Le blog d'Edouard Cuendet - Page 8

  • Il fait meilleur être mécène au pays des röstis ou des läckerli qu’à celui de la longeole

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    En l’espace de 10 jours, j’ai voyagé deux fois en train à travers la Suisse avec ma famille à la découverte de deux villes riches en histoire, en culture et en traditions culinaires : Berne et Bâle.

    J’aborderai moins ici les expériences gastronomiques vécues lors de ces escapades (telles qu’elles transparaissent dans le titre de ce papier), que les aspects liés à la nourriture culturelle.

    Un élément rapproche intimement la Cité rhénane et la capitale fédérale : je veux parler de l’engagement de personnalités remarquables, Ernst Beyeler à Bâle et le Dr. Maurice Müller ainsi que son épouse à Berne, qui ont fait appel au même architecte, le génial Renzo Piano, pour bâtir deux musées : la Fondation Beyeler et le Centre Paul Klee. La passion artistique et les moyens financiers importants de plusieurs mécènes, alliés à une volonté politique forte, ont permis la réalisation de ces deux lieux désormais mythiques, dont le rayonnement artistique a largement dépassé nos frontières nationales.

    Pendant ce temps, à Genève, on pétouille depuis des lustres pour savoir si l’on finira par réaliser l’extension du Musée d’art et d’histoire, telle que projetée par un autre célèbre architecte, Jean Nouvel. Un jour c’est plutôt oui, le lendemain c’est plutôt non. Alors que d’autres villes avancent, réalisent des projets ambitieux, la Cité de Calvin se tâte, consulte, approuve puis se rétracte, au risque de refroidir définitivement l’enthousiasme pourtant bouillonnant du mécène Jean-Claude Gandur, prêt à investir son temps, son argent et sa collection dans cette passionnante aventure. En termes de volonté politique, celle du nouveau Ministre de la culture de la Ville paraît, dirons-nous, tiède. Alors qu’à Bâle ou à Berne, les mécènes sont accueillis à bras ouverts, à Genève, on les soupèse, on les suspecte, on les soupçonne. Et pour finir, savez-vous où M. Gandur risque de se rendre, lassé par les tergiversations provinciales (pour ne pas dire « rupestres ») des Genevois ?

    A Bâle !

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  • Lutte contre l'évasion fiscale: l'Allemagne prise en flagrant délit de double langage

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    On se souviendra que le belliqueux Ministre des finances allemand Peer Steinbruck aurait bien voulu envoyer la cavalerie pour mater la Suisse, accusée de tous les maux en matière d’évasion fiscale.
    On se souviendra également que des autorités fiscales germaniques n’ont pas hésité à acheter à prix d’or des CD contenant des données bancaires volées pour poursuivre certains de leurs contribuables soupçonnés d’être en délicatesse avec leur fisc local.
    On se souviendra enfin que plusieurs Länder allemands dominés par la Gauche, dont celui du Baden-Würtenberg, font la fine bouche lorsqu’il s’agit de ratifier l’accord « Rubik » signé avec la Suisse, afin de régulariser le passé de clients allemands qui n’auraient pas déclarés leurs avoirs. Les politiciens sociaux-démocrates estiment que ce traité constituerait une prime aux fraudeurs.
    Dans l’intervalle, on apprend par la « Handelszeitung », que les banques allemandes, en particulier dans le Baden-Würtenberg, accueillent à bras ouverts et en toute impunité des clients suisses qui voudraient échapper à leurs obligations fiscales.
    Face à tant d’hypocrisie, la Suisse va-t-elle poursuivre sans sourciller son opération d’auto-flagellation ou va-t-elle enfin réagir pour résister à ces attaques perfides, fondées largement sur des motifs protectionnistes ?

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  • Multinationales: et si la Gauche genevoise était en train de gagner son pari ?

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    Le 16 avril 2012, le Conseiller administratif d’extrême-gauche Rémy Pagani s’en prenait frontalement aux multinationales Procter & Gamble et Trafigura en les accusant d’aggraver, par leur seule présence sur sol genevois, la pénurie de logement. Il déclarait contre toute bonne logique que ces entreprises devraient contribuer à l’effort de construction de logements par le biais de leur caisse de pension.
    Dans la même veine, au moyen de son initiative 150, le parti socialiste genevois souhaite chasser les multinationales de notre canton en les accusant pêle-mêle d’être des « profiteurs », des « parasites », de pratiquer la « concurrence déloyale » et de provoquer la « crise immobilière ».
    Tous ces lecteurs assidus du « Courrier », ne parcourent sans doute que rarement le « Financial Times ». Or, ce grand quotidien britannique nous apprend aujourd’hui que Trafigura a décidé de transférer son siège de Genève à Singapour. Selon le « FT », cet Etat déploie une énergie considérable pour attirer des activités de « trading » de matière première sur son territoire et il est en passe d’y réussir. Ces entreprises sont attirées par un régime fiscal favorable, des coûts bas et par une demande de matières premières en pleine croissance dans le continent asiatique.
    Après la fermeture brutale de Merck Serono, cette annonce du déplacement du siège de Trafigura devrait amener Genève à se réveiller et à prendre conscience qu’elle ne vit pas dans un bulle, mais bien dans un monde globalisé où, qu’on le veuille ou non, la concurrence fait rage et où le franc fort constitue un handicap majeur.
    A force de vomir leur haine contre les multinationales, le PS et ses alliés d’extrême-gauche risquent bien de parvenir à leurs fins et de conduire ces entreprises (pourvoyeuses de dizaines de milliers d’emplois directs et indirects et d’énormes recettes fiscales) à se déplacer à Singapour ou ailleurs, là où le climat est moins hostile à leur encontre.

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  • Pour le PS genevois, les multis, c'est un peu fort de café !

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    Le PS genevois mène une véritable croisade contre les multinationales et les dizaines de milliers d’emplois qu’elles représentent. Cette démarche se concrétise notamment à travers l’IN 150 intitulée « Pas de cadeaux aux multinationales ».
    Par ailleurs, ce parti a particulièrement dans son collimateur le géant veveysan Nestlé. Preuve en est la résolution R 686 déposée par des députés socialistes en janvier 2012 sous le titre « Stop à la Nespression ».
    C’est donc avec stupeur et consternation que les Camarades du bout du lac ont dû apprendre la volonté de l’entreprise honnie d’investir CHF 300 millions et de créer près de 400 emplois dans une nouvelle usine destinée à la production de capsules Nespresso. Le PS genevois a sans doute bu la tasse jusqu’à la lie (ou plutôt jusqu’au marc) en lisant dans les médias que cette implantation était liée à des avantages fiscaux.
    Toutefois, deux éléments ont peut-être permis d’alléger cette indicible souffrance :
    Premièrement, ces investissements n’auront pas lieu à Genève, mais à Romont, dans le canton de Fribourg. On relèvera à cet égard que, devant les caméras de la RTS, les autorités politiques de ce canton ainsi que la population locale ne boudaient pas leur plaisir face à ce développement économique bienvenu, générateur de nombreuses places de travail.
    En second lieu, l’usine devrait accueillir peu de méprisables « cols blancs ».
    Ouf, l’honneur est presque sauf !

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  • Le PS genevois exporte jusqu’en Europe sa croisade contre la place économique du canton

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    Le PS genevois s’est réparti les rôles dans sa croisade contre la place économique et les emplois dans notre canton.

    On se souviendra que dans une interview publiée aux frais du contribuable dans l’opuscule « Vivre à Genève », Sandrine Salerno lançait récemment l’offensive contre les multinationales.

    La conseillère administrative socialiste a de la suite dans les idées. Alors que l’immense majorité de la classe politique exprime sa solidarité envers les collaboratrices et collaborateurs de Merck Serono qui viennent d’apprendre la fermeture du siège genevois de cette entreprise et la suppression d’environ 1'300 postes, Madame Salerno indique qu’elle n’est pas inquiète pour ces « cols blancs » qui peuvent facilement retrouver un emploi (voir TdG du 25 avril 2012).

    Pendant ce temps, dans l’esprit de l’Internationale, la Conseillère aux Etats socialiste Liliane Maury-Pasquier signe une résolution intitulée « Pour une politique adéquate en matière de paradis fiscaux » dans le cadre du Conseil de l’Europe. Ce manifeste se fonde sur un rapport du socialiste belge Dirk van der Maelen qui prend comme principale cible, de manière totalement partiale et arbitraire, la place financière suisse et les multinationales situées sur notre sol (voir NZZ Online du 12 avril 2012).

    Il est consternant de constater qu’une élue au Conseil des Etats, censée représenté les intérêts de son canton à Berne au-delà des dogmes partisans, se prête à cette mascarade orchestrée par ses camarades issus d’Etats qui n’ont de cesse d’attaquer notre pays, dans ce qu’il faut bien appeler une guerre économique.

    Il n’est pas inutile de rappeler qu’avec ses quelque 35'000 emplois, le secteur bancaire et financier genevois contribue à hauteur de 20% du PIB cantonal et à près de 25% des recettes fiscales du canton et des communes.

    Quand le PS genevois aura bouté hors du canton les multinationales et les banques, qui assurera le paiement des salaires de la fonction publique qui s’apprête à manifester le 10 mai 2012 pour préserver ses acquis sociaux ?

    Ce jour-là, les « cols blancs » de Merck Serono, fraichement licenciés, auront sans doute une pensée émue et solidaire pour ces serviteurs de l’Etat au bénéfice de la garantie de l’emploi.

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  • Compte de Noël

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    Sous le sapin, j’ai trouvé un communiqué de presse de l’Office cantonal de la statistique au sujet de l’imposition des personnes morales dans le canton de Genève en 2008.

    Il en ressort que l’impôt cantonal et communal sur le bénéfice et le capital dû par les contribuables personnes morales atteint 1,4 milliards de francs en 2008. Les services financiers (CHF 355 millions) sont les plus gros contribuables. Viennent ensuite le commerce de gros, dont font parties de nombreuses multinationales actives dans le trading de matières premières (CHF 243 millions) et l’horlogerie (CHF 196 millions). Au total, cela représente 58% des impôts en question.

    En ce qui concerne les services financiers, on relèvera que les banquiers privés ne sont pas inclus dans ces chiffres, dans la mesure où, en qualité de sociétés de personnes, ils sont imposés comme des personnes physiques. Par ailleurs, les impôts versés par les collaboratrices et collaborateurs de ces entreprises n’apparaissent pas non plus dans ce calcul, étant précisé que cela représente des dizaines de milliers d’emplois.

    Les trois secteurs d’activités évoqués plus haut ne vous disent-ils rien ?

    Bien sûr, il ne vous aura pas échappé qu’il s’agit précisément des domaines pris pour cible par la Conseillère administrative socialiste Sandrine Salerno dans un article où elle s’attaque « aux entreprises spécialisées dans le haut de gamme, la haute finance et le trading ».

    On peut aussi rappeler que, dans un manifeste publié en 2011, la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS) s’insurge contre « un secteur bancaire déjà hypertrophié ».

    Ces entreprises pourvoyeuses de recettes fiscales et d’emplois ont également fait l’objet d’attaques incessantes du parti socialiste et de son Président René Longet, qui veut bouter les multinationales hors du canton, des indignés, dont on ne sait pas exactement ce qu’ils veulent, et d’un ancien président du cartel syndical de la fonction publique, qui s’en prend spécialement à la haute horlogerie. Les adeptes de la décroissance à tout prix n’ont pas été en reste dans ce combat contre le monde économique genevois et ses postes de travail.

    N’y a-t-il pas quelque chose de contradictoire dans l’attitude de ces pourfendeurs de l’économie genevoise qui, pour bon nombre d’entre eux, vivent des largesses de l’Etat providence ?

    Or, sans le dynamisme de l’économie privée et des secteurs mentionnés plus haut, cette manne providentielle viendrait rapidement à tarir, faute de recettes fiscales.

    Je n’ai aucune chance de convaincre les tenants du dogme hostile à l’économie privée. Le miracle de Noël n’aura pas lieu. En revanche, j’ai bon espoir que, grâce au travail d’information utile de l’Office cantonal de la statistique, la population genevoise prenne conscience de l’importance de la finance, des multinationales et de l’horlogerie pour la prospérité de notre canton.

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  • Je suis un indigné!

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    Doit-on forcément installer sa tente dans un campement insalubre au Parc des Bastions pour être un indigné ?

    Telle est la question que je me propose de traiter brièvement avec vous aujourd’hui à l’occasion de la fête de l’Escalade.

    Cette question, je vais l’aborder modestement, par le petit bout de la lorgnette, d’un point de vue exclusivement genevois.

    On pourra me reprocher cet horizon étriqué. Mais cette approche me paraît adéquate en cette occasion où l’on célèbre l’esprit de résistance de la Cité de Calvin face à l’agresseur savoyard en 1602.

    Permettez-moi une constatation liminaire à ce propos : il me semble que la situation s’est totalement inversée depuis le début du 17ème siècle. En effet, à l’époque, Genève, protégée par ses remparts, devait faire face à une menace extérieure.

    Certes, de nos jours encore, certains Etats sont d’humeur belliqueuse à l’encontre de notre pays, voire de notre canton. Le ministre allemand Peer Steinbrück avait même déclaré « qu’à l’époque, on aurait envoyé la cavalerie » contre la Suisse. Mais, heureusement, les chars ne sont pas à nos frontières et la guerre dont il est question ici est plutôt d’ordre économique ou fiscale. Dans ce combat, les Confédérés et les Genevois devraient faire preuve de la même vaillance qu’autrefois, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas.

    Certes, actuellement, certains agitent la menace d’une invasion étrangère, non pas militaire, mais de travailleurs qui viendraient piller nos emplois. A cet égard, je fais partie de ceux qui saluent les effets bénéfiques de la libre circulation des personnes pour le développement économique de Genève, qui se caractérise par une économie ouverte, tournée vers l'exportation. Evidemment les mesures d’accompagnement nécessaires doivent être prises pour éviter d’éventuels abus.

    Mais aujourd’hui, les fortifications sont tombées et, à mon avis, la menace provient davantage de l’intérieur.

    Cette menace moderne trouve son origine dans notre prospérité-même et dans notre tendance à être de fieffés enfants gâtés.

    Cette menace me conduit à m’indigner contre les personnes qui crachent systématiquement dans la soupe, autre thème de circonstance. Cette soupe n’est en l’occurrence pas composée de légumes, mais bien d’un bouquet garni d’activités économiques diversifiées qui ont contribué au développement du canton depuis plusieurs siècles.

    Je m’indigne contre ceux qui s’en prennent aux multinationales, aux banques et à l’horlogerie qui génèrent des emplois et des recettes fiscales en abondance.

    J’ai été particulièrement choqué par les récentes déclarations d’un ancien syndicaliste de la fonction publique qui s’en est pris violemment à certaines marques de haute horlogerie en leur reprochant de ne produire que des objets de luxe destinés aux « riches ».

    Ce faisant, il a totalement occulté le fait que Genève a notamment bâti sa réputation d’excellence sur des manufactures horlogères qui, pour certaines d’entre elles, ont été fondées un siècle à peine après l’Escalade et qui ont rayonné à travers l’Europe et le Monde. Le rejet de cet héritage exceptionnel me consterne.

    La même indignation va à l’encontre de ceux qui vouent aux gémonies la place financière dans son ensemble. Bien entendu, je plaide pour ma paroisse. Mais n’oublions pas que cette activité génère près de 35'000 emplois dans notre canton et que, en période de crise économique grave, on ne peut simplement pas se permettre de faire la fine bouche. Je rappellerai ici que la banque a des racines très profondes dans notre canton et qu’au temps de l’Escalade déjà, les Genevois excellaient dans cette activité qui contribuait au rayonnement de la Cité.

    Personne ne nie que le secteur financier ait commis de graves excès ces dernières années et il est juste de les dénoncer. Mais la crise des subprimes n’a sa source ni à Genève, ni en Suisse. Notre canton, spécialisé dans la gestion de fortune depuis des siècles, n’est quasiment pas actif dans le domaine de la banque d’affaires que l’on peut montrer du doigt suite à certaines dérives spéculatives.

    En bref, je m’indigne contre les chantres de la décroissance, caprice de pays riche, qui ne veulent pas regarder en face les conséquences ravageuses de leurs thèses en matière d’emplois. Ne voient-ils pas les Etats européens embourbés dans le surendettement se battre désespérément pour grappiller quelques miettes de croissance pour tenter de se sortir du marasme ambiant ?

    Enfin, je m’insurge contre le train de vie de notre canton qui vit largement au-dessus de ses moyens. Alors que nos voisins ont dû tirer le frein en matière de dépenses publiques, Genève continue à dépenser plus que de raison, creusant son endettement dans des proportions démesurées par rapport aux autres cantons suisses. Nos budgets étatiques boursoufflés, alimentés par une fiscalité très lourde en comparaison intercantonale, génèrent des prestations publiques d’une qualité pas toujours optimale. Preuve en est la récente étude PISA sur le niveau scolaire, dans laquelle on trouve Genève en queue de peloton.

    Oui, je l’avoue, je suis un indigné de salon, mais ma voix et mon action ont-elles moins de valeur que celles des campeurs des Bastions dont Me Bonnant disait récemment avec le talent qu’on lui connaît : « C’est un camping hors saison qui ne présente aucun intérêt. Je ne vois pas pourquoi ils exhibent leur insignifiance dans un lieu public. C’est esthétiquement offensant ! » ?

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  • « Que fait le gouvernement, et plus particulièrement le département en charge de l’économie, pour aider le commerce de détail, face au franc fort et la concurrence accrue aux frontières ?

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    Voici le texte de l’interpellation urgente écrite que j’ai déposée au Grand Conseil le 1er décembre au sujet des mesures à prendre pour venir en aide au commerce de détail :

     

    Mesdames et
    Messieurs les députés,

    Selon une statistique de mai 2011, le secteur du commerce de détail à Genève représente 1'803 entreprises (soit 4'054 établissements) et occupe 21'095 salariés.

    Depuis début août 2011, les magasins notent une chute vertigineuse du chiffre d’affaires allant de 10 et 40%. Certains commerçants soulignent qu’ils n’ont jamais rencontré une telle situation en 30 ans de métier. Le spectre de la fermeture de magasins et de licenciements massifs est bien réel.

    Le tourisme d’achat en France voisine est devenu un nouveau loisir. Les associations professionnelles se sentent abandonnées par le gouvernement et n’ont jamais entendu ce dernier prendre position par rapport à ce phénomène alarmant. Il n’a pas non plus proposé de solutions concrètes.

    Contrairement à ce que l’on a pu connaître dans le domaine industriel, le recours au chômage partiel est difficilement applicable pour le secteur du commerce. En effet, la prestation de vente devant être assurée, le personnel doit être présent pour accueillir la clientèle, même rare. Comment alors démontrer au SECO de façon convaincante et étayée, dans l’optique d’un chômage partiel, que le personnel n’est pas assez occupé ?

    Un moyen pour tenter de garroter l’hémorragie et encourager la clientèle à faire ses achats localement serait d’autoriser l’ouverture exceptionnelle deux dimanches pendant l’Avent.

    L’Arrêté officiel reçu par les milieux professionnels ne fait que répondre au minimum légal : une nocturne jusqu’à 21h30 le 23 décembre. La date a été proposée par les commerçants car ce sont les derniers jours avant Noël qui attirent le plus de clientèle. Les syndicats Unia et SIT ont tenté de faire modifier cette date. Mais, sur ce seul point,  le département de l’économie a osé trancher en faveur des associations.

    Ailleurs en Suisse, les ventes dominicales sont coutumières. Sur 26 cantons et demi-cantons, 20 connaissent des ventes dominicales. Les groupes ayant des succursales partout en Suisse sont atterrés par cette « Genferei » de plus.

    Les associations de commerçants ont demandé un avis de droit au sujet de l’interprétation de la LHOM, plus particulièrement en ce qui concerne les dérogations, notamment celles prévues à son article 18, mises en perspective par rapport à la loi sur le travail.

    En vertu des dispositions de l’article 19, alinéas 1 à 5 de la loi sur le travail, l’autorité cantonale peut autoriser le travail dominical temporaire. Trois conditions doivent être réunies à cet effet, à savoir l’existence d’un besoin urgent dument établi (par exemple une forte concurrence étrangère), la majoration du salaire de 50% et le consentement individuel de chaque travailleur.

    Les associations s’étaient engagées à aller plus loin en majorant le salaire de 100%. La formule intéresse beaucoup de collaborateurs. Le gouvernement a toutefois décidé de ne pas soutenir cette solution.

    Face au marasme, les commerçants ont fait preuve de créativité : ils ont demandé à une délégation du Conseil d’Etat de se déterminer sur les mesures autorisées par la LHOM. Des ouvertures retardées les deux samedis avant Noël étaient tout à fait envisageables, à défaut de dimanches. Il fallait néanmoins que le département prenne l’avis des syndicats. Ceux-ci, bien évidemment, s’y sont opposés. Le département s’est contenté de s’aligner sur la position syndicale…

    A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles !!
    Comment se détermine le Conseil d’Etat ? »

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  • Entités publiques: vers une gouvernance moderne

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    Le Grand Conseil a voté une réforme ambitieuse de la gouvernance des entités publiques autonomes, qui touche en particulier l’Aéroport international de Genève, les HUG, les SIG et les TPG.

    La nouvelle loi s’inspire des standards de l’OCDE et de la Confédération. Dans ses lignes directrices, l’OCDE regrette que le conseil d’administration d’entreprise publique reste « pléthorique », manquant « d’indépendance de jugement ». Pour l’OCDE toujours, « il est important qu’une entreprise publique soit dotée d’un conseil d’administration puissant capable d’agir dans son intérêt à elle et de surveiller efficacement la direction sans ingérence politique indue. A cet effet, il conviendra de vérifier sa compétence, de renforcer son indépendance et enfin d’améliorer ses modalités de fonctionnement ».

    A l’heure actuelle, les conseils d’administration ne respectent pas ces préceptes.

    Pour y remédier, la nouvelle loi prévoit des conseils composés de 9 à 11 membres disposant des compétences susceptibles de contribuer effectivement au bon fonctionnement de l’institution. Aujourd’hui, on compte plus de 20 administrateurs, dont les compétences ne sont pas forcément adéquates, et les nominations sont parfois une récompense pour services rendus à la République.

    Les jetons de présence constituent aussi un appât irrésistible. C’est pourquoi la nouvelle loi instaure une transparence totale des rémunérations pour éviter des rentes de situation indues.

    La loi supprime les Bureaux du Conseil, afin de responsabiliser chacun des administrateurs. A l’heure actuelle, le Bureau, qui compte en général 5 membres, détient tout le pouvoir et mâche le travail du plénum qui fait office de chambre d’enregistrement.

    Enfin, la nouvelle loi vise à dépolitiser les conseils grâce à une incompatibilité entre le rôle d’administrateur et celui de Conseiller d’Etat et de Député au Grand Conseil. Ce dernier point a fait hurler certains. Ils oublient que la présence d’un représentant par parti conduit, d’une part, à dupliquer les débats du Grand Conseil dans les entités publiques et, d’autre part, à créer des conflits d’intérêts et des entorses au secret de fonction.

    Ainsi, ceux qui ont annoncé le lancement d’un référendum veulent faire perdurer un système obsolète, une gouvernance « à la grand-papa », incompatible avec les exigences de transparence, de compétence et d’indépendance qui doivent prévaloir aujourd’hui. 

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  • Haute horlogerie : remettre les pendules à l’heure

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    Le dernier blog de Michel Ducommun, ancien Président du Cartel intersyndical de la Fonction publique, m’a laissé sans voix. Il s’insurge contre le succès rencontré par le groupe horloger Richemont et par ses fleurons, que sont notamment Cartier, Piaget et Vacheron Constantin.

    Dans un discours de lutte des classes primaire, il exprime son dégoût pour ces produits issus de la haute horlogerie, réservés aux « riches ».

    Pour ma part, je suis très fier que Genève puisse compter dans son tissu économique des entreprises dont les racines sont profondément ancrées dans notre canton, qui assurent de nombreux emplois qualifiés et participent au rayonnement international de Genève.

    Pour prendre l’exemple de Vacheron Constantin, spécifiquement visée par M. Ducommun, cette entreprise a été fondée en 1755 et représente la plus ancienne manufacture horlogère du monde, avec une activité ininterrompue depuis plus de 255 ans.

    Elle emploie 700 personnes, dont la majeure partie est basée à Genève. Compte tenu de son succès, elle prévoit d’engager encore 300 personnes supplémentaires pour amener ses effectifs à 1'000 personnes environ. Cette croissance est tout simplement remarquable en cette période de crise économique où bon nombre d’entreprises envisagent plutôt de procéder à des licenciements.

    Vacheron Constantin est aussi une entreprise formatrice qui compte de nombreux apprentis dans ses rangs. Elle collabore étroitement avec l’école d’horlogerie de Genève qui a ouvert ses portes en 1824 déjà. Des générations d’horlogers qualifiés sont issues de cet établissement qui est l’expression même du succès éclatant de la formation duale.

    La manufacture précitée fait également partie des promoteurs du « Poinçon de Genève » que le Grand Conseil a instauré en 1886 comme véritable standard d’excellence et qui vient de célébrer ses 125 ans.

    La Chambre de Commerce, d’industrie et des services de Genève (CCIG) ne s’y est d’ailleurs pas trompée et vient de décerner à Vacheron Constantin son prestigieux Prix 2011.

    Par ses propos inconsidérés, M. Ducommun insulte le savoir-faire unique, développé depuis plus de 250 ans à Genève, qui se niche dans chacun des mouvements produits dans les manufactures de haute horlogerie genevoises.

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  • LASI : remplacer une trappe à exclusion par un dispositif de réinsertion professionnelle

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    Auriez-vous l’idée de vous battre pour défendre le minitel, alors qu’internet permet de communiquer mieux et plus rapidement ? C’est pourtant le combat du Comité référendaire, qui s’acharne à exiger le maintien du RCMAS (revenu minimum cantonal d’aide sociale) alors que la révision de la LASI doit permettre de réinsérer plus de personnes, mieux et plus rapidement.

    En un peu plus de 15 années de services, le RMCAS, qui était conçu pour éviter que les personnes en fin de droits ne tombent à l’aide sociale, s’est peu à peu transformé en piège pour ses bénéficiaires. Aujourd’hui, seul un tiers d’entre eux fournit une contre-prestation (souvent peu formatrice, éloignée du marché de l’emploi, et quelquefois même dévalorisante) et la durée de la mesure est de 39 mois en moyenne, contre 21 mois pour une personne à l’aide sociale. En clair, le RMCAS s’est peu à peu mué en trappe à exclusion et à pauvreté.

    C’est fort de ce constat accablant que le Conseil d’Etat a proposé une révision du système. L’idée : remplacer le RMCAS par une révision de la loi sur l’aide sociale individuelle, en la complétant par un volet « insertion ». Par cet ajout, c’est la philosophie du système que l’on change, en passant d’un dispositif qui garantit le minimum vital en s’occupant de manière marginale de l’emploi à un dispositif de formation et de réinsertion professionnelle, qui garantit le minimum vital.

    A priori, il n’existe aucune raison de s’opposer à ce projet plein de bon sens et tourné vers le retour en emploi. Toutefois, contre toute bonne logique, cet objectif ne semble pas faire le poids face aux calculs d’apothicaire des référendaires et de leurs amis. Car selon eux, la révision aboutirait à une diminution des prestations pour les personnes aidées. Rien n’est plus faux. D’une part, les projections démontrent que les prestations sont globalement équivalentes, voire quelquefois plus élevées qu’à l’heure actuelle. D’autre part – et surtout –, la nouvelle loi se donne les moyens de ses ambitions, en augmentant de près de 20 millions l’effort financier de l’Etat. Cet investissement est destiné à mieux définir les besoins des personnes en fin de droits, à leur offrir de nouveaux outils d’insertion et à assurer un meilleur suivi de leur parcours de réinsertion. Peut-on décemment parler de sous-enchère sociale et salariale ? Certainement pas !

    Pour ma part, entre un système qui a montré ses limites en maintenant artificiellement ses bénéficiaires dans un état de dépendance et d’assistanat, et un projet ambitieux, véritablement orienté sur les besoins des personnes aidées, pour leur permettre de retrouver le plus rapidement possible le marché du travail et leur autonomie, mon choix est vite fait. Je voterai OUI à  la révision de la LASI.

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  • Salaire minimum : la fin du partenariat social

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    Le 27 novembre prochain, les citoyennes et citoyens genevois seront appelés à s’exprimer sur l’Initiative 142 qui vise l’introduction d’un salaire minimum à Genève.

    Dans un premier temps, il n’est pas inutile de rappeler qu’avant de passer devant le peuple, cette initiative a vécu un long parcours juridique qui s’est achevé devant le Tribunal fédéral. La plus haute instance judiciaire du pays a déclaré le texte formellement recevable, mais a émis des doutes sur son applicabilité et a souligné que le salaire fixé ne pourrait pas s’éloigner des standards en cours dans le système de l’aide sociale. A défaut, le principe de la liberté économique ancré dans la Constitution fédérale serait violé.

    Or, à Genève, en matière d’aide sociale, le revenu maximum pour une personne seule se monte à CHF 2'527.-. On est ainsi loin des CHF 4'000.- que certains auteurs de l’Initiative ont fait miroiter aux signataires.

    Les personnes qui seraient tentées de soutenir cette initiative devront donc sérieusement se poser la question de savoir si le jeu en vaut vraiment la chandelle. Cela vaut-il  la peine de détruire le partenariat social, qui a garanti la paix du travail en Suisse durant les 80 dernières années, pour un tel montant ? C’est de cela qu’il s’agit en l’occurrence.

    Le partenariat social trouve en particulier son expression dans les conventions collectives de travail (CCT) qui protègent les travailleurs, en particulier dans les secteurs les plus fragilisés. Les CCT fixent des règles qui vont bien au-delà de la rémunération, puisqu’elles portent aussi sur d’autres aspects importants, tels que les horaires, les vacances, les autres congés, l’adaptation au renchérissement, les allocations d’étude, etc. Par ailleurs, elles valorisent en général l’ancienneté et le degré de formation.

    En cas d’adoption du salaire minimum, les employeurs n’auraient plus d’intérêt à se mettre autour de la table avec les syndicats pour mener des négociations en vue de la conclusion d’une CCT. Leur seule obligation résiderait dans l’octroi du salaire minimum légal fixé par l’Etat. Tous les avantages accessoires prévus par ces textes risqueraient donc de tomber, au seul détriment des employés.

    Par ailleurs, le risque de voir l’ensemble des salaires tiré vers le bas est non négligeable. L’introduction du SMIC en France illustre parfaitement ce phénomène pernicieux : la proportion de salariés payés au SMIC (1'365 euros en 2011) est passée d’environ 10% sur la décennie 1987-1996 à plus de 16% en 2005.

    En lançant cette initiative, les syndicats sont donc allés à l’encontre des intérêts de ceux qu’ils sont sensés défendre. Les citoyennes et citoyens genevois ne devraient par les suivre dans cette voie périlleuse.

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  • Salerna Bobo et les 40 employeurs

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    Un conte oublié, issu des Mille et Une Nuits, vient de refaire surface. Toute ressemblance avec des personnages ou des événements connus serait purement fortuite. Seules les entreprises mentionnées existent bel et bien.

    Dans une contrée orientale reculée vivait une vizirette nommée Salerna Bobo. Tout en dépensant force maravédis, elle a lancé une attaque dirigée spécifiquement contre les multinationales, la « haute finance » et le « haut de gamme », qui contribuaient pourtant à la prospérité du khalifat dans son ensemble.

    Par pure coïncidence, peu après le lancement de cet anathème, une gazette locale (Bhîl-Han) a dressé la liste des 40 plus gros employeurs du khalifat. Seuls le nom des 15 premiers est déchiffrable sur le parchemin :

    Entreprises                     Effectifs

    1.    Rolex                      4135
    2.    Migros                     3260
    3.    Procter & Gamble     3132
    4.    Pictet & Cie              2050
    5.    Groupe Coop            1861
    6.    Richemont                1846
    7.    UBS                         1816
    8.    Firmenich                 1720
    9.    HSBC Private Bank   1539
    10.  BNP Paribas              1483
    11.  Patek Philippe           1356
    12.  Merck Serono           1300
    13.  Lombard Odier          1300
    14.  ISS                          1178
    15.  Swissport                 1178

    On compte ainsi 5 représentants de la « haute finance », 5 multinationales et 2 horlogers spécialisés dans le « haut de gamme ». Cela fait donc 12 entreprises sur 15 que la vizirette voudrait voir quitter le khalifat avec leurs emplois.

    Face à la révolte des entreprises et craignant de ne pas pouvoir devenir khalifette à la place du khalife aux prochaines élections, Salerna Bobo a imploré l’assistance des seize conseillers municipaux issus de sa caste et a prononcé la formule magique désormais célèbre :

    Seize âmes, couvrez-moi !

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  • Un week-end croquant

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    Tout a commencé vendredi soir au Grand Conseil.

    Pour nous aider à supporter les vociférations de certains députés, notre collègue Antoine Barde nous a apporté deux boîtes de pralinés de chez Hautlé. Les vertus apaisantes du chocolat ont à nouveau fait merveille et s’est donc dans la gaité et l’allégresse que nous avons dégusté les spécialités du célèbre confiseur du Bourg-de-Four.

    Les festivités ont repris dimanche matin par la visite du premier salon international des chocolatiers et du chocolat organisé au Bâtiment des Forces Motrices (BFM).

    C’est sous l’impulsion de la très dynamique Lise Luka que cette manifestation a pu avoir lieu à Genève. Elle a réussi l’exploit, entourée d’une équipe de choc (c’est le cas de le dire), de réunir au BFM la fine fleur de la chocolaterie genevoise et suisse. On pouvait apprécier les spécialités de célébrités locales, telles que la Chocolaterie du Rhône, Favarger, Micheli, Desplanches, Pascoët, j’en passe et des meilleures.

    Conférences, recettes, dégustations, fontaines de chocolat : rien ne manquait pour faire de cet événement une expérience gustative inoubliable.

    Quiconque n’a pas encore eu l’occasion de comparer les différentes sortes de cacao provenant de Java, de Colombie et de la République Dominicaine, ne peut se faire une idée concrète de l’incroyable diversité des saveurs et parfums offerts par ce bienfait de la nature.

    Il ne reste donc plus qu’à espérer que les artisans chocolatiers genevois, qui constituent l’une des fiertés de notre canton, se fédèrent à nouveau l’année prochaine pour nous offrir la seconde édition de ce salon, qui devrait devenir le rendez-vous incontournable des chocolatophiles d’ici et d’ailleurs.

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  • PS: deux initiatives irresponsables

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    Le parti socialiste genevois vient de lancer deux initiatives qui sont de nature à porter un tort considérable à la prospérité du canton.

    Suppression des forfaits fiscaux

    Le PS s’en prend tout d’abord aux forfaits fiscaux dont il réclame l’abolition.
    Pour rappel, à Genève, 750 personnes sont au bénéfice de l’imposition d’après la dépense. Ces contribuables étrangers, qui ont élu domicile en Suisse sans y exercer d’activité lucrative, contribuent de manière importante aux recettes fiscales de l’Etat (on parle de 150 millions par année pour le canton). Par ailleurs, ils participent au dynamisme de l’économique locale, par le biais de la consommation, de la construction et des services financiers. En revanche, ils font un usage limité des infrastructures et des prestations étatiques (école, santé, social).
    Si Genève venait, contre toute bonne logique, à supprimer les forfaits fiscaux, les contribuables concernés quitteraient en masse Genève pour traverser la Versoix ou la Manche, afin de s’établir sous des cieux fiscaux plus cléments.
    On relèvera à cet égard que l’ensemble des cantons suisses accueillent environ 5'000 forfaitaires. Au Royaume-Uni, où le système en place présente la plus grande similitude avec le nôtre, on comptait en 2008/2009 par moins de 123'000 personne ayant le statut fiscal de « résidents non domiciliés ».
    Ne soyons pas naïfs ! La qualité de vie genevoise ne suffira pas à retenir ces contribuables chez nous.

    Suppression des statuts fiscaux pour les entreprises

    A Genève, certaines entreprises bénéficient d’un statut fiscal allégé, dans la mesure où elles exercent leurs activités principalement à l’étranger. On parle de sociétés holdings ou auxiliaires.
    La seconde initiative du PS vise à supprimer ces statuts, ce qui conduira au doublement de l’imposition des sociétés en question. On leur signifierait ainsi qu’elles ne sont plus les bienvenues sur notre sol.
    Or, il ne faut pas perdre de vue que les multinationales attaquées frontalement par le PS, assurent quelque 76'000 emplois, occupés en majorité par des Suisses. L’ancrage local des multinationales est donc important. A cela s’ajoute que chacun de ces postes à très haute valeur ajoutée conduit à la création de 3,7 emplois dans l’économie endogène. Ce secteur a par conséquent des répercussions très bénéfiques sur les PME du canton qui fournissent des prestations de sous-traitance. Il est donc absurde d’opposer les entreprises locales et les multinationales alors qu’elles sont complémentaires et interdépendantes.
    En tout état, un doublement de l’imposition de ces sociétés aurait pour conséquence irrémédiable leur départ du canton.
    Genève perdrait non seulement des milliers d’emplois directs et indirects, mais les conséquences fiscales seraient également dévastatrices. Selon les déclarations du Chef du département des finances, les entreprises visées par le PS génèrent environ 400 millions d’impôts sur les personnes morales. Il faut y ajouter environ 250 millions au titre de la taxation des collaboratrices et des collaborateurs.

    Conclusion

    Vous êtes invités à faire l’addition des effets induits par les deux initiatives irresponsables du PS, si, par malheur, elles venaient à être acceptées par le peuple :

    Disparition des forfaits fiscaux :            CHF 150 millions
    Départ des multinationales :                 CHF 400 millions (personnes morales)
    Impôts des collaborateurs :                  CHF 250 millions (personnes physiques)

    Soit un total de                                    CHF 800 millions de recettes fiscales en moins.

    Qui devra combler le trou causé par la perte de ces contribuables ?


    VOUS !

     

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  • Commerce genevois : dans l'attente d'un signal politique fort

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    Jeudi dernier, j’ai participé à l’événement « Un soir à la Corraterie », organisé par les commerçants de cette rue marchande bien genevoise. La typologie des domaines représentés est intéressante, puisque l’on trouve aussi bien une pharmacie, un opticien, des galeries d’art, une bijouterie bien connue, un magasin de jouets, un magasin de sport, divers cafés et boutiques de vêtements et, enfin, un célèbre fleuriste et une prestigieuse papèterie.

    Bon nombre de ces enseignes ont pignon sur rue depuis fort longtemps.

    Avec le public présent, la discussion portait inévitablement sur la force du franc et sur l’impact ravageur de ce facteur sur le commerce local. C’est donc l’occasion de faire le point sur la situation de ce secteur économique important pour Genève.

    On compte sur le territoire du canton près de 1'800 entreprises actives dans le commerce de détail, qui gèrent plus de 4'000 points de vente. Cette activité assure près de 21'000 postes de travail.

    Ce domaine est couvert par 13 conventions collectives de branche qui concernent environ 17'000 emplois.

    Mais le commerce est avant tout un secteur qui souffre : depuis début août 2011, certains magasins enregistrent des chutes de leur chiffre d’affaire allant de 30% pour le non-alimentaire jusqu’à 40% pour les petits commerces. La force de notre monnaie constitue évidemment la principale cause de cette dégringolade alarmante.

    Face à cette situation grave, dont les conséquences pour l’emploi peuvent s’avérer dévastatrices, les commerçants ont pris des mesures en adaptant leurs prix. L’impact sur les marges est immédiat, puisque les charges fixes demeurent inchangées.

    Les commerçants genevois sont dans l’attente d’un signal clair du Gouvernement pour qu’il limite l’attractivité du tourisme commercial en France voisine, en particulier durant les périodes de fêtes qui s’approchent à grands pas. Bien entendu, l’influence du Conseil d’Etat sur le cours de l’euro est nulle. En revanche, il doit s’engager avec fermeté pour que les nocturnes de fin d’année puissent bel et bien avoir lieu et pour que les magasins qui le souhaitent soient autorisés à ouvrir quelques dimanches durant cette période, conformément à la loi fédérale en vigueur.

    A défaut, il portera une lourde responsabilité en cas d’augmentation du chômage.

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  • PS: élargir son horizon au-delà de la Versoix et du Fort de l'Ecluse

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    J’ai participé ce matin à un séminaire organisé par un grand établissement financier multinational, vous savez, l’un de ceux que le Parti socialiste, René Longet, Sandrine Salerno et Carlo Sommaruga, veulent chasser hors du canton.
    Ce grand groupe, qui est un des plus gros employeurs bancaires du canton, a réuni pendant plusieurs jours dans un grand hôtel de la place un nombre important de collaboratrices et collaborateurs venus d’Europe, du Moyen-Orient et d’Asie. Bien entendu, dans le programme, une visite de la ville et de ses commerces était prévue.
    L’impact positif d’un tel événement sur l’économie locale saute aux yeux.
    Lors de la discussion, la question m’a été posée de savoir comment les banques étrangères étaient perçues à Genève.
    Je leur ai indiqué que, de mon point de vue, ces établissements étaient non seulement des employeurs et des contribuables importants pour la Ville et le canton, mais qu’ils participaient activement au brassage de talents qui fait la force de notre économie. J’ai surtout insisté sur le fait qu’ils contribuaient à faire de Genève un centre de compétence mondialement reconnu en matière de gestion de fortune et de financement du négoce de matières premières.
    Je ne leur ai pas caché non plus que le Parti socialiste local considérait leurs activités comme nuisibles et souhaitait les voir débarrasser le plancher.
    Vous ne serez pas étonnés d’apprendre que les dirigeants de ce groupe présents à cette occasion avaient eu connaissance des attaques de Sandrine Salerno et de ses collègues socialistes et ont exprimé leur incompréhension face à cette hostilité. Ils ont aussi exposé que leur présence mondiale leur avait permis de réaliser que de nombreuses places financières seraient ravies de les accueillir si nécessaire.
    Cela démontre que l’horizon du parti socialiste genevois devrait s’élargir au-delà de la Versoix et du Fort de l’Ecluse et permettre ainsi à ses dirigeants de réaliser combien Genève est privilégiée de pouvoir accueillir sur son sol des entreprises pourvoyeuses d’emplois et de recettes fiscales, que le monde entier nous envie.

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  • Athènes sur Léman: ça vous tente ?

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    Dans une interview complaisante publiée aux frais du contribuable dans « Vivre à Genève », Sandrine Salerno, conseillère administrative socialiste de la Ville de Genève, lance l’offensive contre l’emploi et les recettes fiscales.

    Elle s’attaque notamment « aux entreprises spécialisées dans le haut de gamme, la haute finance et le trading » et estime « qu’elles sont largement sur-représentées dans notre structure économique ».

    Toute occupée à faire augmenter le budget de la Ville (charges en hausse de 4,2% par rapport au budget 2011 voté), Mme Salerno perd de vue le fait que la grande majorité des recettes fiscales dont bénéficie la Cité de Calvin provient précisément des secteurs économiques qu’elle accuse de tous les maux.

    Mais il y a plus grave. Les branches en question sont de très gros pourvoyeurs d’emplois qualifiés, garants de notre prospérité. Les multinationales sont génératrices de plus de 70'000 postes à haute valeur ajoutée, occupés dans leur majorité par des Suisses. Quant à la place financière, elle procure près de 35'000 emplois. De même, le « haut de gamme », à savoir notamment l’horlogerie et la bijouterie, ainsi que l’hôtellerie de luxe, contribue notablement à l’attractivité du canton.

    De plus, contrairement aux déclarations de l’élue socialiste, il est faux d’opposer, d’une part, les PME locales et, d’autre part, les entreprises exportatrices et multinationales. Ces acteurs du tissu économique genevois sont complémentaires et peuvent difficilement subsister les uns sans les autres.

    Un départ des sociétés multinationales et bancaires conduirait Genève à la décroissance, à des pertes d’emplois massives et à un effondrement des recettes fiscales, plongeant le canton dans la crise et le surendettement.

    Cette situation peu enviable ne vous rappelle-t-elle rien ?

    La Grèce vit actuellement ce cauchemar et rêverait de pouvoir compter sur quelques miettes de la prospérité genevoise, due notamment aux entreprises vilipendées de manière irresponsable par la magistrate socialiste.

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  • Envoi postal des médicaments : attention danger!

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    Les assurés reçoivent de plus en plus souvent des courriers insistants de leur caisse maladie pour les inciter à choisir l’envoi postal de médicaments.

    Les malades chroniques sont particulièrement visés par ces démarches intempestives.

    Il faut insister sur le fait que les assurés ne sont pas obligés d’accepter de telles « offres », qui ne conduiront d’ailleurs à aucune diminution de prime.

    Cette fâcheuse tendance des caisses constitue avant tout la négation du rôle, pourtant central, du pharmacien dans le réseau de soins.

    Le pharmacien est le seul partenaire qui, grâce à sa formation complète, dispose de connaissances approfondies sur les médicaments. Le lien de proximité qu’il crée avec le patient permet de tisser une relation de confiance, de prodiguer les conseils nécessaires et d’assurer le suivi adéquat de la prise des médicaments.

    Ces prestations indispensables à des soins de qualité ne peuvent pas être remplacées par un simple coli postal !

    Lien permanent Catégories : Elections nationales 2011 1 commentaire
  • Déficit budgétaire: c'est pas moi, c'est lui

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    Lors de la présentation de son budget 2012, le Conseil d’Etat genevois a annoncé un déficit astronomique de 429 millions.
    Par ailleurs, contrairement aux engagements pris dans le plan financier quadriennal, les charges de fonctionnement progressent de 3%, alors que toutes les collectivités publiques autour de nous (à l’exception notable de la Ville de Genève) se serrent la ceinture et que les PME luttent pour leur survie face au franc fort.
    Pour justifier cette augmentation, le Conseil d’Etat avance une multitude de prétextes et affirme que ces hausses sont induites par des éléments sur lesquels il n’a aucune prise. Il évoque en vrac la Confédération, la BNS, le Grand Conseil, l’euro, etc.
    La liste est longue, mais l’argumentation est un peu courte.
    On constate notamment une augmentation sensible du nombre de postes, du montant des subventions accordées et des dépenses générales (+ 6,1% !). Le Gouvernement possède sans conteste une marge de manœuvre sur ces différents éléments. Mais il a renoncé à procéder aux arbitrages nécessaires, laissant le soin au Grand Conseil de décider à sa place.
    L’augmentation de la dette constitue une autre source de préoccupation Elle s’accroît de plusieurs centaines de millions pour atteindre 11,4 milliards. On relèvera à ce propos que, pendant que la cigale genevoise ne parvient pas à endiguer cette dette, la fourmi vaudoise a réduit son endettement de manière spectaculaire puisqu’il a passé sous les 2 milliards.
    Dans son exposé des motifs, le Conseil d’Etat évoque en des termes alambiqués des mesures à prendre à partir de 2012 pour résorber le déficit structurel estimé à 150 millions. Il est question d’augmentation de recettes et de réduction de charges. Le but est de retrouver l’équilibre financier en 2014.
    Dans cette perspective, il faudra s’opposer avec la plus grande fermeté à toute hausse d’impôt. En effet, les personnes physiques sont déjà mal loties à Genève en comparaison intercantonale et il serait déraisonnable d’augmenter l’imposition des entreprises qui se trouvent dans une situation très délicate compte tenu de la force du franc.
    Pour finir sur une note positive, on relèvera avec satisfaction le niveau élevé des investissements. Notre canton souffre d’un retard important en matière d’infrastructures, notamment dans les transports publics et privés.
    De même, il conviendra de soutenir l’accroissement des moyens dédiés à la sécurité et à la Justice. On sait que l’insécurité constitue un problème majeur à Genève et il faut par conséquent tout mettre en œuvre pour combattre ce fléau.
    La commission des finances et le Grand Conseil auront donc fort à faire pour opérer les choix que le Gouvernement a esquivés et il faudra travailler en vue de trouver un consensus acceptable qui s’intègre dans les limites fixées par le plan financier quadriennal.

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