploie une énergie considérable pour attirer des activités de « trading » de matière première sur son territoire et il est en passe d’y réussir. Ces entreprises sont attirées par un régime fiscal favorable, des coûts bas et par une demande de matières premières en pleine croissance dans le continent asiatique.
Après la fermeture brutale de Merck Serono, cette annonce du déplacement du siège de Trafigura devrait amener Genève à se réveiller et à prendre conscience qu’elle ne vit pas dans un bulle, mais bien dans un monde globalisé où, qu’on le veuille ou non, la concurrence fait rage et où le franc fort constitue un handicap majeur.
A force de vomir leur haine contre les multinationales, le PS et ses alliés d’extrême-gauche risquent bien de parvenir à leurs fins et de conduire ces entreprises (pourvoyeuses de dizaines de milliers d’emplois directs et indirects et d’énormes recettes fiscales) à se déplacer à Singapour ou ailleurs, là où le climat est moins hostile à leur encontre.

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04/05/2012

Pour le PS genevois, les multis, c'est un peu fort de café !

Le PS genevois mène une véritable croisade contre les multinationales et les dizaines de milliers d’emplois qu’elles représentent. Cette démarche se concrétise notamment à travers l’IN 150 intitulée « Pas de cadeaux aux multinationales ».
Par ailleurs, ce parti a particulièrement dans son collimateur le géant veveysan Nestlé. Preuve en est la résolution R 686 déposée par des députés socialistes en janvier 2012 sous le titre « Stop à la Nespression ».
C’est donc avec stupeur et consternation que les Camarades du bout du lac ont dû apprendre la volonté de l’entreprise honnie d’investir CHF 300 millions et de créer près de 400 emplois dans une nouvelle usine destinée à la production de capsules Nespresso. Le PS genevois a sans doute bu la tasse jusqu’à la lie (ou plutôt jusqu’au marc) en lisant dans les médias que cette implantation était liée à des avantages fiscaux.
Toutefois, deux éléments ont peut-être permis d’alléger cette indicible souffrance :
Premièrement, ces investissements n’auront pas lieu à Genève, mais à Romont, dans le canton de Fribourg. On relèvera à cet égard que, devant les caméras de la RTS, les autorités politiques de ce canton ainsi que la population locale ne boudaient pas leur plaisir face à ce développement économique bienvenu, générateur de nombreuses places de travail.
En second lieu, l’usine devrait accueillir peu de méprisables « cols blancs ».
Ouf, l’honneur est presque sauf !

15:42 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

25/04/2012

Le PS genevois exporte jusqu’en Europe sa croisade contre la place économique du canton

Le PS genevois s’est réparti les rôles dans sa croisade contre la place économique et les emplois dans notre canton.

On se souviendra que dans une interview publiée aux frais du contribuable dans l’opuscule « Vivre à Genève », Sandrine Salerno lançait récemment l’offensive contre les multinationales.

La conseillère administrative socialiste a de la suite dans les idées. Alors que l’immense majorité de la classe politique exprime sa solidarité envers les collaboratrices et collaborateurs de Merck Serono qui viennent d’apprendre la fermeture du siège genevois de cette entreprise et la suppression d’environ 1'300 postes, Madame Salerno indique qu’elle n’est pas inquiète pour ces « cols blancs » qui peuvent facilement retrouver un emploi (voir TdG du 25 avril 2012).

Pendant ce temps, dans l’esprit de l’Internationale, la Conseillère aux Etats socialiste Liliane Maury-Pasquier signe une résolution intitulée « Pour une politique adéquate en matière de paradis fiscaux » dans le cadre du Conseil de l’Europe. Ce manifeste se fonde sur un rapport du socialiste belge Dirk van der Maelen qui prend comme principale cible, de manière totalement partiale et arbitraire, la place financière suisse et les multinationales situées sur notre sol (voir NZZ Online du 12 avril 2012).

Il est consternant de constater qu’une élue au Conseil des Etats, censée représenté les intérêts de son canton à Berne au-delà des dogmes partisans, se prête à cette mascarade orchestrée par ses camarades issus d’Etats qui n’ont de cesse d’attaquer notre pays, dans ce qu’il faut bien appeler une guerre économique.

Il n’est pas inutile de rappeler qu’avec ses quelque 35'000 emplois, le secteur bancaire et financier genevois contribue à hauteur de 20% du PIB cantonal et à près de 25% des recettes fiscales du canton et des communes.

Quand le PS genevois aura bouté hors du canton les multinationales et les banques, qui assurera le paiement des salaires de la fonction publique qui s’apprête à manifester le 10 mai 2012 pour préserver ses acquis sociaux ?

Ce jour-là, les « cols blancs » de Merck Serono, fraichement licenciés, auront sans doute une pensée émue et solidaire pour ces serviteurs de l’Etat au bénéfice de la garantie de l’emploi.

10:04 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

21/12/2011

Compte de Noël

Sous le sapin, j’ai trouvé un communiqué de presse de l’Office cantonal de la statistique au sujet de l’imposition des personnes morales dans le canton de Genève en 2008.

Il en ressort que l’impôt cantonal et communal sur le bénéfice et le capital dû par les contribuables personnes morales atteint 1,4 milliards de francs en 2008. Les services financiers (CHF 355 millions) sont les plus gros contribuables. Viennent ensuite le commerce de gros, dont font parties de nombreuses multinationales actives dans le trading de matières premières (CHF 243 millions) et l’horlogerie (CHF 196 millions). Au total, cela représente 58% des impôts en question.

En ce qui concerne les services financiers, on relèvera que les banquiers privés ne sont pas inclus dans ces chiffres, dans la mesure où, en qualité de sociétés de personnes, ils sont imposés comme des personnes physiques. Par ailleurs, les impôts versés par les collaboratrices et collaborateurs de ces entreprises n’apparaissent pas non plus dans ce calcul, étant précisé que cela représente des dizaines de milliers d’emplois.

Les trois secteurs d’activités évoqués plus haut ne vous disent-ils rien ?

Bien sûr, il ne vous aura pas échappé qu’il s’agit précisément des domaines pris pour cible par la Conseillère administrative socialiste Sandrine Salerno dans un article où elle s’attaque « aux entreprises spécialisées dans le haut de gamme, la haute finance et le trading ».

On peut aussi rappeler que, dans un manifeste publié en 2011, la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS) s’insurge contre « un secteur bancaire déjà hypertrophié ».

Ces entreprises pourvoyeuses de recettes fiscales et d’emplois ont également fait l’objet d’attaques incessantes du parti socialiste et de son Président René Longet, qui veut bouter les multinationales hors du canton, des indignés, dont on ne sait pas exactement ce qu’ils veulent, et d’un ancien président du cartel syndical de la fonction publique, qui s’en prend spécialement à la haute horlogerie. Les adeptes de la décroissance à tout prix n’ont pas été en reste dans ce combat contre le monde économique genevois et ses postes de travail.

N’y a-t-il pas quelque chose de contradictoire dans l’attitude de ces pourfendeurs de l’économie genevoise qui, pour bon nombre d’entre eux, vivent des largesses de l’Etat providence ?

Or, sans le dynamisme de l’économie privée et des secteurs mentionnés plus haut, cette manne providentielle viendrait rapidement à tarir, faute de recettes fiscales.

Je n’ai aucune chance de convaincre les tenants du dogme hostile à l’économie privée. Le miracle de Noël n’aura pas lieu. En revanche, j’ai bon espoir que, grâce au travail d’information utile de l’Office cantonal de la statistique, la population genevoise prenne conscience de l’importance de la finance, des multinationales et de l’horlogerie pour la prospérité de notre canton.

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