Le blog d'Edouard Cuendet

  • Initiative "enterprises responsables": les initiants dérapent

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    Résumons :

    Les partisans de l’initiative « entreprises responsables » ont engagé des moyens énormes dans leur campagne. Ils restent totalement opaques sur la provenance de ces fonds, alors même qu’ils réclament à toutes les entreprises suisses, de la PME à la multinationale, une transparence absolue.

    De plus, dans leur Croisade, certaines ONG auraient recours à des arguments douteux. Le « Matin Dimanche » jette une lumière crue sur les pratiques de Solidar qui aurait travesti la réalité dans son enquête sur le travail des enfants au Burkina Faso. Des journalistes burkinabés révèlent que « les photos ont été montées de toute pièce, en échange on a promis aux parents de financer l’école ».

    A cela s’ajoute que le Chevalier blanc Dick Marti n’a pas hésité à usurper le format du « Matin Dimanche » pour diffuser à grands frais un « tous-ménages » de propagande. L’éditeur de cet hebdomadaire, victime de cet abus, a dénoncé cette pratique et envisage de porter plainte.

    En outre, le téléjournal de la RTS a montré que certains lieux de culte avaient été transformés en arènes politiques pro-initiative, avec banderoles et prêches, créant un malaise parmi les fidèles.

    Mais le pompon vient d’être atteint :

    Le Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat du Burkina Faso, de passage en Suisse, a eu l’occasion de s’exprimer au sujet de la réalité du terrain dans son pays. Il a déclaré ce qui suit à la Tribune de Genève : « Si le texte est accepté, il va créer des problèmes socioéconomiques graves ». En parlant de la culture du coton, qui joue un rôle important dans la lutte contre la pauvreté, il a ajouté « Si les entreprises suisses, qui achètent environ 60% de la production chaque année, arrêtent de le faire alors que nos capacités de transformation ne dépassent pas 2%, des milliers de personnes se retrouveront sans débouché pour leur production. Et ce sont les plus vulnérables qui en paieront les conséquences ».

    Les partisans de l’initiative ont poussé des cris d’orfraies suite à ce témoignage en dénonçant ce qu’ils considèrent être une ingérence d’un Etat étranger dans le débat politique suisse.

    Rappelons à ces moralisateurs de salon que l’initiative « entreprises responsables » entend faire appliquer le droit suisse, par des tribunaux suisses, dans le monde entier. Si ça ce n’est pas de l’ingérence, voire du néo-colonialisme judiciaire !

    Dans la mesure où les églises ont choisi de s’immiscer dans la politique, la célèbre parabole de la paille et de la poutre trouve toute sa place dans ce contexte.

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  • Initiative "entreprises responsables": vers une Croisade des temps modernes ?

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    Notre pays est frappé de plein fouet par la deuxième vague du COVID-19. Les entreprises suisses, PME en tête, traversent une crise économique sans précédent. Beaucoup luttent pour leur survie et celle de leurs emplois.

    Pendant ce temps, de nombreuses ONG et certaines églises mettent toute leur énergie et des ressources financières considérables dans une campagne visant à transformer la Suisse en tribunal mondial en matière de droit de l’Homme et de protection de l’environnement.

    Pour rappel, l’initiative « entreprises responsables », soumise au vote populaire le 29 novembre, exige que les juridictions helvétiques soient compétentes pour juger en application du droit suisse des cas qui se sont déroulés dans des pays étrangers, à des milliers de kilomètres de la Suisse, en passant par-dessus les institutions locales.

    Pour échapper à cette responsabilité, les 80’0000 entreprises suisses potentiellement visées, de la multinationale à la PME, devront être capables de prouver qu’elles ont respecté des obligations de diligence tout au long de la chaîne de valeur, qui pourrait inclure aussi bien leurs fournisseurs que leurs clients à l’étranger.

    Aucun système juridique comparable à celui de la Suisse (UE, USA, pays de l’OCDE en général) ne prévoit des dispositions aussi étendues en matière de responsabilité.

    Dans leur Croisade, certaines ONG auraient recours à des arguments douteux. Le « Matin Dimanche » jette une lumière crue sur les pratiques de Solidar qui aurait travesti la réalité dans son enquête sur le travail des enfants au Burkina Faso. Des journalistes burkinabés révèlent dans leur enquête que « les photos ont été montées de toute pièce, en échange on a promis aux parents de financer l’école ».

    La fin justifie-t-elle vraiment tous les moyens ?

    Plusieurs représentants des églises se sont d’ailleurs publiquement distancés de cette initiative.

    Selon Ulrich Knoepfel, membre du Conseil de l’Eglise protestante réformée suisse, l’église ne devrait en aucun cas émettre des instructions de vote.

    Dans les Grisons, l’évêché de Coire dénonce par le biais d’un communiqué de presse la propagande politique de l’église.

    Aujourd’hui, face à la crise sanitaire et économique, toute la Suisse doit serrer les rangs pour soutenir ses entreprises et ses places de travail. L’initiative « entreprises responsables », qui instaure une forme d’Inquisition économique, va frontalement à l’encontre de cet effort national.

     

     

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  • Initiative "entreprises responsables": néo-colonialisme judiciaire

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    L’initiative « entreprises responsables » exige que toutes les entreprises suisses, de la multinationale à la PME, respectent les droits humains et les standards environnementaux dans leurs activités à l’étranger.

    Cette exigence va très loin puisque ce « devoir de diligence » porte sur les filiales et les fournisseurs, mais aussi sur les fournisseurs des fournisseurs. En un mot, elle englobe toutes les relations d’affaires.

    En cas de violation de ce devoir de diligence à l’étranger, les entreprises helvétiques, quelle que soit leur taille, s’exposent à des actions judiciaires en dommages et intérêts devant des tribunaux suisses. Ces juridictions seraient par ailleurs appelées à juger ces cas en application du droit suisse.

    Aucun système juridique comparable à celui de la Suisse (UE, USA, pays de l’OCDE en général) ne prévoit des dispositions aussi étendues en matière de responsabilité. Dans son Message, le Conseil fédéral indique d’ailleurs que cette initiative contient des exigences uniques au monde.

    Cette attitude des initiants dénote une rare arrogance. De quel droit peut-on déclarer une norme juridique suisse supérieure à celle en vigueur dans d’autres Etats et les tribunaux helvétiques plus compétents que leurs homologues étrangers ?

    A cela s’ajoute que les tribunaux suisses devront enquêter et collecter des preuves dans des Etats potentiellement situés à des milliers de kilomètres de leur siège. Une telle procédure est impraticable et conduira immanquablement à un engorgement du système judiciaire de notre pays, aux frais du contribuable.

    Mais il y a pire.

    L’initiative introduit un renversement du fardeau de la preuve : il appartiendra à l’entreprise suisse de prouver sa diligence globale, tout au long de la chaîne de valeur, jusqu’au fournisseur du fournisseur. A défaut, sa responsabilité sera engagée, qu’elle soit une multinationale ou une PME.

    Cet effet extraterritorial conféré au droit suisse et le renversement du fardeau de la preuve sont totalement étrangers à notre ordre juridique.

    C’est une raison de plus de refuser cette initiative le 29 novembre prochain.

      

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  • Initiative "entreprises responsables": les PME dans le viseur

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    Le peuple suisse sera appelé à se prononcer le 29 novembre prochain sur l’initiative « entreprises responsables ». Les initiants mènent une campagne émotionnelle. Cela ne doit pas empêcher les citoyennes et les citoyens de se pencher sur le texte de l’initiative pour en saisir la portée exacte.

    Toute la communication des initiants se fonde sur la notion de « multinationales ». Or, ce terme ne figure nulle part dans le libellé de l’initiative. Cette dernière ne parle que d’« entreprises ». Il s’agit d’une nuance de taille !

    L’initiative concerne bien toutes les entreprises qui ont « leur siège statutaire, leur administration centrale ou leur établissement central en Suisse ».

    Les PME, qui sont le fondement de notre tissu économique et la source de notre prospérité, sont donc directement visées par le texte.

    Ces PME seraient tenues d’exercer un devoir de diligence accru sur leurs fournisseurs et sur l’ensemble de leurs relations d’affaires, au niveau mondial.

    Il s’agit d’une exigence irréaliste !

    Conscient du caractère extravagant de cette obligation, les initiants ont voulu atténuer un peu ces devoirs en prévoyant que « lorsqu’il règle l’obligation de diligence raisonnable, le législateur tient compte des besoins des petites et moyennes entreprises ».

    Ces allègements, imprécis et source d’insécurité juridique, portent sur le devoir de diligence, mais pas sur la responsabilité, qui reste pleine et entière.

    Pour les PME, cette responsabilité serait énorme. Elles seraient désormais responsables directement et sans faute de leur part du comportement de toutes les entreprises contrôlées sous quelque forme que ce soit et pour l’ensemble de leur chaîne de valeur, du fournisseur au client.

    De plus, l’initiative prévoit un renversement du fardeau de la preuve : la PME suisse sera tenue pour responsable si elle n’est pas en mesure de prouver sa diligence globale tout au long de la chaîne de valeur.

    Alors que les PME suisses traversent une crise économique sans précédent à cause de la pandémie de COVID-19, l’initiative « entreprises responsables » viendraient encore les fragiliser en les soumettant à une responsabilité totalement disproportionnée.

    Il faut dire «NON » à ce texte excessif le 29 novembre prochain !

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  • Enquête conjoncturelle: gros plan sur la gestion de fortune

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    La Fondation Genève Place Financière (FGPF) vient de publier son enquête conjoncturelle 2020-2021. Ce document est le résultat d’un sondage représentatif mené auprès des banques et des gérants indépendants de la place financière genevoise.

    Parmi les thèmes abordés, la gestion de fortune occupe une place de choix, dans la mesure où elle constitue l’un des piliers de l’activité des intermédiaires financiers.

    Les chiffres que publient régulièrement le Boston Consulting Group à propos des parts de marchés dans la gestion de fortune privée transfrontalière soulignent l’importance de la Suisse dans ce secteur. Malgré un environnement concurrentiel exacerbé, la place financière suisse conserve sa position de leader avec une part de marché de 25%. Genève participe largement à ce succès.

    Toutefois, au 30 juin 2020, la majorité des établissements sondés a enregistré une baisse des actifs sous gestion. Il s’agit d’un inversement de tendance par rapport aux deux années précédentes, qui avaient constitué, il faut le rappeler, des années records.

    En y regardant de plus près, l’évolution de ces actifs résulte principalement des soubresauts subis par les marchés boursiers. Les effets de change n’ont eu que peu d’incidence.

    Il est en revanche très encourageant de relever que les apports nets de fonds ne suivent pas le même chemin. Ceux-ci restent stables, voire même en hausse jusqu’à 5%, ce qui démontrent la fidélité des investisseurs envers les banques genevoises.

    Dans la période délicate que nous vivons actuellement en raison de la pandémie, ceci constitue une marque de confiance renouvelée envers la Place genevoise.

    Il est donc primordial de renforcer les atouts qui démarquent notre Place de ses concurrentes, à savoir : la stabilité politique et financière du pays, la compétitivité et la capacité d’innovation.

    Ceci est d’autant plus crucial que l’évolution des apports nets de fonds résulte prioritairement d’une clientèle internationale. Or, sur ce terrain, les banques genevoises doivent rivaliser avec le monde entier.

    Si l’on regarde plus en détail l’attractivité par zone géographique, on constate que :

    - le Moyen-Orient et l’Asie demeurent des régions clé avec de solides apports nets de fonds.

    - L’Europe constitue le marché les plus compliqué, où la place genevoise subit une perte d’attractivité. 

    Le rejet de l’Initiative de limitation par le peuple suisse le 27 septembre 2020 devrait permettre d’améliorer les relations avec notre grand voisin européen. Mais cela ne sera pas suffisant. Afin d’assurer un accès au marché de l’UE aux intermédiaires financiers genevois, la conclusion d’un accord-cadre avec Bruxelles constitue un prérequis. Il faut donc espérer que le Conseil fédéral reprendra rapidement son bâton de pèlerin pour régler avec Bruxelles les questions encore en suspens.

    Il en va du maintien et du développement à Genève de compétences et d’emplois dans le domaine de la gestion de fortune.

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  • Les Verts et l'aéroport: haute voltige

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    Le 30 septembre 2020, les Verts ont déposé une proposition de motion M 2680 « Fin du dumping salarial à l’Aéroport international de Genève : pour des conditions de travail socialement et durablement saines ».

    Il fallait oser !

    Depuis des années, les Verts ont pondu d’innombrables textes parlementaires visant à affaiblir cette plateforme aéroportuaire qui, faut-il le rappeler, génère plus de 11'000 emplois directs et environ 33'000 postes de travail dans la région. Ces chiffres doivent être mis en exergue en cette période de crise économique majeure, dans laquelle chaque emploi compte. Il n’en est nullement question dans la motion précitée.

    L’aéroport constitue également une infrastructure vitale pour le tissu économique genevois, largement tourné vers l’exportation. Il revêt aussi une importance cruciale pour la Genève internationale qui contribue au rayonnement de notre canton et de notre pays au niveau mondial. La motion reste muette sur ce point.

    Aujourd’hui, les Verts volent littéralement au secours de l’emploi à l’aéroport. Mais au printemps 2020, au plus fort de la pandémie, alors que les avions se trouvaient cloués au sol et que les entreprises présentes sur la plateforme luttaient pour leur survie et celles des postes de travail, les Verts genevois s’opposaient frontalement au Parlement fédéral à l’octroi d’une aide d’urgence au secteur aérien, en signant notamment une Lettre ouverte au Conseil fédéral.

    Par ailleurs, les Verts utilisent leurs différents lobbies pour exprimer leur ferme volonté de réduire l’emploi à l’aéroport.

    Preuve en est la pétition d’Actif-trafic déposée le 28 avril 2020, qui conteste le nombre d’emplois dans le secteur de l’aéronautique et appelle expressément à « reconvertir les personnes employées dans l’industrie aéronautique dans des professions moins nocives pour l’environnement ».

    En juin 2020, alors que le redémarrage de l’aéroport n’en était qu’à ses balbutiements, la CARPE, autre bras armé des Verts, réclame aussi cette reconversion massive.

    Les Verts peuvent souhaiter la transformation de l’aéroport de Genève en une plateforme de seconde zone incapable de répondre aux besoins de l’économie d’exportation et de la Genève internationale. C’est leur droit le plus strict, en plein accord avec leurs fortes convictions décroissantes.

    Mais qu’ils ne viennent pas se poser en champion de la protection de l’emploi aéroportuaire. Ils ne sont simplement pas crédibles.

     

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  • Budget 2021: les communes et les propriétaires immobiliers tondus

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    Comme député et conseiller municipal, j’ai évidemment pris connaissance avec intérêt du projet de budget 2021 et du Plan financier quadriennal (PFQ) 2021-2024, déposés par le Conseil d’Etat.

    La crise économique et sanitaire est passée par là et le déficit prévu pour l’exercice 2021 dépasse les CHF 500 millions.

    Plusieurs éléments m’ont interpellé dans cette présentation.

    En premier lieu, on constate que l’augmentation des effectifs de l’Etat se poursuit inexorablement avec 353 nouveaux postes en 2021.

    Deuxièmement, la dette continue à se creuser, si bien que la barre des 13 milliards sera allègrement franchie en 2021, pour atteindre plus de 15 milliards à l’issue du PFQ en 2024. A cet égard, il est frappant de constater que la part de l’endettement imputable à la recapitalisation de la Caisse de pension de l’Etat de Genève (CPEG) prend une ampleur démesurée.

    Afin de financer ces nouveaux postes et le renflouement du gouffre abyssal de la CPEG, le Conseil d’Etat prévoit tout d’abord de matraquer les propriétaires immobiliers à travers une Réévaluation du parc immobilier (RPI), à raison de 105 millions supplémentaires en 2021, 95 millions en 2022 et 90 millions en 2023 et 2024.

    Pour tenter de justifier cette mesure, le Conseil d’Etat en appelle à la conformité au droit fédéral. Or, le Tribunal fédéral a statué en 2018 que le système d’évaluation prévu par la loi genevoise est conforme à la Loi fédérale sur l’harmonisation des impôts directs des cantons et des communes (LHID). A cela s’ajoute que la fiscalité immobilière est déjà très lourde à Genève avec les impôts sur le revenu et sur la fortune, mais aussi les impôts particuliers que sont les droits d’enregistrement, l’impôt immobilier complémentaire et l’impôt sur les bénéfices et gains immobiliers.

    L’Exécutif prévoit également d’adresser une facture salée aux communes, qui atteindra 44 millions en 2021, 37 millions en 2022 et 90 millions en 2023 et 2024. Cette ponction massive vient court-circuiter les principes éprouvés de la péréquation intercommunale, négociés au sein de l’Association des communes genevoises (ACG).

    Les communes genevoises disposent déjà de très peu de compétences en comparaison intercantonale. Si la mesure du Conseil d’Etat venait à être adoptée, les communes se retrouveraient ramenées au rang de simple tiroir-caisse, au mépris de l’autonomie communale.

    Il tombe sous le sens qu’une mesure indispensable, compte tenu de l’impact massif de la recapitalisation de la CPEG sur les finances cantonales, serait une réforme en profondeur de cette caisse de pension avec un passage au système de primauté des cotisations, comme cela se pratique dans l’immense majorité des fonds de pension helvétiques. Il serait tout aussi logique que les cotisations soient assumées à parts égales par l’employeur et les employés, conformément à la règle qui s’applique dans la plupart des entreprises privées.

    Dans son exposé des motifs, le Conseil d’Etat évoque son souhait « d’ouvrir le dialogue avec la fonction publique sur une mesure structurelle prévue dès 2022 ». Il s’agirait de faire passer la répartition à 58% pour l’Etat contre 42% pour les employés.

    Mais d’ici 2022 et l’adoption de cette hypothétique mesure structurelle touchant la CPEG, les propriétaires immobiliers et les communes auront déjà été largement tondus, à moins que le Grand Conseil et, cas échéant, le peuple, n’en décident autrement.

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  • IN 172 "Zéro Pertes": NON à une initiative anachronique, anti-fédéraliste et ruineuse !

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    (Cet article a été publié dans le "Nouveau Genevois" du mois de septembre 2020)

    Le 27 septembre prochain, les citoyennes et les citoyens genevois seront appelés à se prononcer au sujet de l’IN 172 « Zéro pertes ».

    Cette initiative fait figure de fossile politique, puisqu’elle avait été lancée en 2017, suite au rejet par le peuple de la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III). Depuis lors, beaucoup d’eau à coulé sous les ponts. Le 19 mai 2019, le peuple genevois a accepté à une large majorité la nouvelle mouture de cette réforme, intitulée RFFA, fruit d’un subtil compromis, tant au niveau fédéral que sur le plan cantonal.
    La logique aurait voulu que, par respect du résultat d’un vote démocratique, les initiants retirent l’IN 172. Mais c’était sous-estimer leur jusqu’au-boutisme.

    En substance le texte réclame les mesures suivantes :
    - réduire la concurrence fiscale entre les cantons
    - préserver les recettes fiscales pour financer les prestations
    - renforcer la progressivité de l’impôt pour les personnes physiques et les entreprises.

    La concurrence fiscale entre les cantons : une saine émanation du fédéralisme

    Le système fédéral laisse aux cantons une large marge de manœuvre dans la fixation de leurs taux d’impositions sur le revenu et la fortune des personnes physiques ainsi que sur le bénéfice et le capital des personnes morales. Afin de garantir la cohérence du système, la Loi fédérale sur l’harmonisation des impôts directs des cantons et des communes (LHID) définit certaines cautèles.
    Adeptes du Centralisme démocratique, les initiants s’accommodent mal du fait que tous les cantons ne partagent pas leur fringale fiscale et que certains puissent se montrer plus frugaux que Genève en matière de dépenses publiques.
    Par bonheur, en réclamant l’engagement du canton de Genève contre la concurrence fiscale intercantonale, l’IN 172 prêche dans le désert puisqu’une telle décision relèverait de la compétence du Parlement fédéral. On peut légitiment douter que ce dernier se laisse tenter par les sirènes fiscales genevoises.

    Fiscalité des personnes physiques : Genève fait figure d’épouvantail

    Dans une récente étude publiée par KPMG sous le titre « Clarity on Swiss Taxes », Genève figure bon dernier en ce qui concerne l’impôt sur le revenu, avec un taux marginal de 44,75%, alors que Zoug se situe à la moitié (22,38%) et que la moyenne suisse est de 33,89%.
    De plus, Genève connaît une pyramide fiscale fragile. En effet, plus de 36% des contribuables ne paient pas d’impôt sur le revenu, alors qu’à l’autre extrême, 4,1% des contribuables génèrent 47,6 % de cet impôt.
    Concernant l’impôt sur la fortune, 70,8% des contribuables ne paient aucun montant à ce titre, alors que 3,1% des contribuables assurent 81,2% de cet impôt.
    L’IN 172 voudrait encore accentuer ce déséquilibre en renforçant la progressivité déjà galopante de l’imposition des personnes physiques.

    Fiscalité des personnes morales : Genève dans la moyenne suisse

    En lien avec la fiscalité des entreprises, l’étude de KPMG précitée indique que Genève se trouve proche de la moyenne suisse (située à 15,12%) avec un taux d’imposition du bénéfice à environ 14%. Le canton de Berne affiche un taux de 21,63%, alors que Zoug est à 11,91%.
    A cela s’ajoute que le taux de 14% vient d’entrer en vigueur suite à l’adoption de la Réforme de l’imposition des entreprises (RFFA). Une modification de ce taux, avant même d’avoir pu évaluer les effets de la réforme, constituerait une atteinte à la sécurité et à la prévisibilité du droit, deux ingrédients indispensables à l’attractivité d’une place économique.
    Rappelons aussi que la RFFA a conduit à une augmentation substantielle de la fiscalité pour de nombreuses entreprises qui bénéficiaient auparavant de statuts fiscaux, abolis depuis lors.
    Il n’est par conséquent pas raisonnable de prévoir une hausse d’impôts qui nuirait à la compétitivité de Genève en période de crise économique majeure et mettrait en péril des milliers d’emplois.

    IN 172 : un hors d’œuvre

    L’initiative « Zéro pertes » s’inscrit dans une stratégie de la gauche qui a lancé un feu d’artifices d’initiatives et de textes législatifs visant à accroître les ponctions fiscales sur les personnes physiques et les entreprises.
    On peut notamment citer un projet de loi constitutionnelle instituant une « contribution de solidarité des grandes fortunes à un fonds en faveur de l’aide sociale aux victimes du COVID-19 ». Ce texte ne prévoit rien moins qu’un doublement sur une année de l’impôt sur la fortune, à compter d’un patrimoine de CHF 2 millions.
    Il est aussi question d’introduire une double-imposition complète des dividendes perçues par les actionnaires détenteurs d’une participation d’au moins 10% dans leur entreprise. Ce projet représente une attaque en règle contre tous les entrepreneurs qui se battent pour maintenir l’emploi à Genève.

    Il est par conséquent essentiel de rejeter l’IN 172 « Zéro Pertes » le 27 septembre prochain. A défaut, la gauche se sentira pousser des ailes dans sa quête insatiable d’impôts supplémentaires.

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  • Résultat 2018 de l'Etat de Genève: merci aux entreprises privées !

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    Le Conseil d’Etat vient de publier les comptes 2018 de l’Etat de Genève. L’exercice se solde par un excédent de recettes de CHF 222 millions alors que le budget 2018 tablait sur un déficit de 187 millions.

    Ce résultat favorable est avant tout dû à des revenus fiscaux dépassant le budget de CHF 513 millions. La variation la plus importante découle de l’imposition des personnes morales qui connaît une croissance de 14 % par rapport au budget 2018 et de près de 25% en comparaison des comptes 2017.

    Ce résultat positif t a été rendu possible grâce aux performances de l’économie genevoise qui a connu une croissance de 3,1% en 2018. En Suisse, la progression du PIB a été de 2,6%. Le différentiel entre la Suisse et Genève tient notamment à la bonne santé des secteurs de la finance et de l’horlogerie. Le commerce extérieur genevois a atteint des niveaux historiques en 2018, avec des exportations qui ont franchi pour la première fois la barre des CHF 20 milliards.

    On peut donc remercier les entreprises genevoises, leurs collaboratrices et leurs collaborateurs, tous secteurs confondus, d’avoir su faire preuve d’un tel dynamisme. Ce succès économique, dont il faut être fier, ferait pâlir d’envie de nombreux pays d’Europe qui souffrent d’une croissance poussive, source de chômage et de déficits endémiques.

    Les hasards du calendrier font que le jour où le Gouvernement genevois annonçait cette contribution majeure de l’économie privée au train de vie (fastueux) de l’Etat, un comité de campagne se réunissait à Berne pour tirer à boulets rouges contre la Réforme de l’imposition des entreprises (RFFA).

    De curieuse manière, les Verts genevois se posent en leader de cette fronde anti-entreprises. Or, la RFFA est vitale pour conserver à Genève les dizaines de milliers d’emplois générés notamment par les entreprises exportatrices, dont on a vu l’importance pour la prospérité de notre canton.

    Le 19 mai prochain, votons OUI à la RFFA, pour ne pas stopper net le dynamisme et l’innovation de notre écosystème formé de PME et de grandes entreprises, locales et internationales, étroitement liées les unes aux autres, dans notre intérêt à toutes et à tous !

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  • La décroissance, à fond les manettes !

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    En écoutant comme chaque jour le journal du matin sur la RTS, je me suis dit que les Verts étaient peut-être en train de réaliser un de leurs principaux objectifs de campagne : la décroissance.

    D’une part, la conseillère nationale Lisa Mazzone exprime son soutien total à la suppression des vols entre Genève et Zurich.

    D’autre part, la radio nous annonce le tassement de l’économie genevoise au premier trimestre 2019 en raison notamment de la diminution des exportations horlogères.

    Non seulement l’industrie genevoise subit une concurrence internationale sans pitié, mais les Verts veulent supprimer l’accès des entreprises à leurs marchés principaux qui se trouvent de plus en plus éloignés, notamment en Extrême-Orient. Ces destinations ne sont atteignables que par des vols long-courriers, par exemple au départ du hub zurichois.

    Est-il raisonnable d’exiger d’un entrepreneur genevois qu’il prenne le train pour un trajet de trois heures afin d’atteindre Kloten, avant d’embarquer dans un avion pour Hong-Kong, Singapore ou Tokyo ? Au retour, c’est encore pire, après un vol de plus de 10 heures !

    L’alternative est bien entendu de transiter par Paris, Londres, Francfort, Munich ou Amsterdam.

    Si l’on réduit drastiquement la desserte aérienne genevoise, notre canton se retrouvera très vite satellisé sur le plan économique.

    Les Verts travaillent aussi activement à cet objectif en s’opposant à l’indispensable réforme de l’imposition des entreprises (RFFA), sur laquelle les citoyennes et citoyens genevois seront appelés à se prononcer le 19 mai prochain.

    Si les votants suivent l’avis des Verts, Genève conservera son taux d’imposition de 24% alors que le canton de Vaud applique déjà un taux unique de 13,79% à compter du 1er janvier 2019. Quelle entreprise exportatrice voudra rester à Genève dans ces conditions ? Poser la question c’est y répondre !

    En voulant couper Genève de ses marchés internationaux et instaurer un enfer fiscal pour les entreprises, les Verts visent la décroissance. On peut adhérer à cette vision d’une société vivant en autarcie, coupée du monde et utilisant le troc ou les Lémans pour ses échanges locaux. Mais alors il faut en assumer les conséquences jusqu’au bout, à savoir des pertes d’emplois massives et un effondrement de notre prospérité.

    Cela vous tente ?

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  • Proposition indécente

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    En tant que député, je ne vous parlerai pas aujourd’hui du célèbre film d’Adrian Lyne, sorti en 1993, avec Robert Redford et Demi Moore.

    J’aborderai ici un thème autrement plus grave, à savoir le sauvetage de la Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG) qui se trouve dans une situation dramatique, avec un taux de couverture d’à peine 60%, et qui nécessite une recapitalisation massive.

    Pour rappel, en décembre 2018, le Grand Conseil genevois a voté deux lois incompatibles entre elles (PL 12228 émanant de la Gauche et PL 12404 élaborée par le Conseil d’Etat) qui ont toutes deux été attaquées par référendum.

    Mais la gauche ne s’est pas arrêtée là. Elle a convaincu une majorité du Grand Conseil d’adopter le 24 janvier 2019 une loi issue de l’initiative législative populaire intitulée « Sauvegarder les rentes en créant du logement ».

    A l’origine, cette initiative a été lancée conjointement par le Cartel intersyndical de la fonction publique et par l’ASLOCA. Elle prévoit deux mesures-phares :

    Premièrement, elle entend faire assumer à l’Etat, et donc aux seuls contribuables, la recapitalisation de la CPEG, sans aucune mesure structurelle permettant la viabilité à long terme du plan de prévoyance. Elle vise donc le maintien de l’inique système de primauté des prestations.

    En second lieu, elle veut que l’Etat cède à la CPEG des terrains constructibles situés dans le secteur Praille Acacias Vernet (PAV) afin de construire des « logements abordables ». Par le biais de ces transferts, la part de l’immobilier dans la fortune globale de la CPEG pourrait atteindre 45%.

    La première de ces propositions est tout bonnement indécente ! Comment le Cartel intersyndical de la fonction publique et l’ASLOCA osent-ils réclamer aux contribuables du canton d’assumer seuls le coût de CHF 6,2 milliards estimé par le Conseil d’Etat, sans prévoir une réforme en profondeur de la CPEG et, au minimum, l’introduction du système de primauté des cotisations pratiqué dans la presque totalité des caisses de prévoyance helvétiques ? Faut-il rappeler ici que les contribuables salariés dans le privé ont, pour beaucoup d’entre eux, subi des baisses de prestations suite à des mesures de restructuration ? Faut-il également rappeler que la plupart des caisses privées prévoient une répartition des cotisations à 50-50 entre l’employeur et l’employé, alors que la CPEG connaît encore une répartition proche des 2/3 – 1/3 ? Faut-il enfin rappeler que, selon le Bilan social 2017, le salaire annuel moyen s’élève à CHF 116'625.- à l’Etat de Genève ?

    La seconde mesure représente un danger majeur pour la stabilité de la CPEG et le sacro-saint principe de la répartition des risques. En effet, si la volonté du Cartel et de l’ASLOCA venait par malheur à se réaliser, la CPEG pourrait se retrouver avec 45% d’actifs immobiliers sur les bras, situés principalement dans un seul périmètre (le PAV) et totalement illiquides, puisque, selon la pratique en vigueur, chaque aliénation devrait faire l’objet d’un projet de loi soumis au Grand Conseil. Cette absence de diversification serait d’ailleurs probablement incompatible avec le droit fédéral.

    Face à ces deux graves menaces, vous êtes invités à signer et à faire signer d’ici au 7 mars 2019 le référendum lancé par le PLR et le PDC.

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  • Primauté des prestations : le Jurassic Park de la prévoyance !

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    Lors de la séance plénière du 14 décembre 2018, le Grand Conseil genevois a voté deux lois, incompatibles entre elles, prévoyant la recapitalisation de la Caisse de Pension de l’Etat de Genève (CPEG) qui se trouve bien mal en point avec un taux de couverture d’à peine 60%.

    Le premier texte (PL 12228), émanant de la Gauche, veut faire supporter aux seuls contribuables la coquette somme de CHF 4,2 milliards prévue pour boucher le trou abyssal de la caisse. De plus, cette loi conserve la primauté des prestations qui institue un pourcentage fixe du dernier salaire pour le paiement des rentes.  Ce système fait figure de véritable fossile vivant dans le paysage actuel de la prévoyance. L’immense majorité des caisses publiques et privées a abandonné cet archaïsme pour adopter le système de primauté des cotisations, qui tient mieux compte des rendements des actifs de la caisse et de l’allongement de l’espérance de vie.

    Le second texte (PL 12404), élaboré par le Conseil d’Etat et approuvé par la Droite, permet de sortir la CPEG de l’ère préhistorique en instituant la primauté des cotisations, seul système apte à assurer la pérennité du financement à travers les âges. Par ailleurs, la loi en question équilibre de manière plus équitable la répartition des cotisations entre l’Etat employeur et les collaborateurs. La participation de l’Etat passe de 66,7% à 58% et la part de l’employé de 33,3% à 42%. On est encore loin d’une répartition 50% - 50%, mais on se rapproche de la moyenne suisse en la matière.

    Pour éviter de confiner la CPEG dans un Jurassic Park de Gauche, le PLR, le PDC et l’UDC ont lancé un référendum contre le PL 12228.

    Signez et faites signer ce référendum !

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  • Merci à Nathalie, Alexandre, Cyril et Hugues !

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    En ce lendemain d’Assemblée générale aussi extraordinaire que houleuse, alors que les annonces de démissions pleuvent et que la tentation du règlement de comptes pointe son nez, je me bornerai à rendre hommage à quatre personnalités du PLR.

    Mes remerciements s’adressent tout d’abord à Nathalie Fontanet, qui a commencé la législature dans une situation cataclysmique, mais qui a pris en main son département avec compétence et sens de l’écoute. Elle a déployé une énergie hors du commun pour mener à bien les négociations et les travaux de l’indispensable réforme de la fiscalité des entreprises.  Hier soir, par son intervention, elle a encore démontré sa stature.

    Une femme d’Etat.

    Ma gratitude va ensuite à notre Président, Alexandre de Senarclens. Il a tenu la barre avec détermination dans une période particulièrement agitée, dans le respect des valeurs de responsabilité individuelle qui animent notre parti.

    Il a été disponible pour répondre aux innombrables sollicitations des médias, en faisant preuve de pondération et en accordant toujours la priorité à l’intérêt du parti, sans mettre son ego en avant. Il a su garder indépendance et sang-froid, en résistant aux pressions dans toutes les circonstances. Dans l’esprit fédéraliste qui caractérise notre pays, il a répondu présent à l’invitation du PLR suisse qui se préoccupait à juste titre de la crise qui secoue un parti cantonal important.

    Un homme droit

    Mes remerciements vont également à notre Chef de Groupe, Cyril Aellen, qui a continué à faire de la politique malgré la tempête. Il a su préserver la cohérence du groupe et mener sans relâche des discussions avec les autres partis pour faire avancer les grands dossiers du moment. Je pense en particulier à la réforme de la CPEG.

    Un fin négociateur

    Enfin, un grand merci à Hugues Hiltpold qui se lance dans la campagne pour reconquérir un siège au Conseil des Etats. Avec Hugues, le PLR a une chance historique de revenir à la Chambre des cantons. Concentrons-nous sur cette échéance primordiale pour notre avenir !

    Un politicien expérimenté.

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  • Fondation Pasteur Suisse: au coeur de l'écostystème philanthropique genevois

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    Genève constitue un maillon incontournable de la philanthropie car le canton regroupe à la fois des fondations, des capitaux et des compétences uniques au monde. Cette spécificité repose sur une longue tradition dont l’un des éléments majeurs reste sans conteste la création de la Croix-Rouge en 1863.

    Parmi les 1'200 fondations présentes sur notre territoire, la Fondation Pasteur Suisse occupe une place à part, de par son rôle au sein du réseau mondial établi autour du célèbre Institut Pasteur et grâce aux projets de recherche qu’elle soutient.

    C’est précisément pour présenter les avancées obtenues dans le domaine de la lutte contre le paludisme (ou malaria) que des chercheurs de haut niveau étaient présents le 27 novembre à Genève.

    Aujourd’hui, ce fléau tue encore plus de 500'000 personnes par an, dont une majorité d’enfants. On estime par ailleurs à 200 millions le nombre d’infections en 2017.

    Les pays européens, dont la Suisse, ne sont pas à l’abri d’une résurgence de la malaria, compte tenu de l’ampleur des déplacements autour du globe, qui permettent à l’agent pathogène de voyager en provenance de régions endémiques, ainsi que du réchauffement climatique, source de bien-être pour le moustique vecteur de cette terrible maladie.

    Le paludisme constitue donc un véritable défi de santé publique, aggravé par l’absence de vaccin efficace et par l’émergence de résistance aux médicaments.

    La recherche s’avère par conséquent essentielle. Les équipes soutenues par la Fondation Pasteur Suisse ont pour objectif d’empêcher la transmission de la maladie d’un être humain à un autre en tuant la forme du parasite qui infecte les moustiques.

    Les résultats obtenus sont déjà très prometteurs grâce à la découverte de nouvelles molécules capables de bloquer cette transmission.  La voie est encore longue jusqu’à l’obtention d’un traitement administrable à l’être humain. Mais la force du réseau de l’Institut Pasteur et la détermination de la Fondation Pasteur Suisse doivent nous rendre optimistes.

    Genève a toute sa place dans ce dispositif ambitieux !

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  • Initiative sur l'autodétermination: l'insécurité juridique est un poison pour l'économie !

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    Le 25 novembre prochain, les citoyennes et les citoyens suisses devront se prononcer sur une initiative populaire de l’UDC suisse visant à établir la primauté du droit constitutionnel helvétique sur le droit international.

    Ce texte représente une mise en danger des relations internationales de notre pays et de son esprit d’ouverture. La Suisse n’est pas une île. Elle se situe au cœur de l’Europe et elle est surtout considérée comme un partenaire fiable sur la scène internationale. Or, l’initiative de l’UDC sur l’autodétermination exige du Conseil fédéral qu’il renégocie, voire dénonce, les normes de droit international qui contreviendraient, même de manière minime, à la Constitution et aux lois fédérales qui en découlent. Cela porterait gravement atteinte à la crédibilité de notre pays.

    Qui voudra encore négocier avec Berne, si la Suisse se réserve le droit de revenir à tout moment sur sa parole ?

    L’initiative représente également un danger pour l’économie suisse qui est largement orientée vers l’exportation de ses produits et services. Cela vaut en particulier pour le canton de Genève. Or, ces activités qui ont assuré la prospérité de notre pays et de notre canton dépendent de l’ouverture de la Confédération et du réseau de traités qui seraient gravement mis en péril par l’acceptation de cette initiative. On peut notamment penser aux accords OMC, aux 30 accords de libre-échange, aux accords de protection des investissements à l’étranger ainsi qu’aux accords bilatéraux avec l’UE. La remise en cause de ces accords serait source d’une grave insécurité juridique, véritable poison pour l’économie !

    Enfin, l’initiative s’attaque à des principes bien plus fondamentaux. Une acceptation de l’initiative délierait la Suisse des obligations prévues par la Convention Européenne des Droits de l’Homme (CEDH). Comment Genève, berceau de la Croix-Rouge et hôte de très nombreuses organisations internationales, pourrait-elle justifier son statut de centre onusien si elle venait à se distancer d’un texte aussi essentiel qui, au passage, protège aussi les Suisses et les entreprises helvétiques ?

    Le 25 novembre, il faut dire NON à une initiative qui mettrait la Suisse au ban des Nations !

    (blog inspiré par une interview parue dans le journal « Tout l’Immobilier » du 5 novembre 2018)

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  • PF 17: les Verts dérapent !

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    Le 28 septembre 2018, les Chambres fédérales ont procédé au vote final sur la Réforme de l’imposition des entreprises (RFFA ou PF 17).

    Il s’agit d’un projet majeur pour la Suisse en général et pour le canton de Genève en particulier. Notre pays s’est en effet engagé politiquement à l’égard de l’UE et de l’OCDE à supprimer les statuts cantonaux spéciaux.

    Après l’échec en votation populaire de la RIE III en février 2017, l’ouvrage a été rapidement remis sur le métier et un consensus a été trouvé autour d’un projet équilibré combinant la réforme de l’imposition des entreprises et une mesure de financement en faveur de l’AVS.

    Les Verts ont immédiatement annoncé le lancement d’un référendum par la voix omniprésente de la Conseillère nationale Lisa Mazzone.

    Dans « Le Courrier » du 11 octobre, le Président des Verts genevois, Nicolas Walder dit tout le mal qu’il pense de la réforme. De son point de vue le projet « contient des instruments fiscaux particulièrement favorables aux entreprises très capitalisées, actives dans la finance ou dans le trading du pétrole. C’est du dumping fiscal aux profits de filières prédatrices dont celles des énergies fossiles ».

    M. Walder a manifestement perdu de vue que la place financière et le négoce de matières premières, qu’ils vouent aux Gémonies en les traitant de « filières prédatrices », constituent les secteurs les plus importants de l’économie genevoise, en générant plus de 30% du PIB cantonal. M. Walder semble penser que les 35'000 collaboratrices et collaborateurs du secteur financier seraient complices de ces « prédateurs ». Ils apprécieront le compliment !

    Mais j’ai soudain un doute….

    M. Walder n’est-il pas Magistrat communal à Carouge ? Et Carouge n’héberge-t-elle pas sur son sol plusieurs établissements bancaires d’importance qui contribuent de manière massive à l’emploi et aux recettes fiscales de cette commune ?

    Il est irresponsable de la part d’un président de parti cantonal et d'un magistrat communal d’attaquer en des termes aussi choquants des entreprises vitales pour la prospérité de Genève !

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  • Lisa Mazzone: une politicienne omniprésente

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    Je vous l’avoue d’emblée, comme politicien local, je ne suis pas envieux, mais sincèrement admiratif de la Conseillère nationale verte Lisa Mazzone dont l’omniprésence est stupéfiante, tant à Berne qu’à Genève.

    Je suis en effet un consommateur boulimique de médias écrits, électroniques, radiophoniques et télévisuels. Lisa Mazzone est partout, tout le temps, sur tous les sujets. Une liste de ses interventions serait longue comme un jour sans pain (bio).

    Cependant, cette médaille a son revers. A force de consacrer son énergie à poursuivre tous ces lièvres médiatiques à la fois, Lisa Mazzone ne dispose manifestement plus du temps nécessaire pour prendre le pouls des entreprises du canton dont elle est l’élue.

    Pour illustrer ce constat, je citerai le dossier de la réforme de la fiscalité des entreprises (PF 17). Lisa Mazzone est intervenue urbi et orbi pour combattre avec véhémence ce projet qui est pourtant vital pour le tissu économique cantonal. Au niveau fédéral, même les socialistes genevois ont fait preuve d’une grande modération à ce propos, sans doute conscients des enjeux pour la prospérité du pays et du canton. Sabre au clair, Lisa Mazzone s’est érigée en cheffe de file des référendaires, en estimant que cette réforme « poursuit la captation des ressources fiscales des pays en voie de développement » (voir TdG en ligne du 17 septembre).  Faut-il rappeler que PF 17 conduira à une augmentation massive de l’imposition des multinationales et des sociétés de trading de matières premières ? Faut-il souligner que l’éventuelle baisse du taux d’imposition introduite dans les cantons bénéficiera avant tout aux entreprises locales ?

    Avant de se lancer dans ces grandes diatribes, Mme Mazzone aurait été bien inspirée de prendre conseil auprès de son camarade de parti, l’ancien Conseiller d’Etat David Hiler, qui occupait certes moins le terrain médiatique, mais avait été visionnaire quant à l’importance cruciale de cette réforme fiscale pour Genève.

    Il est un autre sujet sur lequel Lisa Mazzone ne ménage pas ses efforts. Elle mène une croisade sans merci contre l’Aéroport International de Genève (voir TdG du 3 octobre). Mon propos n’est évidemment pas de minimiser ici les nuisances que cette infrastructure peut provoquer. Je souhaite plutôt mettre en avant le fait que la qualité de la desserte aéroportuaire est cruciale pour la prospérité économique de notre canton, qui dépend largement d’entreprises exportatrices (horlogerie, chimie, finance). Par ailleurs, sans un aéroport performant, la Genève internationale ne pourrait tout simplement pas exister.

    Pour concilier les besoins de l’économie et la nécessité de lutter contre les nuisances, le Conseil d’Etat a adopté une attitude volontariste dans la négociation avec la Confédération du Plan sectoriel de l’infrastructure aéronautique (la fiche PSIA) en exigeant une réduction de l’impact en matière de nuisances sonores à l’horizon 2030. Ce document devrait être finalisé d’ici la fin de l’année.

    Dans la même perspective, la Commission de l’économie du Grand Conseil va se pencher sur l’élaboration d’un contre-projet à l’initiative « Pour un pilotage démocratique de l’aéroport de Genève ».

    Ces efforts concrets n’ont pas l’heur de plaire à Lisa Mazzone qui verrait sans doute d’un bon œil que l’aéroport de Cointrin dispose de la même desserte que celui de Limoges, avec toutes les conséquences que cela entrainerait pour le rayonnement économique et international de Genève.

    En passant, durant ses innombrables interventions médiatiques, Lisa Mazzone devrait trouver une toute petite place pour exhorter ses camarades à la cohérence. Les Verts ne sont en effet pas avares de déplacements en avion….

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  • Genève - Faro: avion, train ou voiture ?

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    Durant l’été, j’ai eu le plaisir de me rendre comme simple touriste en Algarve, accueillante région du Sud du Portugal dont la capitale est Faro.

    Par un beau week-end de juillet, j’ai pris un avion de la compagnie Easyjet qui assure la liaison régulière avec cette destination. En montant dans l’appareil, j’étais hanté par l’anathème jeté par certains contre la « Compagnie orange », accusée de tous les maux.

    Une fois confortablement assis dans mon siège, ma conscience s’est quelque peu apaisée en considérant que de nombreuses places étaient occupées par des familles parlant portugais. Elles rentraient manifestement dans leur pays d’origine pour les vacances.

    Ce constat m’a conduit à me poser la question du mode de transport optimal pour une famille, composée par hypothèse de deux parents et de deux enfants, voulant légitimement retrouver ses racines lusitaniennes, transportant avec elle les bagages nécessaires pour un séjour de plusieurs semaines.

    En substance, le vol Genève – Faro dure environ 2 h 30, auxquelles il faut rajouter les éventuels (voire fréquents) retards.

    En train, cela se complique.

    Deux options d’une durée comparable, soit environ 29 heures de trajet, s’offrent aux inconditionnels du rail. Vous pouvez prendre le TGV pour Paris Gare de Lyon (pour autant qu’elle ne soit pas paralysée par une grève), puis changer de gare et atteindre la Gare Montparnasse (pour autant qu’elle ne soit pas paralysée par un incendie). Depuis là, un autre TGV vous amènera en 5 heures environ à Handaye, lieu de départ du train de nuit arrivant à Lisbonne le lendemain matin à 7 heures 20. Ensuite, un Intercity vous conduira en à peine 3 heures à la destination finale, Faro, où vous arriverez frais et dispos.

    L’autre option vous amène de Genève à Faro en passant par Lyon-Part-Dieu, Béziers, Barcelone, Madrid (avec changement de gare), Lisbonne (en train de nuit) et Faro.

    Si vous préférez la route, le site internet Via Michelin vous propose deux itinéraires pour avaler les quelque 2'000 kilomètres séparant Genève de Faro. Prévoyez une vingtaine d’heures de conduite dans le meilleur des cas (tout en rappelant que le 4 août 2018 par exemple, les médias annonçaient 705 kilomètres de bouchon au total sur le territoire français et une canicule historique, conditions objectivement peu propices à un voyage apaisant).

    D’un point de vue statistique, la communauté portugaise représentait 37'388 personnes à fin 2014, soit la population d’origine étrangère la plus importante du canton, contribuant de manière significative à la prospérité de Genève. Personne ne contestera son droit à retourner au pays de manière régulière.

    Peut-on les empêcher de prendre l’avion pour effectuer ce voyage en exigeant la réduction de la desserte aérienne depuis Cointrin ou en rendant les billets prohibitifs par une augmentation massive des taxes aéroportuaires ? Peut-on obliger ainsi ces habitants du canton à prendre le train ou la voiture, aux conditions décrites précédemment ?

    Certains, notamment parmi les Verts (mais pas seulement), devraient avoir le courage d’expliquer à nos amis d’origine portugaise qu’à leurs yeux le transport aérien est à proscrire ou, au minimum, à renchérir drastiquement, en particulier sur les lignes européennes. Pour eux, il faut favoriser avant tout les trains de nuit et les vols long-courriers.

    On les comprend aisément lorsque l’on constate sur les réseaux sociaux que certains accomplissent des vols intercontinentaux vers des destinations autrement plus lointaines que Faro ….

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  • Et à la fin, c'est toujours le contribuable qui paie !

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    La Ville de Genève se félicite de sa retentissante victoire contre le Canton de Genève dans la passionnante affaire des parcomètres et horodateurs.

    Selon la TdG de ce jour, la Chambre Constitutionnelle de la Cour de Justice a annulé une loi cantonale qui donnait à la Fondation des parkings la compétence d’encaisser les frais de stationnement perçus sur le territoire communal, sans contrepartie pour la Ville.

    L’autonomie communale a donc triomphé !

    Mais penchons-nous ici sur le véritable problème qui sous-tend ce litige clochemerlesque. Il remonte au 14 octobre 2012, date de la votation populaire relative à la nouvelle Constitution genevoise.

    Ce texte fondateur comporte beaucoup d’éléments positifs. En revanche, il élude un point essentiel, à savoir la répartition des compétences entre le canton et les communes et, en particulier, avec la Ville de Genève.

    Cette sordide guerre des parkings est la conséquence directe d’une lacune constitutionnelle.

    Alors que la Commission législative du Grand Conseil se perd dans des débats byzantins pour concrétiser la nouvelle Constitution, dans des domaines dont le caractère prioritaire ne saute pas forcément aux yeux, la Ville et le Canton se chamaillent à coup de procédures multiples pour faire valoir leur point de vue.

    Ces procédures à rebondissements ont un coût. Elles mobilisent tout d’abord les services communaux et cantonaux. La magistrate en charge du dossier déclare à la TdG : « avec la direction de mon département, je travaille depuis près de trois ans à faire respecter le principe de l’autonomie communale ». Autant dire que, dans cette sanglante lutte de tranchées, le canton a également dû mobiliser des ressources durant toutes ces années. Ces forces vives auraient été sans doute mieux affectées à d’autres tâches, plus utiles à la population.

    Mais ce n’est pas tout. Les procès nécessitent le concours d’avocats, qui ne plaident pas gratuitement.

    Le ravitaillement est assuré par la cohorte des contribuables de la Ville et du Canton qui alimentent de leurs deniers les protagonistes de ce combat homérique.

    Ce sont eux la chair à canon !

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  • Plaidoyer pour un pont sur la Rade

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    Au risque de décevoir certains lecteurs, il faut d’emblée préciser qu’il ne s’agit pas d’évoquer un ouvrage d’art qui enjamberait le magnifique site de la Rade.

    Non, le pont dont il est question ici est de nature plus virtuelle. Ses premiers piliers ont été érigés lors d’un forum qui s’est tenu le 29 juin à Genève, sous l’égide conjointe de Sustainable Finance Geneva (SFG), de SDG Lab, de l’Institut International du Développement Durable (IIDD) et du Canton de Genève.

    A cette occasion, une trentaine d’acteurs issus du secteur privé, souvent cantonnés sur la Rive gauche, et de la Genève internationale, essentiellement présents sur la Rive droite, se sont retrouvés autour des Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations unies.

    Cet atelier n’avait pas pour but de phosphorer abstraitement sur les bienfaits de ces ODD dans le domaine de la finance durable. Au contraire, les participants ont été amenés à élaborer des solutions concrètes face aux défis auxquels tant la Genève internationale que la Genève financière sont confrontées.

    Quelles sont les forces en présence ?

    Sur la Rive droite principalement, nous avons 34 Organisations internationales, 175 représentations étatiques, 350 ONG et environ 30'000 emplois. Cette communauté dispose d’un savoir-faire incomparable en matière de santé, de développement, d’environnement, de droits de l’Homme, etc.

    En face, sur la Rive gauche nous comptons 104 banques et de très nombreux autres intermédiaires financiers qui génèrent plus de 35'000 postes de travail. A Genève et en Suisse, la finance durable occupe une place de choix. Selon le « Rapport sur l’investissement durable en Suisse 2018 » publié par Swiss Sustainable Finance, le marché total de l’investissement durable dans notre pays a augmenté de 82% depuis 2016 pour atteindre CHF 390,6 milliards. Le montant des fonds durables correspond actuellement à environ 8,7% de l’ensemble du marché suisse des fonds.

    Genève constitue le centre névralgique capable de faire converger les compétences et les intérêts de ces deux mondes qui se regardaient récemment encore comme des chiens de faïence. L’installation en 2018 à Genève du Secrétariat du réseau mondial des places financières durables constitue l’expression la plus tangible de ce positionnement unique.

    Il faut maintenant œuvrer pour poursuivre la construction de ce pont entre les deux rives !

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